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La révision des recommandations américaines pour le traitement de fond de la migraine épisodique a été présentée lors du très récent congrès de l’AAN et est issue des réflexions de l’American Academy of Neurology et de l’American Headache Society.
Les modifications les plus radicales de ces recommandations sont le positionnement du topiramate en grade A et le rétrogradage de la gabapentine, du vérapamil et des autres anticalciques en grade U. Les précédents critères remontaient à 2000. Sont classés en grade A : les bêtabloquants (metoprolol, propranolol, timolol), les antiépileptiques (divalproex sodium, sodium valproate, topiramate) et le frovatriptan en tant que prévention brève de la migraine cataméniale.
Le niveau B inclut les antidépresseurs (amitriptyline, venlafaxine), les bétabloquants (atenolol, nadolol) et les triptans (naratriptan, zolmitriptan) pour la prévention de la migraine cataméniale.
Le niveau C inclut les inhibiteurs de l’enzyme de convertion de l’angiotensine (lisinopril), les inhibiteurs du récepteur à l’angiotensine (candesartan), les alpha-agonistes (clonidine, guanfacine), les traitements antiépileptiques (carbamazepine) et enfin les bêtabloquants à savoir nebivolol, pindolol.
Enfin, sont positionnés en niveau U la gabapentine, les IRS et INRS, ainsi que les anticoagulants (acenocoumarol, warfarin, picotamide), les bêtabloquants (bisoprolol), les anticalciques (nicardipine, nifedipine, nimodipine, verapamil), l’acetazolamide, et enfin, le cyclandelate. Ces nouveaux critères tiennent compte bien sûr des travaux les plus récents des dix dernières années. Il faut noter, cependant, que la méthodologie a été modifiée. Le grade A correspond aux molécules, dont l’efficacité est établie ; le niveau B aux substances dont l’efficacité est probable ; le niveau C aux traitements, dont l’efficacité est possible, et enfin le niveau U aux traitements dont l’efficacité n’est pas prouvée ou est controversée.
Si l’on se rappelle que ces recommandations sont destinées aux médecins généralistes, on se retrouve devant un long catalogue au sein duquel il n’est pas facile de faire son choix. Il n’y a pas de priorisation indiquée, et l’on ne tient pas compte du bénéfice efficacité-tolérance. Enfin, pour des raisons de clarté, les recommandations pour le traitement de la migraine cataméniale auraient dû être isolées.
Neurology. 2012 Apr 24;78(17):1337-45.
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La révision des recommandations américaines pour le traitement de fond de la migraine épisodique a été présentée lors du très récent congrès de l’AAN et est issue des réflexions de l’American Academy of Neurology et de l’American Headache Society.
Les modifications les plus radicales de ces recommandations sont le positionnement du topiramate en grade A et le rétrogradage de la gabapentine, du vérapamil et des autres anticalciques en grade U. Les précédents critères remontaient à 2000. Sont classés en grade A : les bêtabloquants (metoprolol, propranolol, timolol), les antiépileptiques (divalproex sodium, sodium valproate, topiramate) et le frovatriptan en tant que prévention brève de la migraine cataméniale.
Le niveau B inclut les antidépresseurs (amitriptyline, venlafaxine), les bétabloquants (atenolol, nadolol) et les triptans (naratriptan, zolmitriptan) pour la prévention de la migraine cataméniale.
Le niveau C inclut les inhibiteurs de l’enzyme de convertion de l’angiotensine (lisinopril), les inhibiteurs du récepteur à l’angiotensine (candesartan), les alpha-agonistes (clonidine, guanfacine), les traitements antiépileptiques (carbamazepine) et enfin les bêtabloquants à savoir nebivolol, pindolol.
