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Journal de Neurochirurgie

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Selon la Banque mondiale, seulement 42% des pays africains assurent une formation post- graduée et 11,8% de la demande en neurochirurgie réalisée pour 1,3 million d’interventions neurochirurgicales nécessaires chaque année avec un neurochirurgien pour 3 à 6 millions habitants pour certains pays pour un ratio admis d’un neurochirurgien pour 100 000 habitants.

C’est dans ce contexte que la Fédération mondiale des associations en neurologie, l’AANS (American Association of Neurological Surgeons), et d’autres sociétés savantes internationales ont proposé, lors de la 70e Assemblée mondiale de la santé (WHA) de l’OMS, leur contribution en offrant des bourses de formation pour les jeunes neurochirurgiens en formation (résidents) et diplômés ( assistants).
Ces cycles de formation sont destinés aux praticiens des pays en développement, pays à revenu faible ou intermédiaire, dont notamment l’Afrique subsaharienne, mais aussi des pays comme l’Egypte, la Tunisie, le Maroc… «mais pas l’Algérie en raison de la classification établie par la Banque mondiale basée sur le PIB par habitants de chaque pays», regrette la fédération.

«L’organisation en départements de la Santé (MSPRH) et de l’Enseignement supérieur (MESRS) datant de nombreuses années a montré ses limites», fait-on remarquer. Les avancées en sciences médicales et la demande de plus en plus croissante en soins hautement spécialisés requièrent une qualification par une formation de haut niveau des praticiens qui doit être une des priorités de nos tutelles, sont unanimes à souligner les spécialistes qui espèrent voir un jour ériger un véritable département hospitalier et universitaire pour la santé et la formation en sciences médicales. «Ceci nécessite une collaboration des responsables de la santé et de l’université, notamment au niveau des CHU pour une politique de soins et de formation en adéquation avec les progrès actuels de la médecine, afin que nos patients puissent bénéficier en toute sécurité des meilleurs soins possibles», a-t-on souligné.

La 70e Assemblée mondiale de la santé (WHA) de l’Oms, qui s’est tenue à Genève (Suisse) du 22 au 31 mai dernier, s’est penchée sur la disparité de l’accès aux soins spécialisés et la Fédération mondiale des sociétés de neurochirurgie (WFNS,) a été un acteur-clé lors de cette réunion pour le développement de la neurochirurgie dans le monde, en particulier en Afrique. Les membres de la Fédération – dont le neurochirurgien le Pr Abderrahmane Sidi Saïd du service de neurochirurgie de l’hôpital de Bab El Oued et membre exécutif de WFNS, du CDS (Scientific Steering Committee) à la Société et président de la Confédération des associations africaines de neurochirurgie (Caans) – ont plaidé pour l’égalité à l’accès aux soins en terme de chirurgie et surtout la formation post-graduée des neurochirurgiens. La Fédération mondiale des associations de neurochirurgie se félicite de l’adoption récente de la résolution 68.15 de l’OMS qui marque une nouvelle ère dans le développement de la chirurgie mondiale et la coopération internationale et dont des résultats probants sont attendus à l’horizon 2030.

«Les spécialités chirurgicales, notamment la neurochirurgie, ont connu, ces deux dernières décades, d’importantes avancées technologiques. Paradoxalement à cette évolution et en raison du manque d’infrastructures, de ressources humaines et de formation, la carence en soins chirurgicaux est apparue comme un problème mondial urgent», note la fédération qui signale qu’en Afrique, le déficit actuel en actes de chirurgie causerait une mortalité trois fois plus élevée que celle causée il y a quelques années par les trois maladies infectieuses réunies (tuberculose, malaria et HIV, Déclaration de Bogota décembre 2016). A noter que l’AMS est le plus grand rassemblement annuel de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Lors de cette réunion, les ministres de la Santé des 194 Etats membres des Nations unies se sont réunis pour déterminer la politique mondiale de la santé.

La Fédération mondiale des sociétés de neurochirurgie (WFNS) est un acteur non étatique en relation officielle avec l’OMS et, en tant que tel, est autorisée à représenter la neurochirurgie lors de cette réunion internationale. Un mois après la publication du rapport de la Commission Lancet sur la chirurgie mondiale (Meara JG, Leather AJM, Hagander L et al: Global Surgery 2030 : preuve et solutions pour la santé, le bien-être et Développement économique, The Lancet, vol. 386, n°9993, p 569-624), l’Assemblée mondiale de la santé a adopté à l’unanimité la résolution 68.15 sur le renforcement des soins chirurgicaux et anesthésiques d’urgence et essentiels en tant que composante de la couverture sanitaire universelle, rappelle la WFNS.

«Cette résolution, pour la première fois, a souligné l’importance des soins chirurgicaux et de l’anesthésie et a énoncé les mandats spécifiques pour les Etats membres et pour le secrétariat de l’OMS», note la Fédération mondiale des associations de neurochirurgie. Et de rappeler : «On estime que 5 milliards de personnes n’ont pas accès à des soins chirurgicaux sûrs, opportuns et abordables et à l’anesthésie au besoin, et que 16,9 millions de vies ont été perdues en 2010 en raison de conditions chirurgicales non traitées.»

Pour la même fédération, l’adoption récente de la résolution WHA 68.15 pour le renforcement des soins chirurgicaux et anesthésiques d’urgence et essentiels marque une nouvelle ère dans la chirurgie mondiale et la coopération internationale en soins chirurgicaux. Les plans nationaux de chirurgie, d’obstétrique et d’anesthésie (NSOAP) sont inscrits dans leurs plans stratégiques nationaux de santé par plusieurs Etats membres de l’ONU qui aborderont les problèmes de main-d’œuvre de santé, l’éducation et la formation chirurgicales, la budgétisation et l’allocation d’autres ressources, la gouvernance et la gestion et la construction forte de «systèmes de distribution chirurgicaux». Les cliniciens, les éducateurs et les décideurs en neurochirurgie, note-t-on dans la rapport de l’AMS, trouveront des occasions de travailler en collaboration avec d’autres partenaires et des spécialités mondiales de la santé, à la fois par l’intermédiaire de l’OMS et de ses agents de liaison de la WFNS, ainsi que par d’autres nouvelles ONG qui se développent en réponse à cette nouvelle opportunité.

Source : El Watan



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