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Sommaires des Revues - El Watan

El Watan - Actualité


L’affaire Saipem relancée  Voir?

Le procureur général de Milan, en Italie, a fait part, hier lors d’une audience consacrée à l’affaire Saipem, de l’existence de preuves sur le versement de pots-de-vin par l’ENI pour obtenir les faveurs de Chakib Khelil en Algérie. Décidément, le temps, le temps judiciaire ne s’écoule pas, partout, à la même vitesse. Si à Alger, le temps est au classement politique des affaires de corruption, au tribunal de Milan, les juges et procureurs italiens demeurent fidèles au rendez-vous des mani pulite (opération mains propres) et à la lutte anti-mafia. Loin des discours et profession de foi des «politiques», les «toges rouges» du ministère public italien — réputé indépendant du gouvernement — raclent les cimes et bas-fonds de la vieille République, «retournent l’Italie comme une chaussette pour en extirper toute la corruption». Milan, à J-12 du procès du «pire scandale de toute l’histoire de l’Italie». Hier, au tribunal de Milan, c’est «prima udienza»,  audience préliminaire, avant le procès des affaires ENI (ENI Algérie, dite affaire Saipem, et Eni Nigeria) programmé pour le 5 mars prochain. Après des années d’enquête et de procédures, l’heure de vérité a sonné pour le grand groupe énergétique italien, dont de hauts dirigeants sont épinglés pour — entre autres — fraude fiscale et corruption internationale. C’est aussi «l’Heure du jugement» pour de hauts dirigeants algériens et nigérians — dont deux anciens ministres de l’Energie, Chakib Khelil et Dan Etete — bénéficiaires présumés, direct et/ou indirects de pots-de-vin oscillants entre 198 millions d’euros (montant des commissions payées dans l’affaire ENI Algérie) et un milliards 92 millions de dollars (sic !) pour l’affaire Opl 245, dite affaire ENI Nigeria. Lors de cette première audience, Isidoro Palma, procureur général au MP (ministère public) de Milan — parmi le pouls de magistrats ayant instruit les affaires ENI — a donné, selon une dépêche Reuters, lecture de l’acte d’accusation et présenté les éléments de preuves acquis dans le cadre de l’affaire Saipem. Le faisceau de preuves accumulées par les magistrats milanais établit l’implication directe de hauts dirigeants d’ENI (Paolo Scaroni, ex-Pdg du groupe ; Franco Tali, PDG de Saipem, filiale d’ENI ; Pietro Varone, directeur des opérations Saipem…) dans la corruption directe d’un «agent public étranger» en la personne de Chakib Khelil, ex-ministre de l’Energie et des Mines (1999-2010) et ancien PDG de Sonatrach, ou indirecte via des membres de sa famille (Nadjat Arafat, son épouse, et ses fils Khaldoun et Sina) ou d’hommes à lui (Farid Bedjaoui, Omar Habour, Réda Hemch…) dans le partage des commissions payées par Saipem et ses filiales pour s’adjuger sept gros contrats avec Sonatrach d’un montant total de 8 milliards d’euros. Les magistrats de Milan, en tête le juge Fabio de Pascale, «tombeur de Berlusconi», considèrent l’ancien ministre algérien du pétrole comme le personnage central d’un «groupe criminel, organisé et opérant dans plusieurs Etats». Chakib Khelil est cité comme potentiel «bénéficiaire, directement ou par l’intermédiaire de sujets proches, de considérables sommes d’argent résultant de paiements corruptifs» ayant déterminé l’adjudication, à des prix supérieurs à ceux du secteur, des contrats en faveur de Saipem. Dans le dossier à charge figurent les nom des banques et des banquiers traitants (Audi Saradar Privées Bank SAL de Beyrouth), les numéros de comptes, les montants, les relevés d’opérations bancaires, les sociétés offshore créées par Farid Bedjaoui (dont la Pearl Partners), avec accès aux comptes (comme bénéficiaire économique ou ayant droit), s’ajoutent à ces éléments, les conclusions des commissions rogatoire (Hong Kong, Paris, Alger, Beyrouth, Berne), les contrats d’adjudication et de consultation, les mails d’entreprise, les factures, les payements corrélatifs, les écoutes téléphoniques et enfin les déclarations et aveux à charge des managers italiens de Eni-Saipem dont ceux de Pietro Varone, Tullio Orsi et autres Franco Tali. Au procès de Milan qui s’ouvre, le retour en disgrâce judiciaire de l’ancien patron d’ENI, Paolo Scaroni, après que la Cour suprême italienne ait annulé le 2 octobre 2016, son acquittement par la juge d’audience préliminaire, Alessandra Clementi, est à même de faire bouger des lignes. Idem pour l’actuel Pdg d’ENI, Claudio Descalzi suspecté dans l’affaire Opl 245 (du nom d’un gisement offshore) dans lequel ENI et Shell ont «payé» plus d’un milliard de dollars de pots-de-vin à de hauts dirigeants du Nigeria. Mis en cause également dans la toute dernière affaire du «faux complot contre ENI» et des «contre-enquête ENI» ouvertes par l’ancien procureur de la ville de Syracuse, en Sicile (arrêté à la mi-février avec 14 autres personnes, dont des avocats, magistrats, hommes d’affaires et hauts fonctionnaires), la mise en accusation de M. Descalzi donnera un tournant autre au procès. Pendant que les portes de l’apocalypse s’ouvraient grandement au tribunal de Milan, à Alger, le 14 février dernier, le jour de la Saint-Valentin (sic !), ce sont des retrouvailles amoureuses : Sonatrach-Eni, le vieux couple, soudé par l’histoire, le business et les «affaires», s’empresse de dissoudre, dans un deal surréaliste, un passif toxique. Quatre grands litiges en suspens au niveau du Tribunal d’arbitrage international «réglé à l’amiable». Blacklistée, Saipem, filiale d’ENI, devrait verser, selon Ould Kaddour, entre 150 et 200 millions de dollars à Sonatrach au titre de dédommagement pour non-exécution et retard de projets importants (train gaz GNL3Z, usine de séparation d’huile LDHP, réalisation du GPL LZ2 24, …etc.). Un mystérieux solde de tout compte arrivant de surcroît à point nommé. L’accord signé permettra, selon le PDG de Sonatrach, d’«enterrer une vieille histoire qui traîne et qui nous a empoisonné la vie à nous tous (…)». «C’est une pierre tombale qu’on va mettre sur ce passé, dit-il, car on veut regarder vers le futur et voir ce qu’on va faire ensemble.» Stefano Cao, le PDG de Saipem, est également aux anges. Un «grand jour pour Saipem», déclarait-il à la presse lors de la cérémonie de paraphe.

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(21/02/2018 : 12:00)

«Le ‘‘système’’ Eni a permis des paiements disproportionnés»  Voir?

