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Bienvenue sur Société Algérienne de Neurochirurgie

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  Félicitations !!

A la suite de son admission à la Société Canadienne de Chirurgie Esthétique et Plastique (SCCECP), le Président ainsi que l’ensemble des membres de la Société Algérienne Neurochirurgie (SANC) présentent leurs sincères félicitations au Docteur Madjoudj Ahcéne, chirurgien plasticien algérien.

La SCCECP qui regroupe, à travers le monde, des praticiens ayant démontré leur souci d’excellence par la formation, la recherche et le maintien d’un haut niveau d’exercice en chirurgie plastique et esthétique, compte désormais parmi ses membres notre collègue et ami, le Dr Ahcène Madjoudj, connu et estimé du collectif neurochirurgical algérien pour sa disponibilité, sa collaboration et sa contribution en pratique neurochirurgicale.

Pour le Bureau de la SANC /
Le Président : Abderrahmane Sidi Said

 


 

 

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Voir toutes les photos du Congrès de la SNCLF 2009  

 


 

 

   panarab.gif

Alger Le VIIIème Congrès de la Société Pan Arabe de Neurochirurgie se tiendra à Alger du 26 au 29 Novembre 2010
Sous l'égide de la Pan Arab Neurosurgical Society et de la Société Algérienne de Neurochirurgie

Site : http://www.pans-algiers2010.com

 

 


 

 

 The next Congress of the PAANS comes up in Tripoli - Libya on December
2-4th 2010


The Theme in Neurology:Stroke and CNS infections; sub-Theme :

Epilepsy and headache.

Neurosurgical Theme:
 
Neurotraumatology and brain tumors.

The call for abstract submission will follow soonest by the LOC.
Further details will be communicated shortly.
 
Prof. Yomi Ogun
BSc (Hons); MBChB (Ife); FWACP; Cert.Neurol. (Lond.)
Professor of Internal Medicine / Neurology ; Consultant Physician /
Neurologist.
Dean, Faculty of Clinical Sciences. OOUTH Sagamu; Ogun State.

Secretary-General, PAN African Association of Neurological Sciences
(PAANS).
World Federation of Neurology Council Delegate for NSNS (Nig. Soc. of
Neurological Sciences)
President, Nigeria Stroke Society
Editor, Nigeria Medical Practitioner (NMP)
Founding Director, Center for Special Studies (CSS),
(An HIV holistic care giving center in collaboration with CSS New York)
Postal address: Aruna Ogun MSHosp; 2/4 Bamimosu street, Ipakodo; Ikorodu;
P O Box 1333 Ikorodu. Lagos state; Nigeria. yomiogun2002@yahoo.com
Phone: 00-234-8023839210; 8058862003. 00-44-7956285570; 2084659236;
00-1-7736915362
 

 

 


 

 

European Association of Neurosurgical Societies (EANS)
Annual Meeting 2010
March 25-27, Groningen, The Netherlands

eans

 

 


 

  

8th Asian Congress of Neurological Surgeons,
incorporating the 1st Asian Neurosurgical Nursing Congress

Kuala Lumpur, Malaysia 22-24 November 2010

www.ACNS2010.org

 


 

 

Congrès Maghrébin - Casablanca - 16, 17, 18, 19 Juin 2010

congr_maghr.jpg

1- LES TABLES RONDES :
           - les anérysmes intracraniens chirurgie versus ambolisation
           - L’endoscopie
           - Les neurinomes de l’acoustique
           - La chidurgie de la hernie discale cervicale
2- des conferences
3- des seances : How i do it
4- des symposiums
5- des communications libres
 
Recherche aléatoire
 
Les 5 dernières nouvelles

Les XXVèmes Journées de Neurochirurgie de Ghardaia - par le 15/12/2009 @ 10:38

Des conférences sur les progrès enregistrés par la neurochirurgie sont au menu de cette manifestation scientifique qui regroupe de nombreux spécialistes des quatre coins du pays.