Enfin, sont positionnés en niveau U la gabapentine, les IRS et INRS, ainsi que les anticoagulants (acenocoumarol, warfarin, picotamide), les bêtabloquants (bisoprolol), les anticalciques (nicardipine, nifedipine, nimodipine, verapamil), l’acetazolamide, et enfin, le cyclandelate. Ces nouveaux critères tiennent compte bien sûr des travaux les plus récents des dix dernières années. Il faut noter, cependant, que la méthodologie a été modifiée. Le grade A correspond aux molécules, dont l’efficacité est établie ; le niveau B aux substances dont l’efficacité est probable ; le niveau C aux traitements, dont l’efficacité est possible, et enfin le niveau U aux traitements dont l’efficacité n’est pas prouvée ou est controversée.
Si l’on se rappelle que ces recommandations sont destinées aux médecins généralistes, on se retrouve devant un long catalogue au sein duquel il n’est pas facile de faire son choix. Il n’y a pas de priorisation indiquée, et l’on ne tient pas compte du bénéfice efficacité-tolérance. Enfin, pour des raisons de clarté, les recommandations pour le traitement de la migraine cataméniale auraient dû être isolées.
Neurology. 2012 Apr 24;78(17):1337-45.

TUNIS (TAP) – La promotion d’une dynamique de coopération entre l’Institut National de Neurologie de Tunis et l’Université de Messine (Sicile, Italie), plus particulièrement orientée sur la formation post-universitaire et visant à faire de Tunis un pôle régional africain dans le domaine de la neurochirurgie, a été au centre de l’entretien, vendredi au siège du ministère de la Santé, du ministre de la Santé, Abdellatif Mekki avec Francesco Tomasello recteur de l’université de Messine.
La rencontre a permis de passer en revue les problèmes prioritaires en matière de formation ainsi que les dernières avancées en matière de neurochirurgie.
Le ministre a pris connaissance, à cette occasion, d’une convention de coopération en cours d’élaboration en vertu de laquelle les deux parties s’engageront sur des terrains de stages à Messine en neurochirurgie et en radio-chirurgie ainsi que sur le développement, en commun, de la biologie moléculaire pour le traitement des tumeurs cérébrales.
Il est à noter que Messine est un centre de référence, en Italie, dans le domaine de la radio-chirurgie robotisée et dispose d’un cyberknife de la dernière génération.
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TUNIS (TAP) – La promotion d’une dynamique de coopération entre l’Institut National de Neurologie de Tunis et l’Université de Messine (Sicile, Italie), plus particulièrement orientée sur la formation post-universitaire et visant à faire de Tunis un pôle régional africain dans le domaine de la neurochirurgie, a été au centre de l’entretien, vendredi au siège du ministère de la Santé, du ministre de la Santé, Abdellatif Mekki avec Francesco Tomasello recteur de l’université de Messine.
La rencontre a permis de passer en revue les problèmes prioritaires en matière de formation ainsi que les dernières avancées en matière de neurochirurgie.
Le ministre a pris connaissance, à cette occasion, d’une convention de coopération en cours d’élaboration en vertu de laquelle les deux parties s’engageront sur des terrains de stages à Messine en neurochirurgie et en radio-chirurgie ainsi que sur le développement, en commun, de la biologie moléculaire pour le traitement des tumeurs cérébrales.
Il est à noter que Messine est un centre de référence, en Italie, dans le domaine de la radio-chirurgie robotisée et dispose d’un cyberknife de la dernière génération.

Le président de la Société Algérienne de Neurochirurgie, le Pr Sidi Saïd, neurochirurgien à l’hôpital de Bab El Oued, insiste, dans cet entretien, sur la prévention de ces malformations, avant même la conception du bébé. Pour lui, l’apport vitaminique chez la femme enceinte est très important. Il recommande la prise d’acide folique un mois avant la conception du bébé.
-Les malformations fœtales semblent être importantes en Algérie. Certaines d’entre elles peuvent être prises en charge in utero. Qu’en est-il en Algérie ?