- Après des années de rebondissements, les affaires ENI (Eni Algérie et ENI Nigeria) reviennent par devant le tribunal de Milan pour être jugées lundi 5 mars prochain. Des affaires avec des liens et des ramifications dépassant largement le cercle du management du géant ENI pour déborder la classe politique et même le corps des magistrats et hauts fonctionnaires. D’abord comment voyez-vous ce procès ? Qu’est-ce qu’il représente pour vous ? J’ai été le premier journaliste à écrire que l’achat et la vente du champ pétrolifère nigérian Opl 245 avaient des aspects peu clairs. Je l’ai fait dans un article publié le 1er août 2012 par le journal pour lequel je travaillais, Il Sole 24 Ore, dans lequel je parlais d’une commission d’enquête de la Chambre des députés du Nigeria qui investiguait sur l’acquisition par Eni et Shell d’un permis d’exploration pour un champ pétrolier offshore, et en particulier sur la possibilité qu’un pot-de-vin ait été versé à l’ancien ministre nigérian du Pétrole, Dan Etete. Cet article a marqué le début d’une longue série qui, au cours de cinq années, m’a poussé à reconstruire cette histoire et ses développements judiciaires avec continuité. Mais selon l’anti-enquête découverte par le parquet de Milan, j’aurais été, moi aussi, complice d’une conspiration visant à délégitimer la haute direction de la compagnie pétrolière. Et mes articles, loin d’être le fruit d’un journalisme d’investigation sain, auraient été des instruments d’attaque médiatique du CEO d’Eni, Claudio Descalzi. Evidemment, il me fait plaisir que cette fraude ait été découverte. Mais j’ai eu de la chance. C’était bien que les enquêteurs de la Guardia di Finanza soient bons et durs. Cela ne pouvait pas arriver. - Les parquets de Messine, de Rome et de Milan ont récemment arrêté une quinzaine de personnes, dont des juges, avocats, hommes d’affaires... dans ce qu’il convient d’appeler «affaire de pistage» (espionnage) et conditionnement des enquêtes ENI. Les juges avaient mis au jour un «faux complot» contre ENI, qui aurait servi de moyen à l’ancien procureur de Syracuse – sous les verrous – pour pister les enquêtes en cours sur ENI, et les magistrats ont découvert qu’il y a un lien direct entre le réseau créé par un avocat et le top management de ENI en la personne de Massimo Mantovani (ex-directeur du service juridique), actuel Chief Gas & Lng Marketing and Power Officer du groupe. Selon le procureur général de Milan, le chef de la division juridique de l’ENI, Massimo Mantovani, avait orchestré une véritable «anti-enquête». Grâce au travail d’investigation de la Guardia di Finanza, cette «anti-enquête» s’est avérée être ce qu’elle était : un canular. Mais attention, ici vous ne parlez pas simplement d’une nouvelle fake news. Non, si le procureur général de Milan a raison, nous parlons du produit d’une «association criminelle» visant à détecter l’enquête et conçue par le chef du département juridique de la plus grande société italienne, la plus internationale et la plus influente au monde. En présentant les comptes pour 2017, le 16 février, le CEO d’Eni, Claudio Descalzi, a expliqué qu’il avait renforcé la structure du capital, porté le résultat du raffinage au niveau record des 8 dernières années et «dépassé toutes les attentes» dans la réduction des coûts de production de chaque baril de pétrole brut. Tout cela aussi grâce à la restructuration du groupe mise en place par lui. Cette restructuration, cependant, n’a nullement abordé la question que pour toute autre entreprise équivalente à la taille et le poids d’Eni serait considérée comme une urgence d’alerte rouge : celle de la gouvernance. Bien que la société ait été jugée pour corruption non pas dans une seule procédure mais dans deux procédures judiciaires différentes et l’un de ses cadres supérieurs a été accusé d’avoir essayé de délégitimer l’autorité judiciaire nationale. - Est-ce uniquement le procès d’ENI, ou sera-t-il le procès d’un «système» maffieux, rompu aux pratiques de la corruption internationale ? Les enquêtes sur la corruption en Algérie et au Nigeria n’ont rien à voir avec la mafia. Mais ils sont tout aussi corrosifs du tissu social d’un pays. Un pays qui produit du pétrole. Le système d’ENI était une politique commerciale vis-à-vis des pays producteurs de pétrole, en l’occurrence africains, qui s’est révélé suffisamment «détendu» pour permettre des paiements disproportionnés — on parle de plus d’un milliard de dollars au Nigeria et plus de 200 millions en Algérie — à des personnes liées aux dirigeants politiques de ces pays. A mon avis, cette politique commerciale est basée sur ce que personne ne dit, mais beaucoup pensent en Italie : dans le monde en développement, la seule façon de faire des affaires est d’avoir cette politique commerciale. Même si c’était vrai, ou si c’était dans certains pays, je rejette fermement cette logique parce que la même logique a signifié qu’un pays extraordinairement riche comme le Nigeria est resté pendant des décennies entre les mains des kleptocrates. - Suspectés et mis en cause par les magistrats, le PDG d’ENI, Claudio Descalzi, son prédécesseur Paolo Scaroni, qui passent pour les bénéficiaires directs des activités du réseau de l’avocat Amara, seront jugés le 5 mars. Le cours des procès ENI Nigeria et ENI Algérie sera-t-il tout autre, selon vous ? Je pense que ce qui émergera de cette troisième procession pourrait influencer le cours et les résultats des deux autres. - Doit-on s’attendre à des révélations et à d’éventuelles mises en accusation de noms de fonctionnaires publics étrangers ? Dans l’histoire de ce que j’appelle l’anti-enquête, je ne pense pas que des personnes non italiennes aient été impliquées. C’était une affaire entièrement interne. - Qu’en sera-t-il de l’ancien président du Conseil, Matteo Renzi, si le procès débouche sur une condamnation de Descalzi, sachant que l’ancien président du Conseil l’avait défendu publiquement ? Je pense que Renzi en sortira très réduit par les résultats des élections politiques, qui auront lieu en Italie le 4 mars prochain. Aussi pour cette raison je crois que l’histoire de l’anti-enquête n’aura pas un impact significatif sur lui. Il devrait sûrement l’avoir, si en Italie les dirigeants payaient les conséquences de leurs mauvais choix. Mais cela n’arrive presque jamais. - Si dans le dossier ENI Nigeria, les juges ont ordonné des poursuites contre de hauts dirigeants du Nigeria (Etete, par exemple), pourquoi ce n’est pas le cas pour l’ancien ministre algérien Chakib Khelil, impliqué dans l’affaire Saipem ? Je ne pense pas que ce soit par choix politique. Je pense que les magistrats de Milan n’ont pas trouvé les preuves que l’argent donné par Saipem à Farid Bedjaoui soit allé à des fonctionnaires algériens tels que Khelil. Aussi parce que les autorités libanaises n’ont jamais donné leur collaboration sur les comptes bancaires de Bedjaoui, malgré les demandes répétées du bureau du procureur de Milan.  

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(21/02/2018 : 12:00)

Le projet de loi sur le commerce électronique voté  Voir?