Après Blida en 2006, Guelma en 2007 et Oran en 2008, c'est à la ville de Ghardaïa qu'échoit l'organisation des 25es journées “Djillali Rahmouni” de neurochirurgie, du nom d'un défunt neurochirurgien très estimé par la corporation pour avoir consacré sa vie aux pathologies neurochirurgicales. Étalées sur deux jours, le 12 et 13 décembre, elles ont été ouvertes hier à l'auditorium du centre universitaire de Ghardaïa en présence d'un important auditoire universitaire et la participation d'éminents spécialistes algériens venus des 4 coins du pays. Les communications s'articuleront essentiellement autour de la pathologie neurochirurgicale, notamment les malformations du système nerveux central, la pathologie rachidienne discale (et dégénérative) et la traumatologie crânio-encéphalique. Des conférences sur les progrès enregistrés par la neurochirurgie sont également au menu de cette manifestation scientifique, notamment sur la neuro-endoscopie, la neuronavigation, la radiochirurgie et la chirurgie fonctionnelle dans ses différentes applications, tels que la chirurgie de la douleur, l'épilepsie, les mouvements anormaux, etc. Cette rencontre permettra, par ailleurs, des échanges d'expériences, non seulement entre neurochirurgiens, mais aussi et surtout avec des praticiens de spécialités différentes, tels que les neurologues, les rhumatologues, les chirurgiens pédiatres, les anesthésistes, les réanimateurs, les gynécologues obstétriciens, etc. Elle jettera ainsi les ponts pour une contribution active de la société algérienne de neurochirurgie à la formation médicale continue des personnels médicaux (généralistes) et paramédicaux exerçant au sein des structures sanitaires de la wilaya de Ghardaïa et des wilaya limitrophes, à savoir Ouargla et Laghouat. Cet évènement scientifique constituera pour les spécialistes de la question une réelle opportunité pour débattre les progrès enregistrés par la neurochirurgie et sera ainsi une bonne occasion de faire progresser cette spécialité dans l'intérêt du malade par une prise en charge efficace et efficiente. Se voulant avant tout un espace d'échanges, de savoir-faire, mais aussi de préoccupations rencontrées par les neurochirurgiens lors de l'exercice de leur métier, la société algérienne de neurochirurgie organise pour cela, chaque année, deux journées itinérantes à travers le territoire national et un congrès national ou international à Alger. Elle vient d'ailleurs d'être retenue pour abriter à Alger, du 26 au 29 novembre 2010, le 8e congrès panarabe, et ce après avoir organisé dans la capitale le 59e congrès de la Société de neurochirurgie de langue française (Snlf), avec la participation exceptionnelle de plus de 400 neurochirurgiens d'une quinzaine de pays. Pour l'histoire, rappelons que ces journées ont été initiées par le défunt professeur Ahmed Bousalah, éminent neurochirurgien originaire de Laghouat.

Par : L. KACHEMAD
Journal Liberté

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Le Diplôme de Compétence Etendue en Neurochirurgie - par le 06/12/2009 @ 09:41

Synthèse représentation neurochirurgie à l’UEMS.

L’UEMS (Union Européenne des Médecins Spécialistes) est une organisation européenne en relation directe avec les instances politiques et législatives du parlement européen. Elle est également en relation avec les Sociétés Savantes Nationales qui y délèguent un ou deux représentants et l’EANS.
Elle veille à l’harmonisation et à la qualité de la formation des neurochirurgiens des pays adhérents de façon à favoriser une libre circulation de praticiens ayant une compétence validée au niveau européen. L’exigence de qualité est la priorité constamment renouvelée et est en accord avec les recommandations de l’EANS.

