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Journal de Neurochirurgie

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Les enfants d'âge préscolaire peuvent-ils développer un syndrome post-traumatique (le fameux ''PTSD'' de la nosographie américaine) ? Et dans l'affirmative, les critères du DSM-IV sont-ils assez pertinents pour en permettre le diagnostic ? Comme d'habitude, la validité du diagnostic est fonction de la pertinence des critères retenus : depuis que la confirmation d'un état de stress aigu doit comporter des symptômes d'ordre dissociatif, il est difficile de savoir si la diminution de sa fréquence correspond à une réalité (suggérant alors que les jeunes enfants auraient de meilleures capacités de résilience face à un événement traumatisant) ou, simplement, à une sous-évaluation.

Objet de controverse vers 1985, la réalité de cette pathologie post-traumatique n'est plus contestable, même chez le jeune enfant. Voire surtout chez le jeune enfant, dans la mesure où des études épidémiologiques (comme celle du britannique Richard Meiser-Stedman1 et coll.) ont confirmé que les séquelles post-traumatiques peuvent, après un événement très éprouvant, se révéler encore plus marquées que chez l'adulte. Un souvenir personnel va dans le même sens : évoquant un jour le feu d'artifice estival tiré bientôt en rade de Cannes, une mère libanaise m'explique qu'elle évite toujours les abords de la Croisette à cette occasion, car son fils a développé « une peur terrible » du bruit des pétards, depuis sa petite enfance où il sursautait à chaque déflagration, dans Beyrouth bombardé...

Dans le même esprit, l'auteur de cet article cite une étude australienne ne montrant, chez 808 écoliers âgés en moyenne de 8 ans, « aucune diminution des symptômes de stress post-traumatique 26 mois après une catastrophe naturelle (un feu de bush) ». Même constat chez des enfants rescapés du cyclone Andrew (1992) : 70 % d'entre eux conservaient encore, 21 mois plus tard, une symptomatologie « modérée à sévère » relevant d'un syndrome post-traumatique. Suspecter, à distance d'un traumatisme, ces séquelles psychopathologiques permettrait de mieux les reconnaître, en vue d'une meilleure prise en charge.

Scheeringa MS : Developmental considerations for diagnosing PTSD and acute stress disorder in preschool and school-age children. Am J Psychiatry 165-10 : 1237-1239.


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