Lors de la présentation du projet de loi à l’APN, la ministre de la Poste, des Télécommunications, des Technologies et du Numérique, Mme Feraoun, a expliqué que ce texte de loi définit uniquement le volet électronique du commerce et ne touche pas au principe du commerce, comme il encadre seulement les particularités relatives aux échanges commerciaux via internet. Les parlementaires ont approuvé hier, à la majorité, le projet de loi sur le commerce électronique tant attendu par beaucoup d’Algériens. Plusieurs départements ministériels, notamment ceux du Commerce, des Finances et de la Justice, ont été associés, selon Imane Houda Feraoun, ministre de la Poste, des Télécommunications, des Technologies et du Numérique, à l’élaboration de ce texte juridique. Chaque ministère a formulé son avis et a apporté une contribution pour son enrichissement. Auparavant, ce projet a été présenté devant le gouvernement une dizaine de fois, avant que le Conseil des ministres ne donne définitivement son feu vert. Lors de sa présentation à l’APN, Mme Feraoun a expliqué que ce texte de loi définit uniquement le volet électronique du commerce et ne touche pas au principe du commerce, comme il encadre seulement les particularités relatives aux échanges commerciaux via internet. La loi sur le commerce et le code pénal et les textes organiques y afférents s’appliqueront, fait remarquer la ministre, aux commerçants et aux consommateurs qui utilisent les moyens électroniques comme mode de transactions. Ce texte de loi prévoit plusieurs dispositions permettant d’assurer la sécurité du e-commerce tout en définissant les obligations des e-fournisseurs et e-clients. L’inscription au registre du commerce et la mise en ligne d’un site web hébergé en Algérie sont deux conditions sine qua non pour l’exercice du commerce électronique. Conformément au texte, la commande d’un produit ou d’un service passe par trois étapes obligatoires : la mise à disposition du e-client des conditions contractuelles, la vérification des détails de la commande par ce dernier et la confirmation de la commande qui conduit à la formation du contrat. Quant aux obligations du e-consommateur, le texte stipule qu’il est tenu de payer le prix convenu dans le contrat électronique dès la formation de ce document. Les interdits S’agissant des transactions interdites, le texte en énumère plusieurs, à leur tête, les jeux de hasard, paris et loteries, les boissons alcoolisées et le tabac, les produits pharmaceutiques, les produits portant atteinte aux droits de propriété intellectuelle, industrielle ou commerciale, tout bien ou service prohibé par la législation en vigueur, ainsi que tout bien ou service soumis à l’établissement d’un acte authentique. De même, est interdite toute transaction par voie électronique des matériels, équipements et produits sensibles, définis par la réglementation en vigueur, ainsi que tout autre produit ou service pouvant porter atteinte aux intérêts de la Défense nationale, à l’ordre public et à la sécurité publique. L’autre texte de loi adopté par les députés porte sur les règles générales relatives à la poste et aux télécommunications. Le vote de ce texte devait intervenir il y a quelques semaines, mais le gouvernement a décidé de son report pour une bonne prise en charge des propositions des députés. Seulement hier, les amendements suggérés par le député Ramdane Taazibt du PT, qui s’est abstenu lors du vote, ont été tous rejetés. «J’ai fait des amendements pour protéger l’opérateur historique Algérie Télécom menacé de concurrence déloyale. Le texte de loi contraint Algérie Télécom à consentir des efforts pour faire parvenir la fibre optique et autres services dans les endroits les plus reculés, avec des taux de rentabilité quasi nuls et ils la mettent sur un pied d’égalité avec les multinationales qui ne sont pas contraintes de faire les mêmes efforts», note Taazibt. Pour le PT, il s’agit là donc d’une concurrence déloyale dans un secteur censé être protégé par la Constitution. «Bien que quelques préoccupations aient été prises en compte par la commission, il reste que la majorité parlementaire a remis en cause le principe de la préférence nationale ouvrant la voie à des difficultés futures d’Algérie Télécom. Des difficultés qui seront utilisées comme alibi pour l’ouverture de son capital et donc sa privatisation», déplore Taazibt. Pour rappel, la commission des transports, des transmissions et des télécommunications de l’APN a examiné, le 16 décembre dernier, 19 amendements proposés au texte, axés essentiellement sur la reformulation de certains articles, pour permettre à l’opérateur historique de bénéficier du soutien de l’Etat afin de couvrir l’ensemble du territoire national et l’exempter, dans le domaine des télécommunications, de comparaître devant le Conseil de la concurrence. En outre, le projet de loi portant règlement budgétaire de l’exercice 2015 a été également approuvé par les députés, le PT et l’Alliance verte ayant voté contre.  

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(21/02/2018 : 12:00)

Cette «ruche d’idées» qu’on veut faire taire  Voir?

Les attaques du pouvoir contre le MDS se répètent. Il y a d’abord eu un procès intenté à Ghardaïa pour «trouble à l’ordre public», alors que des dirigeants du mouvement étaient venus soutenir Me Salah Dabouz, lui-même poursuivi devant cette juridiction. Les pressions sur le Mouvement démocratique et social (MDS) se précisent. Son siège national, véritable ruche d'idées et de résistance de tous les milieux est ciblé», alertait un communiqué du MDS ce lundi, annonçant la tenue en urgence d’une conférence de presse. De fait, celle-ci a été organisée dans la matinée d’hier, au siège du parti, sis au 67, boulevard Krim Belkacem (Télemly). Hamid Ferhi, coordinateur national du parti, Yacine Teguia, secrétaire général, et Fethi Gharès, porte-parole du MDS, sont ainsi montés au créneau pour dénoncer la menace qui pèse sur ce haut symbole urbain de la gauche algérienne. De quoi s’agit-il au juste ? Jeudi dernier (15 février), la direction du parti, au nom de son coordinateur national, a reçu une convocation à comparaître devant le tribunal de Sidi M’hamed le 28 février prochain. Cette assignation en justice fait suite à une plainte de la Régie foncière de la Ville d’Alger (RFVA), un EPIC qui gère, entre autres, les locaux occupés par l’ex-PAGS. Dans un courrier transmis avec huissier, daté du 30 octobre 2017, il est précisé : «La Régie foncière de la Ville d’Alger vous met en demeure de régulariser votre situation administrative et locative dans un délai de 20 jours maximum.» La RFVA a prévenu qu’en cas de non-régularisation, elle se réservait le droit de porter l’affaire devant les tribunaux. Dont acte. En réponse à cette mise en demeure, le MDS rétorquait : «Depuis l’ouverture politique en 1989, notre parti a bénéficié gracieusement du siège en question sans avoir à payer un loyer. Pour nous, notre situation administrative est claire.» Selon Hamid Ferhi, le parti a d’ores et déjà fait l’objet d’une amende de 1 million de dinars (100 millions de centimes). «Nous sommes en train de chercher un avocat spécialisé. Nous avons consulté des (juristes) amis qui nous ont assuré qu’il n’y avait rien dans ce dossier», confie le responsable du MDS. «Une citadelle à soumettre» Loin de réduire l’affaire à un simple contentieux immobilier entre un bailleur et un locataire, Hamid Ferhi et ses camarades y voient la main de la police politique et sa volonté de réduire au silence cet îlot de citoyenneté qui devenait trop «bruyant» à son goût. Ce grouillant sous-sol du «67» était devenu, ces dernières années, le refuge de tous les «SDF» de l’opposition, les syndicalistes «trop» autonomes, les grévistes matraqués, les débatteurs iconoclastes et autres artistes en rupture de ban, bannis des festivals et des cimaises officiels… Car il faut compter aussi, à cette même adresse, le café littéraire Le Sous-Marin et son rayonnement grandissant, l’association caritative Le Cœur sur la main, ainsi que Moultaqa El Anwar (Le Cercle des Lumières) de Saïd Djabelkhir, l’empêcheur de penser en rond… «Les attaques du pouvoir contre le MDS se répètent. Il y a d’abord eu un procès intenté à Ghardaïa pour ''trouble à l’ordre public'' alors que des dirigeants du mouvement étaient venus soutenir maître Salah Dabouz, lui-même poursuivi devant cette juridiction. Il est reporté au 20 mars 2018. Entre-temps, c’est le 28 février prochain, devant le tribunal administratif d’Alger, qu’est convoqué notre mouvement…», peut-on lire dans une déclaration écrite remise à la presse. Le même document souligne : «Il est vrai que c’est un des hauts lieux de la résistance au despotisme néolibéral adossé à la rente. Véritable ruche d’idées, point de départ du mouvement des Patriotes dans la Mitidja face au terrorisme islamiste, carrefour de la société civile, notre siège constitue pour le pouvoir une citadelle à soumettre.» 1990 : Le PAGS s’installe au «67» Face à la poignée de journalistes qui ont accouru, Hamid Ferhi lance : «Ce que le terrorisme n’a pas réussi à accomplir, l’administration, le pouvoir sont en train de le faire.» Le représentant du MDS insiste sur le fait que le parti n’a jamais eu à s’acquitter d’un quelconque loyer, en précisant qu’à l’ouverture du champ politique suite à la Constitution du 23 février 1989, «12 partis ont obtenu des sièges», dont le PAGS, le Parti de l’avant-garde socialiste, agréé en 1989. Le PAGS a pris ses quartiers dans ces locaux en 1990, rappelle Yacine Teguia. En 1994, la formation politique du défunt Hachemi Cherif change de nom et devient Ettahadi/Tafat. En 1999, Ettahadi devient à son tour le Mouvement démocratique et social. A noter que le courrier de la Régie foncière adressé au parti continue à utiliser l’ancienne appellation, «Hizb Attali’a El Ichtirakiya» (PAGS). Cette pression «immobilière» vient s’ajouter, relève Hamid Ferhi, aux entraves administratives qu’affronte le MDS pour l’obtention d’une autorisation en vue de la tenue d’un congrès extraordinaire. «Ça fait un mois et demi qu’on attend», s’agace-t-il. «Cette pression, c’est pour ne pas nous laisser préparer notre congrès dans la sérénité», assène-t-il. Le MDS a «reçu une mise en demeure il y a trois ans, lors du mouvement des gardes communaux», se souvient Hamid. Par ailleurs, nous apprenons que la Régie foncière de la Ville d’Alger aurait saisi le parti par écrit, au sujet de ce même litige, en 2004, 2005 et 2006. Hamid Ferhi s’étonne que la Régie n’ait jamais frappé à la porte de l’ex-PAGS pour régler cette affaire. «Pourtant, ils sont juste à côté.» Il cite au passage la direction du commerce «qui nous a demandé un registre du commerce. Ils ont entendu dire qu’il y avait un café littéraire ici, ils ont pensé qu’il s’agissait d’un établissement commercial». Yacine Teguia en profite pour rappeler tous les cafés et les restos (de vrais établissements lucratifs pour le coup) qui sont gérés par le FLN à Alger-Centre, à Raïs Hamidou et dans d’autres villes. 2019 en ligne de mire Le MDS serait-il le seul à subir ce genre de procédures ? «A ma connaissance, il n’y aucun autre parti à qui on a fait ça», lâche Hamid. Toutefois, dans la déclaration écrite, le parti ne manque pas de mentionner les pressions exercées sur d’autres formations : «Le RCD s’est vu refuser de nombreuses salles pour tenir son congrès, causant un retard de plusieurs mois à ses travaux. Le FFS prépare son congrès dans des conditions qui montrent quelles pressions colossales sont exercées sur lui et son conseil national.» Hamid Ferhi est catégorique : «Ce n’est pas une affaire administrative, c’est une affaire politique !» «Quand il ne trouve pas comment faire taire une voix discordante, le pouvoir actionne la justice.» Cette «judiciarisation» de la vie politique, selon le mot de Yacine Teguia, va dans le sens d’une «refondation autoritaire de la classe politique», analyse le MDS. Avec, en ligne de mire, 2019. Hamid Ferhi n’écarte pas, en tout cas, l’hypothèse que ces tentatives d’étouffement soient liées à l’échéance de 2019. Il annonce dans la foulée que «le MDS va présenter un candidat, sauf s’ils nous envoient tous en prison». Revenant au rayonnement sociopolitique de ce siège emblématique, le coordinateur national fera remarquer : «Il y a des partis, des syndicats, des associations qui se réunissent ici. On met nos locaux à leur disposition. On est en train de jouer le rôle de l’Etat.» Allusion au manque (privation) de lieux de réunion pour nombre d’organisations «alors qu’il y a plein de lieux qui sont fermés ou sous-utilisés». «Un prolongement de l’espace public» Pour sa part, Fethi Gharès dresse un parallèle saisissant entre cette affaire et le verrouillage de l’espace public : «Le harcèlement que subit le MDS, personnellement, je le relie à la question de l’espace public. Notre siège est un prolongement de l’espace public où le citoyen peut exprimer son opinion. On est le seul parti dont les locaux subissent le même traitement que l’espace public. C’est parce que ce siège est ouvert à tous. C’est la raison pour laquelle le pouvoir veut étouffer cet espace.» En attendant de connaître les développements de cette affaire, Hamid, Yacine et Fethi affichent une farouche détermination à défendre cette «oasis» de démocratie urbaine. «S’ils veulent louer, on paie le loyer. S’ils veulent vendre, on est prêts à acheter ! Nous sommes capables de mobiliser la société pour payer le loyer ou acquérir les locaux», assure Hamid Ferhi. Dans l’hypothèse pessimiste d’une perte du siège, le coordinateur national du parti préfère évaluer l’impact d’un tel scénario loin de tout nombrilisme partisan : «Récemment, il y a eu un hommage d’anciens moudjahidine qui a été rendu ici même à Mohamed Teguia. Il y a des groupes de musique qui viennent ici, il y a des syndicats autonomes, des partis, où vont-ils aller ? Que va devenir le Cercle des Lumières ? C’est toute cette vie démocratique qu’on va perdre, ce ne sont pas les murs. C’est un espace de liberté, un espace d’expression qui est en jeu !»  