Les travaux des deux dernières années ont concerné :
- L’harmonisation du livret opératoire de l’interne en formation neurochirurgicale. Il s’agit du “Log-book” qui permet d’évaluer l’interne sur l’aspect pratique de sa formation. Il est conseillé à chaque interne de le consulter ou de s’y référer pour évaluer sa progression dans la formation neurochirurgicale. Le log-book est téléchargeable sur le site de l’EANS.
- L’évaluation de la démographie neurochirurgicale en Europe. Une grande enquête a été menée pour connaître le “manpower” neurochirurgical de chaque pays. L’objectif était de faire un état des lieux et surtout d’élaborer des recommandations sur les perspectives en formation de jeunes neurochirurgiens.
A titre d’illustration, chacun sait que la population neurochirurgicale est beaucoup plus dense en Allemagne qu’en France car les modalités de recrutement sont très différentes. La synthèse de cette enquête vient d’être publiée dans Acta Neurochirurgica, 2009, 151 (6) : 715-21 Epub 2009,May 27.
L’UEMS demande à maintenir la réactualisation de ces données démographiques car un impact est immédiatement perceptible : la libre circulation de neurochirurgiens dont la compétence est validée au niveau européen.
- Le temps de travail des internes fait référence aux textes législatifs en cours sur la durée de travail hebdomadaire qui, à vrai dire, concerne tous les praticiens.
Faisant référence à ces textes, le temps de travail des internes est maximum de 48 Heures par semaine (temps de garde inclus). L’application stricte de ce texte dans plusieurs pays européens ( Allemagne, Grande Bretagne, Suisse, Scandinavie…) a fait apparaître de réelles difficultés pour atteindre les objectifs (quantitatifs) de formation. Dans certains de ces pays, la durée de l’internat est de 6 ans et il est d’ailleurs envisagé de la rallonger. Les Allemands ont fait d’importantes démarches auprès de leur gouvernement puis au niveau des instances européennes pour demander une extension de la durée de travail à 60 heures par semaine. Il a aussi été envisagé de décompter le temps inactif de la garde. En 2009, Le parlement européen a tranché et a récusé toute demande d’extension du temps de travail. Il demeure à 48H/ semaine et est en principe applicable à tout praticien exerçant au sein de l’union européenne. Ceci aura des répercutions importantes sur l’organisation des services de neurochirurgie et sur la formation des internes. Le texte du parlement est sur le site du collège.

- Les Diplômes de Compétence Etendue (DCE). D’importantes discussions ont eu lieu au niveau de l’UEMS sur la nécessité de renforcer la formation généraliste de neurochirurgie. Trois DCE sont en cours dont deux très avancés : le DCE en neurochirurgie fonctionnelle et stéréotaxique : il fixe des objectifs en formation théorique et pratique avec la nécessité d’effectuer “un fellowship” dans un service “labellisé”. Il a été élaboré en collaboration avec les sociétés savantes concernées. Le Pr Lazorthes a été très impliqué et la finalisation de ce DCE est aboutie. Le DCE de neurochirurgie fonctionnelle et stéréotaxique (version française) en cours d’élaboration en France s’en inspire directement. Le DCE en neuro oncologie est en cours d’élaboration et s’établit selon les mêmes principes : renforcer la formation de plus jeunes collaborateurs voulant s’impliquer en neuro oncologie. Il repose sur des objectifs de formation théorique et pratique avec des objectifs quantifiés pour les postulants et pour le service “labellisé” en neuro oncologie. A ce titre, l’actuel DIU de neuro oncologie correspond parfaitement aux exigences de connaissances théoriques du future DCE européen qui sera finalisé en cours d’année 2010. Il demeure à l’adapter au niveau national. Le DCE en chirurgie du rachis est en cours de discussion préliminaire et sera le prochain objectif de l’UEMS.
- Les modalités réglementaires de la Formation Médicale Continue au niveau européen sont en cours d’harmonisation. Le but est de mettre en place une FMC avec des formations validantes au cours des congrès européens. Les objectifs quantifiés ne sont pas encore validés.
- Des discussions concernent l’implication des neurochirurgiens ( ou nécessité de formation) en réanimation neurochirurgicale et en neuroradiologie interventionnelle. Elles sont très préliminaires car s’y affrontent des intérêts de spécialités.

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Décès de José Aboulker - par le 25/11/2009 @ 13:17

Décès de José Aboulker, Compagnon de la Libération et neuro-chirurgien

PARIS - José Aboulker, Compagnon de la Libération, l'un des responsables de la Résistance en Algérie et neuro-chirurgien réputé, est décédé le mardi 17 novembre à Manosque (Alpes-de-Haute-Provence), à 89 ans, a annoncé lundi l'Ordre de la Libération.

José Aboulker avait souhaité que son décès ne soit connu qu'après son incinération et la dispersion de ses cendres, qui ont eu lieu lundi.

Il reste 47 Compagnons de la Libération en vie sur 1.036 hommes et femmes nommés dans cet ordre créé par le général De Gaulle.

Né le 5 mars 1920 à Alger dans une grande famille juive de médecins, étudiant en médecine, il est mobilisé sur place en avril 1940 comme médecin militaire.

Démobilisé en février 1941, il prend contact avec la Résistance à Oran et Alger. José Aboulker devient l'un de ses principaux animateurs de la Résistance en Algérie et prépare l'aide française au débarquement allié avec Henri d'Astier de la Vigerie.