La chirurgie anténatale n’est pas encore pratiquée dans notre pays. C’est un concept thérapeutique récent sujet à controverses et nécessitant pour sa réalisation des indications spécifiques et de gros moyens techniques. Le problème dans notre pays réside actuellement essentiellement dans la maîtrise de la démographie, l’amélioration des soins de base, le dépistage, la prévention et la prise en charge précoce des malformations congénitales. Nous estimons à près de 860 000 le nombre de naissances par an… et une occupation des lits de l’ordre de 100% au niveau des services de maternité (avec une moyenne de 12 000 accouchements par service) et… une progression annuelle de 3 à 4% ! Si des efforts ont été consentis, notamment dans la prise en charge des principales causes de mortalité infantile (infections néonatales, diarrhées et déshydratation, broncho-pneumopathies et infections respiratoires…), le taux de mortalité infantile demeure encore élevé, il est actuellement de 24,8 /1000 naissances et les malformations congénitales, notamment celles qui touchent le SNC (Système nerveux central), constituent une des étiologies principales.
-Les malformations neurologiques seraient classées en tête, selon des études réalisées par des spécialistes, et leur prise en charge est très lourde. Qu’en pensez-vous ?
En effet, contrairement aux données rapportées par des équipes occidentales, les malformations du système nerveux central (notamment les anomalies de fermeture du tube neural) sont, selon certaines études rapportées par nos collègues algériens (Oran et Alger), les plus fréquentes et constituent une des principales causes de mortalité infantile et fœtale et une cause majeure de morbidité et de handicap. Le traitement, pluridisciplinaire, est complexe, long et onéreux contrastant avec le coût de la prévention. Celle-ci consiste en l’administration de suppléments vitaminiques, en l’occurrence les folates (ou acide folique) à toutes les femmes désireuses de grossesse (un mois avant la conception et durant les trois premiers mois de la grossesse). Il faut savoir que ce complexe vitaminique intervient dans la formation et le développement du SNC que les besoins nutritifs sont d’autant plus grands pendant la grossesse et que 25% des femmes enceintes ont une carence clinique ou infraclinique en folates. Aussi, nous estimons qu’un programme de prévention doit être élaboré. En somme, la prévention, le dépistage et le diagnostic anténatal paraissent de réalisation simple en théorie mais très difficiles en pratique pour des raisons non exclusivement techniques ou économiques.
-Quels sont, selon vous les moyens de prévention afin d’éviter à des enfants de vivre avec des maladies handicapantes ?
C’est d’abord la prévention (par l’apport de l’acide folique) ce qui a permis aux pays développés de réduire considérablement (de 60 à 70%) la survenue de ces malformations.
Le dépistage par un contrôle des grossesses, notamment chez les «femmes à risque» (femmes ayant un enfant malformé, notion de malformation dans l’entourage familial, niveau socio-économique défavorable). Il faudrait enfin une prise en charge chirurgicale pluridisciplinaire précoce et rapide de la malformation (les premiers jours après la naissance), ce qui n’est pas évident en l’absence actuelle de structures de neurochirurgie pédiatrique et vu la forte demande en pathologie tumorale.
El Watan
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Le président de la Société Algérienne de Neurochirurgie, le Pr Sidi Saïd, neurochirurgien à l’hôpital de Bab El Oued, insiste, dans cet entretien, sur la prévention de ces malformations, avant même la conception du bébé. Pour lui, l’apport vitaminique chez la femme enceinte est très important. Il recommande la prise d’acide folique un mois avant la conception du bébé.
-Les malformations fœtales semblent être importantes en Algérie. Certaines d’entre elles peuvent être prises en charge in utero. Qu’en est-il en Algérie ?
La chirurgie anténatale n’est pas encore pratiquée dans notre pays. C’est un concept thérapeutique récent sujet à controverses et nécessitant pour sa réalisation des indications spécifiques et de gros moyens techniques. Le problème dans notre pays réside actuellement essentiellement dans la maîtrise de la démographie, l’amélioration des soins de base, le dépistage, la prévention et la prise en charge précoce des malformations congénitales. Nous estimons à près de 860 000 le nombre de naissances par an… et une occupation des lits de l’ordre de 100% au niveau des services de maternité (avec une moyenne de 12 000 accouchements par service) et… une progression annuelle de 3 à 4% ! Si des efforts ont été consentis, notamment dans la prise en charge des principales causes de mortalité infantile (infections néonatales, diarrhées et déshydratation, broncho-pneumopathies et infections respiratoires…), le taux de mortalité infantile demeure encore élevé, il est actuellement de 24,8 /1000 naissances et les malformations congénitales, notamment celles qui touchent le SNC (Système nerveux central), constituent une des étiologies principales.