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(21/02/2018 : 12:00)

Les partis de l’opposition malmenés par le pouvoir  Voir?

Depuis les dernières élections locales, les passages des responsables de ces partis à la télévision sont rares, voire inexistants. Les pressions se multiplient contre les partis politiques de l’opposition. Contrairement au discours officiel et aux dispositions de la Constitution amendée en 2016, le pouvoir ne fait aucun geste pour faire entendre la voix de l’opposition. Au contraire, il ne lui laisse presque pas d’espace : interdiction d’accès aux médias audiovisuels, publics et privés, restriction sur les autorisations de réunion  publique et multiplication des embûches… Le dernier cas en date est celui du Mouvement démocratique et social (MDS). Le parti de feu El Hachemi Cherif risque de se retrouver sans siège dans les prochaines semaines. L’agence qui gère l’immeuble du boulevard Krim Belkacem, à Alger, où est situé son siège national, lui réclame des arriérés de loyers et poursuit la direction du parti en justice pour «récupérer son dû». Mais selon les responsables du MDS, ce n’est qu’un subterfuge pour déloger «le parti des locaux qui lui sont octroyés depuis sa création». Pour eux, le siège qui accueillait des syndicalistes et des organisations privés de lieux de réunion publique «devient la cible des autorités». Des formations font face aussi à d’autres pratiques. En effet, pour la tenue de son cinquième congrès, le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) a aussi subi de nombreux blocages. Devant tenir ses assises en 2017, le parti, selon son président Mohcine Belabbas, n’a pas pu réserver de salle. Toutes les demandes faites à cet effet ont buté sur un refus, sous prétexte que les salles demandées étaient occupées. «Ce qui est faux», dénonce le président du parti. Ce n’est qu'au début du mois de février en cours que le RCD a réussi à organiser ses assises, mais dans deux lieux différents : les travaux ont été ouverts dans un chapiteau de l’hôtel Hilton et ils ont été clôturés à la Mutuelle des matériaux de construction de Zéralda, à l’ouest d’Alger. Une première dans les annales. En plus des restrictions sur la liberté de réunion, les partis politiques de l’opposition sont boudés par les médias, notamment les chaînes de télévision publiques et privées. Depuis les dernières élections locales, les passages des responsables de ces partis à la télévision sont rares, voire inexistants. Au moment où même les réunions internes des partis au pouvoir sont largement couvertes par la Télévision publique, des chefs de parti de l’opposition sont carrément interdits des plateaux de l’ENTV depuis plusieurs années. Le cas du président de Jil Jadid, Soufiane Djilali, est le plus édifiant. En raison de son discours sur la vacance du pouvoir, l’homme et sa formation politique ne sont plus invités par les chaînes de télévision, y compris privées. Difficile de croire à un simple choix éditorial des médias concernés…

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(21/02/2018 : 12:00)

Pas de suspension de l’enregistrement «dans l’immédiat»  Voir?