Lors du débarquement américain le 8 novembre 1942, il commande l'occupation d'Alger par 400 résistants qui neutralisent les centres de commandement et de transmissions et arrêtent les responsables du gouvernement de Vichy, comme l'amiral Darlan et le général Juin. Avec leur aide, les Alliés prennent en quinze heures Alger, son port intact et les commandants en chef de l'armée d'Afrique.

Fin décembre 1942, après l'exécution de l'amiral Darlan par un jeune patriote, Aboulker est arrêté et déporté en Mauritanie puis dans le Sud algérien. Relâché sur intervention américaine, il rejoint Londres en mai 1943 et rencontre De Gaulle.

Il est nommé délégué à l'organisation du service de santé des maquis et des Forces françaises de l'intérieur (FFI) et pour l'organisation sanitaire civile à la Libération. Il est envoyé en mission en France en octobre 1943.

En août 1944, il repart pour une deuxième mission dans la zone sud en insurrection.

José Aboulker est délégué de la Résistance d'Algérie à l'Assemblée consultative provisoire de Paris en 1944-1945 avant de reprendre ses études de médecine en 1946. Interne des Hôpitaux de Paris en 1948, membre du parti communiste, il devient un éminent professeur de neurochirurgie, connu dans le monde entier, chef de service des Hôpitaux de Paris.

Il s'engage pour l'indépendance de l'Algérie et s'oppose au retour du général De Gaulle en 1958. Mais, fidèle au chef de la France Libre, il vote en sa faveur en 1965. Il fait partie du service médical d'urgence constitué pour le président après l'attentat du Petit-Clamart, près de Paris, le 22 août 1962.

Il était le cousin de Pierre Aboulker, urologue réputé qui avait opéré en 1964 le général De Gaulle.

Compagnon de la Libération depuis le 30 octobre 1943, José Aboulker était commandeur de la Légion d'honneur et titulaire de la Croix de guerre 1939-1945 avec 3 citations et de la Médaille de la liberté américaine.

(©AFP / 23 novembre 2009 18h36)

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Interview du Prof.Sidi Said par la Tribune - par le 24/07/2009 @ 21:11

Selon le Pr Abderahmane Sidi Saïd, président de la société algérienne de neurochirurgie

«80% des décès enregistrés sur nos routes sont dus à des traumatismes crâniens»

La tribune du 18/05/2009

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Entretien réalisé par Bilal Larbi

La Tribune : Professeur, pouvez-vous, en guise d’introduction, nous faire un bilan du dernier congrès de la
Société de neurochirurgie de langue française dont vous étiez le président ?
Professeur Abderrahmane Sidi Saïd :
Je me dois de vous dire au préalable que nos avions un  programme extrêmement chargé. Nous travaillions parfois jusqu’à 20 heures. Sans entrer dans des détails qui prendraient beaucoup de temps et qui risqueraient d’encombrer le lecteur, je dirai que les interventions des spécialistes algériens constituaient quelque 35% du volume total des interventions. Les thèmes discutés étaient bien évidemment très variés. Mais nous avons privilégié les sujets qui nous (pour la société algérienne de neurochirurgie) semblaient prioritaires à l’instar de l’endoscopie, de la neurochirurgie pédiatrique et de la pathologie vasculaire. Pour cette dernière, il y a lieu de vous dire qu’elle se traite par embolisation, c’est-à-dire que l’on n’a pas recours à la chirurgie traditionnelle.
Ailleurs, cette pathologie est prise en charge par les radiologues. Chez nous, ce n’est malheureusement pas le cas.

Et à quoi cet état de fait est-il dû ?
J’estime qu’il y a une défaillance quelque part. En dépit du fait que l’Etat ait mis des moyens colossaux, particulièrement tout ce qui a trait aux équipements, force est de constater que les choses n’évoluent pas. Il y a probablement une défaillance humaine. Si les neuroradiologues ne se manifestent pas pour prendre en charge cet aspect, nous sommes en tant que neurochirurgiens prêts à le faire. Pour en revenir au congrès, je me dois de vous dire que la part  du lion des interventions a été consacrée aux traumatismes crâniens.

