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Journal de Neurochirurgie

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Des sociétés savantes et de leur rôle en médecine - par webmaster le 27/10/2007 : 19:40
Des sociétés savantes et de leur rôle en médecine
par Larbi Abid

En juillet 1962, le corps hospitalo-universitaire algérien en nombre très limité a réussi (avec l’aide de la coopération technique de plusieurs autres pays) à remettre en marche la faculté de médecine d’Alger et dès l’année suivante, 1963 la Société Algérienne de Chirurgie (SAC) est créée. Comme sa devantière, la société de médecine d’Alger, elle organisera le premier samedi de chaque mois une réunion mensuelle à l’amphithéâtre de Bichat et à partir de 1970 une réunion à Constantine et une à Oran.

En collaboration avec la Société de Médecine d’Alger et les sociétés des sciences médicales du Maroc et de Tunisie, elle organisera à partir de 1965 des Journées Maghrébines Médicochirurgicales qui deviendront Congrès Médical Maghrébin à partir de 1971, congrès se déroulant dans l’un des trois pays chaque année.
Depuis la société algérienne de chirurgie (avec la spécialisation de la clinique Bichat en orthopédie) a transféré ses réunions mensuelles à l’amphithéâtre de la clinique chirurgicale (CCA), les réunions mensuelles du samedi étant remplacées par celle du jeudi mais malheureusement avec une périodicité beaucoup moins rigoureuse, fonction entre autres du bureau en charge de la société. De même, avec le développement des spécialités chirurgicales, de nombreuses sociétés de chirurgie spécialisée ont vu le jour : chirurgie orthopédique, pédiatrique, urologique, de neurochirurgie, d’hydatidologie, de coeliochirurgie et même des sociétés régionales de chirurgie générale. Certaines de ces sociétés sont particulièrement actives comme le montre l’affluence du corps médical lors de leurs réunions, l’existence d’un site Internet, l’organisation de journées régionales ou même nationales en dehors d’Alger.

Qu’en est -il à la société algérienne de chirurgie, la société mère dont sont issues toutes les autres ? Si l’on doit se référer à la fréquentation de ses séances et même du congrès maghrébin lorsqu’il se déroule à Alger, force est de reconnaître que son auditoire est en train de rétrécir comme une peau de chagrin.
Le jeudi 18 octobre 2007, une réunion était organisé pour le renouvellement du bureau de la société : seuls 15 chirurgiens étaient présents ! Après la présentation du bilan moral et financier, la désertion des séances par les collègues était mise sur le compte essentiellement de la démotivation des hospitalo-universitaires, le plein-temps aménagé et même le développement du secteur privé. Si tel était le cas pourquoi les autres sociétés savantes arrivent à faire le plein ? Pourquoi les chirurgiens algérois se déplacent à Oran, Tlemcen, Ain Témouchent etc. où on rencontre aussi bien les collègues du secteur public que du secteur privé ?

Si démotivation il y a, il faut donc la rechercher également et surtout dans la gestion de la SAC. L’exemple le plus récent est celui du jeudi 18 octobre 2007 où malgré la présence de seulement 15 personnes on a voulu élire un nouveau bureau et le plus grave c’est que l’assistance était informé qu’une candidature pour chaque poste du bureau a été enregistré. D’où émanaient ces candidatures ? Le vice-président aurait présenté sa candidature pour le poste de président, le SG pour se maintenir au même poste et de même pour le trésorier, ceci sans parler de la possibilité de création d’un poste de président d’honneur qui devait échoir au président sortant. Ainsi, on se retrouvait avec tout simplement des « élus désignés » ? Croit-on réellement qu’avec ces agissements on ramènera un auditoire même de jeunes chirurgiens et de résidents aux séances dites mensuelles ? Sûrement pas. Parmi les membres du bureau sortant, 3 d’entre eux ont occupé un poste ou un autre pendant plus de 10 ans ! Barakat !

Il fut un temps où pour chaque thème choisi (2 années auparavant) au congrès maghrébin, un rapporteur était désigné et un rapport était rédigé. Ce n’est malheureusement plus le cas et le comble se sont toujours les membres du bureaux (qui sont devenus des experts en tout) qui représentent l’Algérie au Maroc et en Tunisie. En dehors d’eux l’Algérie ne dispose pas de chirurgiens ! C’est également les membres du bureau qui sélectionnent les articles devant paraître sur la revue "Annales Algériennes de Chirurgie", revue non indexée, qui n’a ni comité de lecture ni comité scientifique.

Pourtant beaucoup de défis en 2007 se présentent à toutes les sociétés savantes :

  • Quelle est la formation de base qui doit être donnée, commune à tous les médecins ?
  • Quel type de chirurgien généraliste doit être formé en Algérie, un chirurgien viscéraliste, un chirurgien urgentiste ?
  • Dans quelle mesure la société savante doit être impliquée tant dans la formation du chirurgien (résidanat) que dans la formation chirurgicale continue ?
  • La SAC doit-elle avoir un mot à dire dans les équivalences de diplôme de chirurgien obtenu à l’étranger ?
  • Quelle est sa position vis-à-vis de certaines missions médicales (chirurgicales) étrangères exerçant en Algérie ?
  • Quelle est la position de la société vis-à-vis du développement des médecines non conventionnelles dites alternatives qui commencent à se développer en Algérie avec la paupérisation des populations ?
  • Comment procéder pour ramener toutes les compétences chirurgicales exerçant dans le secteur privé, dans le giron de la SAC ?
  • La revue "Annales Algériennes de Chirurgie" doit-elle continuer à paraître au petit bonheur la chance selon qu’on trouve un financement ou pas ? Ne doit-on pas prendre le taureau par les cornes et poser le problème aux ministères de la santé (direction de la formation) et de l’enseignement supérieur afin qu’ils prennent en charge cette publication ?

Les chantiers sont nombreux mais si certains considèrent que nous sommes encore en 1962 et que la chirurgie ne se pratique qu’à l’hôpital Mustapha qui de ce fait doit chapeauter la SAC, alors ce n’est pas à sa mise en veilleuse qu’on assistera mais plutôt à sa belle mort.

Par Larbi Abid le 22 octobre 2007



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