Des informations persistantes prêtent au ministre du Travail la décision de dissoudre le Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l’éducation (Cnapeste). Des syndicalistes estiment que l’opération est «imminente», surtout après le maintien de la grève illimitée. Au ministère du Travail, on dément cette «rumeur» colportées par des «spéculateurs». «Il n’y a pas de décision de dissoudre l’organisation ou même de suspendre l’enregistrement. Ce n’est pas à l’ordre du jour», insiste la source contactée par El Watan. Le ministère du Travail s’est impliqué dans le conflit en accordant, le 12 février, une audience à des représentants du Cnapeste. Le ministre a appelé les grévistes à mettre fin à leur mouvement de grève et à faire prévaloir le dialogue «pour l'intérêt des élèves et du pays». Il a aussi rappelé que la loi algérienne «a mis en place plusieurs mécanismes de dialogue et de concertation», signalant que son département est chargé de «veiller à l'application de la loi et d'accompagner ces syndicats, les travailleurs et les partenaires sociaux, afin de leur permettre de s'enquérir et de se conformer aux textes de loi». Pour les services de Zemali, la décision de la justice jugeant «illégale» la grève illimitée du Cnapeste les «met dans la gêne». «Le ministre du Travail est le garant des droits des travailleurs. On est plus proche des travailleurs que des employeurs», admet notre interlocuteur, rappelant, que la décision est «un argument» supplémentaire entre les mains de la ministre. Mission de contact de l’OIT Le porte-parole du Cnapeste affirme que la question de la dissolution par le ministère «ne doit se poser vu que la loi (n°90-02 du 6 février 1990 relative à la prévention et au règlement des conflits collectifs de travail et à l'exercice du droit de grève, ndlr) ne donne pas cette prérogative à cette institution». «La loi n’autorise pas cette action. On est devant un conflit collectif qui doit être réglé autour d’une table. Il est interdit à quiconque de dissoudre le syndicat», lance Messaoud Boudiba. Et de persister : «Il nous est rappelé que la grève est illégale et que la justice l’a décidé ainsi. Mais ce sont les décisions du ministère de l’Education nationale qui sont illégales, comme le recrutement de remplaçants ou l’interdiction aux enseignants d’accéder à leurs établissements.» Le syndicaliste regrette le «refus» par le ministère du Travail de la médiation proposée par la délégation des grévistes. Soulignant que des enseignants ont rejoint le mouvement de grève dont le taux de suivi est de 70%, Boudiba en appelle au président de la République, Abdelaziz Bouteflika, qui «doit intervenir et rendre justice aux enseignants attaqués de toutes parts». La décision de dissolution du Syndicat autonome des travailleurs de Sonelgaz (Snategs), et les poursuites à l’encontre son président, Raouf Mellal, condamné à une peine de prison ferme, ne rendent pas faciles les relations des syndicats avec le ministère du Travail. S’agissant de la délégation de l’Organisation internationale du travail (OIT), qui devra se déplacer dans les prochains jours en Algérie, notre source au ministère du Travail affirme que c’est «une mission de contact prévue depuis plusieurs semaines contrairement à ce qui a été colporté».  

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(21/02/2018 : 12:00)

Les inquiétudes de l’Intersyndicale  Voir?

Avec un taux de suivi «dépassant les 70%», l’Intersyndicale de l’éducation estime avoir «transmis le message» au gouvernement. «La situation est dramatique !» lancent, en appel de détresse, les membres de l’Intersyndicale. Commentant hier le déroulement du premier jour de grève, jugé «satisfaisant, en légère hausse par rapport à celui de la grève du 14 février», Meziane Meriane du Snapest précise que «les fonctionnaires se sentent directement concernés par les revendications de l’Intersyndicale dont la satisfaction aurait un impact direct sur leur situation immédiate», explique-t-il, sollicité hier par El Watan. L’Intersyndicale, dont les principales revendications sont liées à la révision du statut des fonctionnaires du secteur, a été déboutée lors de la rencontre de ses représentants avec la ministre dimanche dernier. La déception concernant le renvoi de la finalisation des dossiers aux «calendes grecques» s’ajoute à «l’inquiétude du personnel face à la situation de blocage dans laquelle se trouve leur secteur». Les représentants des cinq formations syndicales ayant appelé à cette grève constatent que les travailleurs «vivent dans l’angoisse» de voir appliquer la menace de radier 19 000 enseignants pour motif de grève illégale. «Ce serait un drame dont les conséquences seront désastreuses», s’inquiète le président du Satef. L’Intersyndicale de l’éducation redoute l’application de ces sanctions évoquées à maintes reprises par la tutelle et «qui ne mettront pas fin à la situation de blocage. Au contraire, tous les adhérents de l’Intersyndicale se sentent concernés, si l’on touche aux postes avec la radiation des effectifs en grève», soutient Lamri Zegar de l’Unpef. Les membres de l’Intersyndicale se disent interpellés par la situation, d’autant plus que le ministère n’a pas opté pour l’apaisement, pense le représentant de l’Unpef. «Le ministère de l’Education a sauté l’étape de l’arbitrage du conflit. C’est une étape importante qui aurait pu découler sur un terrain d’entente et convaincre les deux parties à revoir leurs positions et négocier», ajoute le représentant de l’Unpef. L’Intersyndicale appelle la ministre à «revoir sa position» dans le traitement de cette crise «et ne pas tomber dans le piège de la radicalisation des positions qui sera désastreux pour tout le monde», soutient le président du Satef. «Le département de l’Education gagnerait à examiner la situation dans tous ses aspects et ne pas se contenter des rapports préficelés de certains responsables», souligne également Meriane. Des membres de l’Intersyndicale estiment que le ministère récolte aujourd’hui le fruit de la non-application du discours et des directives prônés au niveau central. «Au niveau local, les fonctionnaires sont confrontés aux pratiques dénonciables de certains responsables locaux, dont les agissements poussent au pourrissement de la situation. Le décalage entre la politique défendue par le département de l’Education et les pratiques doit être ciblé dans le traitement de la crise», conseillent les membres de l’Intersyndicale. La grève se poursuit aujourd’hui. L’Intersyndicale menace de se solidariser avec les grévistes en cas de licenciement d’enseignants grévistes.  

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(21/02/2018 : 12:00)

Marches simultanées dans trois wilayas du pays  Voir?

Le Collectif autonome des médecins résidents algériens (Camra) affirme que les résidents maintiennent leurs positions et «renouvellent leur volonté indétrônable à trouver des solutions effectives visant à améliorer la qualité de soins prodigués aux citoyens algériens en priorité et se voulant être une génération aspirant à un meilleur avenir». Le Camra appelle à des marches pacifiques régionales demain dans trois wilayas du pays, à Blida, Sétif et Oran, représentant les régions Centre, Est et Ouest. Une action, la «Marche de la fierté», qui s’inscrit dans un mouvement de protestation qui entame son quatrième mois «sans que les revendications principales ne soient satisfaites», regrette le collectif dans un communiqué rendu public, tout en félicitant le courage dont ont fait preuve les 15 000 résidents durant toute cette période.  Le Camra déplore que la tutelle, le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, qui «n’a pas, à ce jour, répondu à l’ensemble des revendications légitimes des médecins résidents en sciences médicales et a décidé de suspendre toute forme de dialogue avec les représentants des grévistes». Ainsi, les médecins résidents campent sur leurs positions et réitèrent leurs principales revendications, à savoir l’annulation du caractère obligatoire du service civil, la dispense du service militaire, une meilleure formation pédagogique et la révision du statut particulier. La commission intersectorielle, installée dans le cadre du dialogue et de la concertation avec les médecins résidents, a approuvé une série de revendications, notamment l’intégration des représentants des médecins résidents au sein de la commission de recours et d’orientation, le droit au regroupement familial pour les couples de médecins, la prise en charge par l’Etat d’un billet d’avion vers les wilayas de l’extrême Sud, l’autorisation d’exercer une activité complémentaire. Pour ce qui est de la revendication relative à la révision du caractère obligatoire du service civil, toute spécialité confondue, la commission intersectorielle a proposé au Camra la levée du caractère obligatoire sur 18 spécialités. Ce qui a été rejeté par les grévistes. De son côté le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière affirme, par la voix de son conseiller à la communication, Slim Belkessam, que les portes du dialogue sont toujours ouvertes : «A la huitième séance de travail avec les représentants des résidents, un document portant sur la prise en charge des 24 points de la plateforme de revendications a été signé et remis pour être soumis à la base. Par ailleurs, la commission interministérielle a demandé de geler la grève (décidée illégale par la justice) afin de poursuivre le dialogue dans le calme et la sérénité, mais nous n’avons eu aucune réponse à ce jour.»

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(21/02/2018 : 12:00)

Le Conseil d’Etat réhabilite le Pr Barkat  Voir?