-Les malformations neurologiques seraient classées en tête, selon des études réalisées par des spécialistes, et leur prise en charge est très lourde. Qu’en pensez-vous ?
En effet, contrairement aux données rapportées par des équipes occidentales, les malformations du système nerveux central (notamment les anomalies de fermeture du tube neural) sont, selon certaines études rapportées par nos collègues algériens (Oran et Alger), les plus fréquentes et constituent une des principales causes de mortalité infantile et fœtale et une cause majeure de morbidité et de handicap. Le traitement, pluridisciplinaire, est complexe, long et onéreux contrastant avec le coût de la prévention. Celle-ci consiste en l’administration de suppléments vitaminiques, en l’occurrence les folates (ou acide folique) à toutes les femmes désireuses de grossesse (un mois avant la conception et durant les trois premiers mois de la grossesse). Il faut savoir que ce complexe vitaminique intervient dans la formation et le développement du SNC que les besoins nutritifs sont d’autant plus grands pendant la grossesse et que 25% des femmes enceintes ont une carence clinique ou infraclinique en folates. Aussi, nous estimons qu’un programme de prévention doit être élaboré. En somme, la prévention, le dépistage et le diagnostic anténatal paraissent de réalisation simple en théorie mais très difficiles en pratique pour des raisons non exclusivement techniques ou économiques.
-Quels sont, selon vous les moyens de prévention afin d’éviter à des enfants de vivre avec des maladies handicapantes ?
C’est d’abord la prévention (par l’apport de l’acide folique) ce qui a permis aux pays développés de réduire considérablement (de 60 à 70%) la survenue de ces malformations.
Le dépistage par un contrôle des grossesses, notamment chez les «femmes à risque» (femmes ayant un enfant malformé, notion de malformation dans l’entourage familial, niveau socio-économique défavorable). Il faudrait enfin une prise en charge chirurgicale pluridisciplinaire précoce et rapide de la malformation (les premiers jours après la naissance), ce qui n’est pas évident en l’absence actuelle de structures de neurochirurgie pédiatrique et vu la forte demande en pathologie tumorale.
El Watan

Le taux de récidive après l'aspiration stéréotaxique des kystes colloïdes n'est pas définie dans la littérature.
L'objectif de ce travail est d'étudier l'imagerie à long terme et les résultats cliniques chez les patients qui ont subi une aspiration stéréotaxique des kystes colloïdes du troisième ventricule.
Entre 1987 et 1994, l'aspiration stéréotaxique informatisée par tomographie-guidée a été tentée chez 26 patients consécutifs avec des kystes colloïdes du troisième ventricule.
Il n'y a eu aucune mortalité ou morbidité permanente. Une aspiration complète du kyste a été possible chez 17 patients, une aspiration partielle du kyste a été atteinte chez 6 cas et l'aspiration a échoué chez 3 patients.
Le suivi à long terme : une récidive symptomatique a été noté sur 5 / 6 patients après aspiration partielle et 4 / 17 patients après aspiration complète (suivi moyen 84,8 mois). Kaplan-Meier a révélé que, après aspiration complète du kyste, le temps médian de récurrence sur l'imagerie est de 42 mois (95% IC 23,0 à 60,9 mois), mais le temps médian de récidive symptomatique est beaucoup plus tard, à 184 mois (95% IC 88,2 à 279.7 mois).
En conclusion, l'aspiration stéréotaxique des kystes colloïdes reste une option chirurgicale valable car l'aspiration complète conduit à une bonne évolution à long terme chez plusieurs patients. L'aspiration partielle du kyste devrait être suivie par l'excision du kyste, en raison du taux élevé de récidives symptomatiques. Toutefois, un suivi périodique par imagerie est obligatoire, même après aspiration complète car les récidives retardées sont toujours possibles.