S’agissant de ce dernier point justement, qu’y a-t-il lieu de dire de la situation prévalant dans notre pays ?
Les gens doivent savoir que, sur cent décès enregistrés sur les routes, 80% sont dûs à des lésions cérébrales ou celles relatives à la moelle épinière. Il y a un très grand travail à faire. Si l’aspect lié à la prévention est des plus déterminants, il n’en demeure pas moins que la prise en charge des malades doit s’améliorer. Pour que cette dernière le soit, il est impératif que le nombre de neurochirurgiens dans notre pays soit revu à la hausse. Actuellement, nous sommes quelque 300 neurochirurgiens pour quelque 36 millions d’habitants, ce qui représente à peu près quelque chose comme 1 neurochirurgien pour 120 000 habitants. Inutile de vous dire que nous sommes en deçà des normes fixées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) puisque cette dernière préconise un neurochirurgien pour 50 000 habitants. Lorsque le praticien fait l’objet d’un rush de la part des malades, cela ne peut que se répercuter sur la qualité des soins prodigués. Le spécialiste ne peut pas se concentrer sur son sujet. Il y a une forte demande alors que les structures n’ont pas évolué depuis la fin des années 1980. Beaucoup de patients souffrants sont paradoxalement mis sur la liste d’attente alors que leur cas relève de l’urgence. Cette situation n’est vraiment pas normale. Un autre facteur contribue à exacerber les difficultés rencontrées par le neurochirurgien dans son travail. Il s’agit de l’inexistence dans notre pays de cartes sanitaires des maladies relevant de la neurochirurgie. Depuis quelque temps, certaines maladies neurologiques (épilepsie, maladie de Parkinson) sont devenues chirurgicales. En 2006 déjà, nous nous sommes réunis avec nos plus proches collaborateurs (médecins urgentistes, réanimateurs et Protection civile) et nous avons convenu qu’il y avait lieu de prendre en charge, au plus vite, les traumatismes crâniens.

D’aucuns mettent en avant le manque de structures spécialisées pour expliquer la mauvaise prise en charge des patients. Quel votre avis à ce sujet ?
Les moyens existent. Nous avons les équipements nécessaires, tels l’endoscopie, les scanners… La défaillance se situe surtout au plan de la gestion des outils que nous avons sous la main. La défaillance est surtout structurelle et d’ordre organisationnel. Parfois, pour ne pas dire souvent, le médecin s’occupe de volets qui ne font pas partie de ses prérogatives alors que des structures censées prendre en charge un certain nombre d’aspects existent. Inutile de dire que de la sorte, une grande partie du temps du praticien est accaparée. On ne dira jamais assez que le spécialiste doit s’occuper de ses patients outre le temps qu’il consacre à la formation et au perfectionnement. 

Quelles sont les maladies relevant de la microchirurgie les plus fréquentes en Algérie ?
Il y a la neurochirugie pédiatrique englobant toutes les malformations et qui nécessitent un plan de prévention. Au sein des pays développés, l’adoption de ce plan a permis de réduire considérablement la survenue des malformations du système nerveux central. Outre cela, il y a les tumeurs cérébrales de l’enfant. Ces dernières, essentiellement, malignes, doivent être prises en charge au sein d’une unité d’oncologie. Chez l’adulte, il y a toutes les pathologies et  toutes les tumeurs rachidiennes. Avant que je n’oublie, je me dois de dire que la neurochirurgie est l’une des rares spécialités qui ne procèdent que rarement à l’envoi de malades à l’étranger.
En dépit des difficultés, parfois, une opération dure 8 heures, nous nous surpassons pour donner le meilleur de nous-mêmes.

Pensez-vous que la prise en charge des malades s’améliorera à l’avenir ?
Je ne le pense pas, j’en suis convaincu. Avec les nouvelles techniques, la prise en charge ne pourra que s’améliorer. Lors de rencontres comme ce fut le cas avec ce 59ème congrès de la SNCLF, les opportunités d’échange d’expériences et de manière de procéder sont très grandes. Ce n’est que de la sorte que nous pouvons améliorer les prestations que nous offrons à nos malades. Mais comme je vous l’ai dit tout à l’heure, il est important qu’une meilleure rigueur et organisation soient réunies au sein de nos structures hospitalières.

Professeur, aimeriez-vous ajouter quelque chose en guise de conclusion à cet entretien ?
La prise en charge des traumatismes crâniens ne peut être assurée sans une stratégie minutieusement étudiée d’un plan de prévention. Il est plus qu’urgent que tout le monde s’implique afin que le nombre d’accidents enregistrés sur nos routes baisse. Ce n’est pas uniquement l’affaire des pouvoirs publics mais de toute la société civile. Il faudrait penser à cibler les élèves des écoles car ce sont eux les conducteurs de demain.