  Bouc émissaire tout désigné et exposé à la vindicte populaire, le Pr Abdelmadjid Barkat vient d’être réhabilité par le Conseil d’Etat qui a annulé la décision conjointe signée par le ministre de la Santé et celui de l’Enseignement supérieur, mettant fin à ses fonctions en juillet 2015, en tant que chef de service de la maternité du CHU de Constantine. Le Conseil d’Etat a rendu sa décision par arrêt du 11 janvier 2018, tel que confirmé à El Watan par l’avocat du professeur, Me Djamal Eddine Allia. Il s’agit d’une véritable victoire pour le Pr Barkat et avec lui l’ensemble du corps professoral médical, compte tenu des enjeux et des conséquences de cette décision sur le rapport de force entre l’administration et le corps médical, entre le politique et le scientifique. Les circonstances ayant entouré le «limogeage» et la campagne médiatique orchestrée en amont et en aval pour accrocher une cible sur le dos d’un médecin et dégager la responsabilité des pouvoirs publics étaient, en effet, suspectes. Le ministre de la Santé, à l’époque Abdelmalek Boudiaf, avait presque réussi, à travers cette manœuvre, à faire croire que la faillite de la maternité est imputable au médecin chef de service et qu’il fallait juste changer ce responsable pour rendre l’établissement et la qualité des soins nettement meilleurs. Un précédent à généraliser dans le cadre d’une stratégie de soumission d’une génération de professeurs ayant un attachement doctrinal au secteur public, qui ne convient plus aux intérêts des décideurs. La maternité du CHU de Constantine cumulait, certes, l’ensemble des dysfonctionnements, à savoir le manque d’hygiène, le manque de places et une prise en charge qui laisse à désirer. Une situation que le Pr Barkat et son staff ont dénoncée des années durant sans être entendus. Avec 15 000 accouchements par an, la clinique assumait, et avec des moyens très limités, le double de ses capacités, en répondant surtout en «urgentiste» au flux débordant de parturientes venues de toutes les wilayas de l’Est. Les esprits algériens avaient été choqués par les images d’un «reportage» diffusé par la Télévision nationale montrant des parturientes partageant, parfois à trois, le même lit, au milieu de flaques de sang et de tas d’immondices. Ce n’était pas un scoop, car de nombreux journalistes avaient déjà témoigné de la situation, mais pour créer l’émotion, les images sont plus fortes que l’écrit. A ce moment, le ministre ne pouvait que cueillir la tête du professeur en se débarrassant de lui avec l’approbation nationale, concomitamment à une importante opération de réhabilitation et d’équipement de la maternité pour laquelle un budget de 600 millions de dinars avait été dégagé. Une «attention» particulière qui aurait pu intervenir bien avant, en réponse aux SOS lancés par le staff. En tout cas, 18 mois après sa réouverture, la clinique est retombée dans les mêmes travers. Les «hourras !» retentissent encore au CHU Ben Badis de Constantine, où des collègues du Pr Barkat relèvent la tête après avoir accusé un coup sévère suite à cette histoire et la série de mises à la retraite des professeurs chefs de service, qualifiée d’opération de décapitation du corps médical. La décision du Conseil d’Etat pourrait-elle influencer l’échiquier à l’heure où le gouvernement est pressé par les médecins résidents de revoir sa conception de la santé publique ? Certains y croient.

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(21/02/2018 : 12:00)

700 employés perçoivent les arriérés de salaires  Voir?

Quelque 700 agents relevant de l'Algérienne de réalisation d'équipements et d'infrastructure métalliques (Alrim) ont perçu, hier, cinq mois d'arriérés de salaires, dont 278 ont confirmé leur accord pour un départ volontaire. C'est ce qui ressort de l'accord signé hier entre l'employeur et les représentants des travailleurs de Alrim, une filiale du groupe industriel Imetal, dont El Watan détient une copie. Louable, cette action l'est à plus d'un titre puisqu'elle vient à point nommé résoudre un gros problème social qui couve depuis le 2e semestre de l'année 2016. «A partir d’aujourd’hui, fini les mouvements de protestation à Alrim dont le motif est le non-règlement des salaires à temps. Une crise qui est due à l'amenuisement de la trésorerie, conséquence directe du ralentissement des projets de la société, souffrant de rupture de financement», lit-on dans le communiqué d'Imetal. Avec le départ volontaire de 278 agents, Alrim s'est soulagée financièrement, car elle va partager sa masse salariale en deux, lorsque l'opération du départ volontaire touchera les 350 employés. «Notre prochaine étape est de passer à la concrétisation de notre plan de redressement interne (PRI), validé par toutes les parties concernées. Il faut dire également que le plan de charge d'Alrim avoisine les 14 milliards de dinars dont le seul client est le ministère de la Défense nationale (MDN)», projette la direction générale d'Alrim. Force est de souligner que ce dénouement inattendu est à mettre à l'actif de la nouvelle jeune équipe, placée à la tête du groupe Imetal après le limogeage d'Ahmed Yazid Touati, un retraité du bâtiment, pour incompétence. L'adhésion complète de la fédération de la métallurgie et de la sidérurgie à cette initiative est pour beaucoup dans le dénouement de cette situation. D'autant plus qu'elle intervient dans un contexte social difficile, marqué par le mécontentement général du front social dans le pays.

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(21/02/2018 : 12:00)

Des audits pour améliorer les infrastructures  Voir?

La sécurité routière est un enjeu majeur de santé publique et de protection des personnes. Son amélioration passe par la compréhension des différents facteurs induisant les accidents. Ces facteurs proviennent de l’environnement global composé de trois éléments : le conducteur, le véhicule et l’infrastructure routière (avec ses abords et ses équipements). Dans ce contexte, le ministère des Travaux publics et des Transports bénéficie d’un accompagnement technique assuré par un consortium franco-belge dans le cadre du projet de jumelage institutionnel lancé en 2016 entre l’Algérie et l’Union européenne, au titre du Programme d’appui à la mise en œuvre de l’accord d’association (P3A). Le bénéficiaire direct est l'Organisme national de contrôle technique des travaux publics (CTTP). Cet accompagnement concerne l'amélioration des techniques d'aménagement et d'homologation liées à la sécurité routière et aéroportuaire. Dans ce cadre, un cas pratique d’une inspection préalable à la mise en service (IPMS) a été programmé hier sur le tronçon CW114, reliant Bouinan à Baba Ali, situé près d’Alger. Il a été réalisé avec l’accompagnement d’un expert français et une délégation d’ingénieurs CTTP. Son objectif est d’examiner les tronçons de route concernés afin d’identifier et éliminer les éléments qui peuvent conduire à des accidents présentant une certaine gravité. La nouvelle démarche des audits et des inspections de sécurité routière consiste à instaurer un examen systématique et indépendant d’un projet, destiné à éviter des problèmes de sécurité routière potentiels dans toutes ses phases depuis la planification jusqu’à la première utilisation, afin de pouvoir éviter les accidents et de limiter le risque auquel pourraient être soumis les usagers. Des enquêtes ont mis en lumière le fait que le facteur «conception de l'infrastructure» se retrouve dans 34% des accidents. Parmi ceux-ci, 20% ont un rapport avec la configuration de la route et 15% avec les abords. L’accident routier est à caractère multifacteurs, soit en moyenne 3 facteurs combinés par accident. La démarche des audits et inspections de sécurité routière vise à s’assurer que la sécurité des usagers a bien été prise en compte dans l’ensemble des phases du processus de planification, de la conception à la gestion de l’infrastructure routière et autoroutière. Cette démarche ne se substitue pas aux différents contrôles qui doivent être effectués par les différentes parties prenantes : maître de l’ouvrage, maître d’œuvre et gestionnaire. La concrétisation de cette action participera à la réduction des accidents et à la limitation des risques que peuvent rencontrer les usagers de la route. Les différents bilans présentés jusque-là à la presse ont pour but de démontrer que la vitesse et l'indiscipline des automobilistes sont à l'origine de la plupart des accidents sur la route, en oubliant de mesurer l'impact d'une signalisation défaillante ou du mauvais état de la chaussée. Les experts du jumelage (P3A) soulignent la nécessité de donner plus d’importance aux qualités fonctionnelles de l’infrastructure, ses abords et ses équipements (dispositifs de retenue, marquages routiers…). 

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(21/02/2018 : 12:00)

On vous le dit  Voir?