Vedantam Rajshekhar
Department of Neurological Sciences, Christian Medical College, Vellore, India
Stereotact Funct Neurosurg 2012;90:37-44 (DOI: 10.1159/000334670)
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Le taux de récidive après l'aspiration stéréotaxique des kystes colloïdes n'est pas définie dans la littérature.
L'objectif de ce travail est d'étudier l'imagerie à long terme et les résultats cliniques chez les patients qui ont subi une aspiration stéréotaxique des kystes colloïdes du troisième ventricule.
Entre 1987 et 1994, l'aspiration stéréotaxique informatisée par tomographie-guidée a été tentée chez 26 patients consécutifs avec des kystes colloïdes du troisième ventricule.
Il n'y a eu aucune mortalité ou morbidité permanente. Une aspiration complète du kyste a été possible chez 17 patients, une aspiration partielle du kyste a été atteinte chez 6 cas et l'aspiration a échoué chez 3 patients.
Le suivi à long terme : une récidive symptomatique a été noté sur 5 / 6 patients après aspiration partielle et 4 / 17 patients après aspiration complète (suivi moyen 84,8 mois). Kaplan-Meier a révélé que, après aspiration complète du kyste, le temps médian de récurrence sur l'imagerie est de 42 mois (95% IC 23,0 à 60,9 mois), mais le temps médian de récidive symptomatique est beaucoup plus tard, à 184 mois (95% IC 88,2 à 279.7 mois).
En conclusion, l'aspiration stéréotaxique des kystes colloïdes reste une option chirurgicale valable car l'aspiration complète conduit à une bonne évolution à long terme chez plusieurs patients. L'aspiration partielle du kyste devrait être suivie par l'excision du kyste, en raison du taux élevé de récidives symptomatiques. Toutefois, un suivi périodique par imagerie est obligatoire, même après aspiration complète car les récidives retardées sont toujours possibles.
Vedantam Rajshekhar
Department of Neurological Sciences, Christian Medical College, Vellore, India
Stereotact Funct Neurosurg 2012;90:37-44 (DOI: 10.1159/000334670)

CONTEXTE: La Radiochirurgie est la principale alternative à la résection microchirurgicale pour les méningiomes bénins.
OBJECTIF: Évaluer l'efficacité à long terme et la sécurité de la radiochirurgie pour les méningiomes à l'égard de la croissance tumorale et la prévention de la détérioration neurologique associée. À moyen et à long terme les résultats ont été largement rapportés, mais aucune série multicentrique à long terme de suivi n'a été publiée.
MÉTHODES: A partir de 15 centres participants, nous avons effectué une analyse rétrospective observationnelle de 4565 patients consécutifs hébergeant 5300 méningiomes bénins. Tous ont été traités avec la radiochirurgie Gamma Knife au moins 5 ans avant l'évaluation de cette étude. Les données cliniques et d'imagerie ont été extraites de chaque centre et uniformément entrées dans une base de 1 auteur (AS).
RÉSULTATS: le volume tumoral médian était de 4,8 cm3, et la dose médiane de la marge tumorale était de 14 Gy. Toutes les tumeurs suivies par imagerie <24 mois ont été exclus. Les résultats détaillés de 3768 méningiomes (71%) ont été analysés. Le suivi médian était de 63 mois. Le volume des tumeurs traitées a diminué dans 2187 lésions (58%), est resté inchangé en 1300 lésions (34,5%) et augmenté dans 281 lésions (7,5%), donnant un taux de contrôle de 92,5%. Seulement 84 (2,2%) des tumeurs ont évoluéest nécessitant un traitement ultérieur. A cinq et dix ans les taux de survie sans progression étaient de 95,2% et 88,6% respectivement. Le contrôle tumoral était plus élevé pour l'imagerie des tumeurs définies vs grade I méningiomes (P <0,001), pour les patients vs femme masculin (p <0,001), pour les méningiomes sporadiques vs multiples (P <0,001), et pour la base du crâne contre les tumeurs de convexité (P <0,001). Le taux de morbidité permanente était de 6,6% au dernier suivi.