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Le cerveau, plein d'intentions - par le 07/07/2009 @ 20:38

Une étude française vient de révéler où se cache l'intention de nos mouvements dans le cerveau…

Cela ressemble à s'y méprendre à un film de science-fiction. Tout a commencé par des vidéos tournées dans le bloc opératoire d'une unité de neurochirurgie des hospices civils de Lyon. Plan fixe sur la main du patient qui soudain gigote. « Avez-vous bougé ? », demande le chirurgien. « Non », répond hors champ le propriétaire de la main. Dans une autre scène, un patient affirme cette fois avoir remué la commissure des lèvres alors qu'il est resté parfaitement immobile…

Le cortex prémoteur et le cortex pariétal de patients ont été stimulés indépendamment lors d'interventions chirurgicales. Résultat : les intentions du mouvement sont situées dans le cortex pariétal, tandis que son exécution se trouve dans le cortex prémoteur.

Pour mener ces observations étonnantes, l'équipe du Centre de neuroscience cognitive1 dirigée par Angela Sirigu s'est invitée dans le bloc du professeur Carmine Mottolese lors d'interventions chirurgicales sur des patients volontaires et éveillés, atteints de tumeurs cérébrales. Des électrodes ont été placées directement sur certaines zones du cortex afin de vérifier l'activité cérébrale et de s'assurer que les fonctions importantes, comme la parole ou le mouvement, n'étaient pas touchées lors de l'extraction des tissus endommagés. Il ne restait plus ensuite à Angela Sirigu et à ses collaborateurs, Michel Desmurget et Karen Reilly, qu'à poser en direct leurs questions aux patients, sur les effets des stimuli électriques appliqués pendant la durée de l'opération.

Et leur conclusion, exposée dans un article paru dans Science2, est déconcertante : intention de mouvement et conscience de sa réalisation sont bien des entités distinctes dans le cerveau. En clair, « ce n'est pas parce qu'on bouge qu'on a conscience du mouvement, mais bien parce qu'on a, à l'origine, une intention préalable de bouger, analyse Angela Sirigu. Nos intentions du mouvement sont situées dans la partie postérieure du cerveau, dans le cortex pariétal, alors que son exécution se trouve dans le cortex prémoteur, à l'avant du cerveau. Quand elles ne sont pas lésées, ces deux régions travaillent main dans la main. Mais quand on les stimule indépendamment l'une de l'autre, on parvient à décomposer en quelque sorte le circuit cérébral qui conduit de l'intention du mouvement à sa réalisation. Chacune restant inconsciente de l'autre ». Par exemple, alors que l'équipe stimulait le cortex pariétal droit d'un patient, celui-ci a affirmé qu'il voulait bouger sa main gauche (les deux mains sont représentées de façon croisée dans le cerveau). Et en augmentant l'intensité de la stimulation, le patient a même eu l'impression de l'avoir bougée. Pourtant, les chercheurs avaient noté sa totale impassibilité musculaire. Idem pour un autre patient atteint d'une tumeur dans une région voisine du cortex pariétal gauche, importante pour le langage. Une fois stimulé, il a eu la nette sensation d'avoir bougé la bouche ou d'avoir passé sa langue sur ses lèvres. En augmentant la stimulation, il a demandé aux chercheurs s'il avait parlé et ce qu'il avait dit. En réalité, il n'avait pas proféré un son. À l'inverse, la stimulation du cortex prémoteur voisin engendre des mouvements inconscients. Les personnes opérées bougent leur jambe ou leur main sans le savoir.

Pourra-t-on permettre aux handicapés d'effectuer quelques mouvements ? C'est un pas qu'Angela Sirigu, prudemment, ne franchit pas pour l'instant. Bien sûr, il y a d'autres articles en préparation. L'équipe doit prochainement vérifier certains aspects de ces réponses telles que leurs latences respectives, c'est-à-dire le temps qui s'écoule entre l'instant où on applique le stimulus et le moment où apparaît cette réponse. Car parfois, le cerveau décide d'un mouvement avant même d'en informer son possesseur. Laissant le monde de la recherche perplexe : d'où viennent alors nos intentions ? Sommes-nous régis par nos neurones ou bien avons-nous encore notre libre arbitre ? La théorie de la chercheuse est qu'il y aurait plusieurs systèmes intentionnels dans le cerveau. Et que l'intention de mouvement ne serait que l'un d'entre eux…

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