Le groupe El Bahara débarque à Tizi Ouzou Dans le cadre de la grande tournée artistique entamée par le groupe El Bahara, un gala aura lieu vendredi à 15h dans la grande salle de la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou, a-t-on appris auprès de la cellule de communication de la wilaya. Cet événement culturel, initié sous le haut patronage du ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire et sous l’égide du wali de Tizi Ouzou, vise, selon les organisateurs, à «consolider l’identité et l’unité nationales, à chanter l’amour de l’Algérie, la tolérance et la fraternité entre les jeunes». ll se veut aussi «une campagne de sensibilisation pour dénoncer le phénomène de la violence en milieu scolaire et les stades, et pour condamner le fléau de la toxicomanie chez les jeunes», a-t-on indiqué.   Les chiens errants dictent leur «loi» à Illizi Les éleveurs du chef-lieu de la wilaya d’Illizi ne savent plus à quelle porte frapper pour sauver leur cheptel, source de vie et de nourriture par excellence dans le milieu saharien. L’heure est à l’estimation des dégâts. L’irréparable s’est déjà produit, et pas moins de trente chèvres ont été tuées par des chiens errants, dans les différents périmètres agricoles de cette ville. Des images choquantes de ces attaques féroces ont fait le tour des réseaux sociaux et suscité une large dénonciation des habitants, tous unanimes à interpeller les autorités compétentes sur cette situation alarmante qui menace la santé publique et, surtout, afin d’éviter des attaques contre les humains. A l’évidence, une campagne d’abattage contre les animaux errants s’impose à travers tout le territoire de la wilaya, eu égard aux maladies que peuvent transmettre les chiens errants à l’homme, telles que la rage, la leishmaniose et bien d’autres aussi graves. La dépouille d’une femme repêchée au large de Bouharoun La dépouille d’une femme non identifiée a été repêchée, lundi soir, au large de Bouharoun, portant ainsi à deux le nombre de corps repêchés en quatre jours sur les côtes de Tipasa, a-t-on appris, hier, auprès des services de la Protection civile de la wilaya. Selon la même source, il s’agirait de la dépouille d’une jeune femme d’une trentaine d’années, repêchée dans un état de dégradation avancé par une équipe de gardes-côtes au large de Bouharoun, alors qu’elle effectuait une patrouille. La dépouille a été transportée à la morgue de l’hôpital de Koléa, où elle fera l’objet d’une autopsie pour déterminer les causes de la mort dans le cadre d’une enquête diligentée par les services de la Gendarmerie nationale, a-t-on, encore, signalé. A noter que l’équipe de plongée de la Protection civile avait procédé, jeudi dernier, au repêchage de la dépouille d’une personne, également, non identifiée au large de la ville de Messelmoune-Ouest.  

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(21/02/2018 : 12:00)

Bouira : Un accident fait 3 morts et 23 blessés  Voir?

Un accident de la circulation survenu, aujourd’hui vers 1 heure du matin, entre deux bus et camion semi-remorque au niveau de l’échangeur de l’autoroute Est-Ouest à Ahnif, 40 km à l’est de Bouira, a fait 3 morts et 24 blessés. Selon des sources locales, la collision a eu lieu lorsque les deux bus assurant la ligne Chlef-Jijel avaient marqué un arrêt au niveau de l’échangeur d’Ahnif. Au moment de l’accident, 2 personnes sont décédées sur place. La troisième victime a rendu l’âme au niveau de l’EPH de M’Chedallah. Huit (8) autres blessés graves ont été évacués ce matin vers l’hôpital Mohamed Boudiaf du chef-lieu de Bouira.  

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(20/02/2018 : 11:58)

Ali Benflis et la situation politique : «Le pouvoir doit ouvrir le dialogue»  Voir?

Le président de Talaie El Hourriyet, qui considère que ce n’est pas le moment de parler de la prochaine présidentielle, n’a pas manqué d’aborder la situation du front social en ébullition depuis la rentrée. Il a fustigé la manière dont ont été traités les médecins résidents et les enseignants. Le président du parti de Talaie El Hourryet, Ali Benflis, appelle une nouvelle fois à un «dialogue global pour sortir le pays de la crise». «Nous devons laisser de côté nos divergences pour trouver une issue à nos problèmes», a-t-il réitéré hier lors d’une conférence qu’il animée au siège de son parti à Aïn Allah. L’ancien chef de gouvernement, qui dit respecter toutes les initiatives et les propositions émanant des partis politiques, défend aussi la sienne qu’il ne cesse de formuler depuis plusieurs années déjà. Pour lui, le salut pour le pays passera par l’organisation d’élections libres et ne souffrant d’aucune irrégularité par une commission indépendante. Les partis qui en sortiront, explique Ali Benflis, avec la force de la légitimité constitueront un gouvernement d’union nationale qui rédigera une Constitution qui sera l’émanation de la volonté du peuple. Une période de transition sera organisée selon les termes d’une charte dont l’Armée nationale populaire (ANP) sera garante, a affirmé le président de Talaie El Hourriyet, qui appelle le pouvoir au dialogue. Ali Benflis ne fait, en effet, aucun commentaire sur la proposition portant la mise en place d’une Assemblée constituante de la secrétaire générale du Parti des travailleurs, Louisa Hanoune, et celle concernant un seul candidat de l’opposition en 2019, considérant que c’est d’un dialogue national que jaillira la solution à la crise et à l’impasse politique que vit le pays. «L’opposition ne doit pas baisser les bras. Elle doit demeurer une force de proposition pour amener le pouvoir en place à ouvrir un dialogue inclusif pour une sortie de crise», souligne l’ancien candidat à l’élection présidentielle de 2014 dans sa déclaration liminaire. «Mais pour peser de tout son poids, l’opposition doit laisser de côté ses différences secondaires et se regrouper autour d’une démarche collective, dont la finalité première est de sortir notre pays de la crise dans laquelle il s’enfonce chaque jour davantage», affirme Ali Benflis qui estime que «l’Algérie a encore assez de ressources et de ressorts pour rebondir, pour peu que le pouvoir abandonne ses prétentions illégitimes à la pérennité et engage le dialogue pour remettre notre pays sur les rails». «Un dialogue rassembleur susceptible, en même temps, de renforcer, selon lui, le front intérieur pour soutenir les efforts louables de l’ANP dans sa mission permanente de sauvegarde de l’indépendance nationale et la défense de la souveraineté nationale, de la défense de l’unité et de l’intégrité territoriale de notre pays.» Au sujet de la prochaine élection présidentielle, le président de Talaie El Hourriyet répond que la priorité de l’heure n’est pas tant cette échéance que la situation du pays et les mécanismes qu’il faut mettre en place pour l’en sortir, comme la mise en place d’un processus électoral propre. Ali Benflis, qui considère en tout cas que ce n’est pas le moment de parler de ce sujet, n’a pas manqué d’aborder la situation du front social en ébullition depuis la rentrée. Il a fustigé la manière dont ont été traités les médecins résidents et les enseignants. «C’est honteux, dit-il, de voir les médecins et les enseignants violentés de la sorte». Critiquant le gouvernement d’Ahmed Ouyahia, le choix de la répression au lieu du dialogue avec les syndicats, l’ancien chef de gouvernement affirme que ce n’est pas sa méthode : «Mon éducation a été fondée sur le respect des autres, des enseignants et des médecins.» Ali Benflis a refusé aussi de répondre à Naïma Salhi qui l’a accusé de «trahison». Il a refusé même de citer son nom «par respect à la famille». L’ancien chef de gouvernement a eu aussi l’occasion de s’expliquer sur la loi interdisant les manifestations publiques à Alger, décidée lorsqu’il était aux commandes en 2001. Ali Benflis revient sur cette date en soutenant que c’est lui qui avait autorisé la marche des Archs, «malgré l’état d’urgence qui était toujours en vigueur». Assumant aussi l’interdiction des manifestations publiques à Alger à cause de ce qui s’est passé le 14 juin 2001, avec les infiltrations que l'on sait, l’ancien candidat à la présidentielle de 2014 dénonce le fait que certains entretiennent le doute sur sa responsabilité de l’interdiction des marches dans la capitale. Le président de Talaie El Hourriyet, qui rappelle que cela fait 15 ans qu’il n’est plus aux commandes, affirme avec dérision qu’il n’est quand même pas responsable du maintien d’une mesure provisoire alors qu’il n’est plus au pouvoir.