Conclusion: La radiochirurgie est une méthode sûre et efficace pour traiter les méningiomes bénins, même à moyen et à long terme
Neurosurgery: January 2012 - Volume 70 - Issue 1 - p 32–39
Santacroce, Antonio MD; Walier, Maja Dipl Math; Régis, Jean MD, PhD; Liščák, Roman MD, PhD; Motti, Enrico MD; Lindquist, Christer MD, PhD; Kemeny, Andras MD; Kitz, Klaus MD; Lippitz, Bodo MD; Álvarez, Roberto Martínez MD, PhD; Pedersen, Paal-Henning MD, PhD; Yomo, Shoji MD; Lupidi, Francesco MD; Dominikus, Karlheinz PhD; Blackburn, Philip MD; Mindermann, Thomas MD; Bundschuh, Otto MD; van Eck, A.T.C.J. MD; Fimmers, Rolf PhD; Horstmann, Gerhard A. MD
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CONTEXTE: La Radiochirurgie est la principale alternative à la résection microchirurgicale pour les méningiomes bénins.
OBJECTIF: Évaluer l'efficacité à long terme et la sécurité de la radiochirurgie pour les méningiomes à l'égard de la croissance tumorale et la prévention de la détérioration neurologique associée. À moyen et à long terme les résultats ont été largement rapportés, mais aucune série multicentrique à long terme de suivi n'a été publiée.
MÉTHODES: A partir de 15 centres participants, nous avons effectué une analyse rétrospective observationnelle de 4565 patients consécutifs hébergeant 5300 méningiomes bénins. Tous ont été traités avec la radiochirurgie Gamma Knife au moins 5 ans avant l'évaluation de cette étude. Les données cliniques et d'imagerie ont été extraites de chaque centre et uniformément entrées dans une base de 1 auteur (AS).
RÉSULTATS: le volume tumoral médian était de 4,8 cm3, et la dose médiane de la marge tumorale était de 14 Gy. Toutes les tumeurs suivies par imagerie <24 mois ont été exclus. Les résultats détaillés de 3768 méningiomes (71%) ont été analysés. Le suivi médian était de 63 mois. Le volume des tumeurs traitées a diminué dans 2187 lésions (58%), est resté inchangé en 1300 lésions (34,5%) et augmenté dans 281 lésions (7,5%), donnant un taux de contrôle de 92,5%. Seulement 84 (2,2%) des tumeurs ont évoluéest nécessitant un traitement ultérieur. A cinq et dix ans les taux de survie sans progression étaient de 95,2% et 88,6% respectivement. Le contrôle tumoral était plus élevé pour l'imagerie des tumeurs définies vs grade I méningiomes (P <0,001), pour les patients vs femme masculin (p <0,001), pour les méningiomes sporadiques vs multiples (P <0,001), et pour la base du crâne contre les tumeurs de convexité (P <0,001). Le taux de morbidité permanente était de 6,6% au dernier suivi.
Conclusion: La radiochirurgie est une méthode sûre et efficace pour traiter les méningiomes bénins, même à moyen et à long terme
Neurosurgery: January 2012 - Volume 70 - Issue 1 - p 32–39
Santacroce, Antonio MD; Walier, Maja Dipl Math; Régis, Jean MD, PhD; Liščák, Roman MD, PhD; Motti, Enrico MD; Lindquist, Christer MD, PhD; Kemeny, Andras MD; Kitz, Klaus MD; Lippitz, Bodo MD; Álvarez, Roberto Martínez MD, PhD; Pedersen, Paal-Henning MD, PhD; Yomo, Shoji MD; Lupidi, Francesco MD; Dominikus, Karlheinz PhD; Blackburn, Philip MD; Mindermann, Thomas MD; Bundschuh, Otto MD; van Eck, A.T.C.J. MD; Fimmers, Rolf PhD; Horstmann, Gerhard A. MD

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