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(20/02/2018 : 12:00)

19 000 enseignants risquent la radiation  Voir?

Les représentants syndicaux, reçus par Nouria Benghabrit, ont exigé la révision des critères de promotion et de classification. L’Intersyndicale de l’éducation maintient son mot d’ordre pour une grève de deux jours à partir d’aujourd’hui, après l’«échec» des négociations avec le ministère autour des revendications socioprofessionnelles. Les réunions de conciliation tenues avant-hier n’ont abouti à aucun résultat probant, selon les représentants des syndicats signataires du préavis de grève. «Notre plateforme de revendications portant notamment sur l’amélioration du pouvoir d’achat peut être satisfaite avec la révision de certains points du statut spécifique des travailleurs de l’éducation dont nous exigeons la finalisation», souligne Meziane Meriane, coordonnateur national du Snapest, déçu par l’issue de la rencontre. L’échec était prévisible, selon le syndicaliste du Snapest, qui estime que le Premier ministère, qui détient la prérogative de la concrétisation de la majorité des points évoqués dans la plateforme de revendications, est interpellé pour «trouver la solution pour gérer la crise de telle sorte que le pouvoir d’achat du travailleur de l’éducation s’améliore». Le Satef considère, pour sa part, que l’engagement du ministère à trouver un terrain d’entente sur la plupart des questions soulevées concernant la révision du statut particulier, relevant des prérogatives du ministère de l’Education nationale, n’a pas été accompagné par des promesses de décision. «Notre combat est pour la révisions des articles définissant les modalités de classification des fonctionnaires. Nous avons proposé à ce que les fonctionnaires détenteurs de diplômes, de licences et de DEUA soient classés respectivement dans la 12 et la 11 au lieu de la 11 et la 10, comme c’est le cas actuellement», explique Boualem Amoura, président du Satef. Les syndicats ont également exigé la suppression de la note éliminatoire pour les matières secondaires dans les examens professionnels. «A cause de cette note éliminatoire, des milliers d’établissements se trouvent aujourd’hui sans directeurs. Même si les enseignants ayant postulé au poste de directeur ont réussi le concours, la note éliminatoire obtenue dans des matières secondaire a empêché leur accès à ce poste. Le ministère a fait une promesse, mais en l’absence d’un texte officiel, nous ne pouvons pas considérer que c’est acquis», souligne le même représentant syndical. Les représentants syndicaux qui ont été reçus par Nouria Benghabrit ont par ailleurs exigé la révision des critères de promotion et de classification. Ainsi, les syndicats proposent à ce que le département de l’Education adopte les normes internationales, en prenant le diplôme comme critère principal de classification et non le poste occupé, comme c’est le cas actuellement. Un enseignant du primaire titulaire d’un diplôme de bac+5 se classerait ainsi dans la même catégorie qu’un enseignant du secondaire titulaire du même diplôme. Cette proposition formulée dans le cadre de la commission mixte installée pour travailler sur la révision du statut est rejetée par le Cnapeste. L’Intersyndicale revendique donc la mise à niveau de ces points du statut. Les autres revendications sont liées à l’abrogation de la loi sur la retraite qui a consacré la suppression de la retraite anticipée ainsi que la participation dans l’élaboration du nouveau code du travail.

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(20/02/2018 : 12:00)

Pourquoi Amr Khaled intéresse 5 millions d’Algériens  Voir?

Le téléprédicateur égyptien, Amr Khaled, sait plaire. Sa page Facebook officielle est très suivie : plus de 29 millions d’abonnés. Ses fans algériens sont aussi très nombreux : plus de 5 millions, si l’on en croit une étude rendue publique par Interface Media sur l’influence des contenus religieux sur Faccebook. Natif d’Alexandrie en 1967, Amr Khaled obtient un diplôme en comptabilité de l’université du Caire, avant de suivre un rapide cursus en sciences islamiques. Proche à ses débuts de la confrérie des Frères musulmans, le jeune Amr commence par écumer les mosquées, avant de débuter ses prêches télévisés, à partir de 1998, sur la chaîne Iqraa. Le succès est immédiat. Surtout au niveau des couches populaires séduites par un langage simple qui fait oublier les circonlocutions de ses prédécesseurs. Mais le téléprédicateur n’a pas que des admirateurs ; des cheikhs de la célèbre mosquée-université d’Al Azhar, surpris par la nouvelle figure du «dai» décontracté, ont critiqué sa méthode. A cela s’ajoutent des pressions des autorités de son pays, qui finiront pas convaincre la vedette cathodique montante de s’exiler en Grande-Bretagne. Le sourire aux lèvres, la mise parfaite que lui envierait le plus futé des télévangélistes, le prédicateur musulman lance plusieurs émissions à succès : Les bâtisseurs de la vie ; Sur les pas de notre bien-aimé ; En ton nom, Seigneur, nous vivons… La percée des réseaux sociaux aura été cet autre filon exploité par le «mouslih». Tous les sujets ou presque sont traités. La dernière publication sur la page, consultée en fin d’après-midi, est une vidéo de l’ancien grand mufti d’Egypte, Ali Gomaa, sur le «marché des fatwas». Vu, hier, quelque 8000 fois, en quelques minutes, le message est vite liké, commenté, partagé... Le prédicateur, qui apparaît dans un décor sobre, s’intéresse aux questions de la vie, comme le régime alimentaire à adopter durant l’hiver, les conflits dans le couple, la somniloquie, ou encore les découvertes de la Nasa sur le trou noir. Simplifiés, les sujets sont agréablement présentés, avec toujours une référence obligée au Coran et aux dits et faits du Prophète. Amr Khaled est venu en Algérie, début février 2009, à l’invitation de la succursale locale de son association, Sonaa El Hayat, soutenue par le quotidien arabophone Echourouk, signale le journaliste freelance Mohamed Hadji, qui l’a rencontré à deux reprises. «La conférence s’est tenue à l’hôtel El Aurassi devant une salle où il n’y avait pas grand monde. Le sujet était des généralités», raconte Hadji, qui s’étonne que le «dai» se soit confiné dans l’hôtel des Tagarins. Pour le collaborateur d’Al Hayat, qui lui a consacré un article critique, les suiveurs en Algérie de la vedette égyptienne appartiennent en grande majorité à la mouvance des «ikhwan» (Frères musulmans), qui ont chanté ses louanges, avant de découvrir sa «duplicité» et son soutien affiché au régime du maréchal AlSissi. Le prédicateur, qui a visité l’Algérie à la veille du match historique qualificatif pour la Coupe du monde 2010, a appelé au calme, contrairement à d’autres vedettes télévisuelles de son pays.                                    

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(20/02/2018 : 12:00)

«La répudiation représente 49% des divorces, le khol’â 11%»  Voir?

Directrice du Ciddef (Centre d’information et de documentation sur les droits des femmes et des enfants), la juriste Nadia Aït Zaï revient dans l’entretien qu’elle nous a accordé sur les inégalités contenues dans le code de la famille, notamment en matière de divorce. Elle constate que la répudiation, qui constitue 49% des divorces, est parfaitement acceptée, pendant que le khôl’â, qui ne représente que 11% des divorces, est diabolisé. - A chaque fois que la question du divorce est soulevée, le débat est tout de suite orienté vers la procédure du khol’â, qui donne le droit à la femme de se libérer d’un mariage douloureux, moyennant une compensation financière. Selon vous, pourquoi une telle digression ? Vous savez, la loi criminalisant la violence conjugale votée par l’Assemblée populaire nationale en mars 2015 n’a été adoptée que le 10 décembre 2015 par le Sénat, soit huit mois d’attente pour les femmes, la société civile et tous les citoyens soucieux de leur sécurité en raison de la levée de boucliers du courant islamo-conservateur, sous prétexte que cela disloquerait la famille. C’est ce même courant qui depuis quelques années conteste le khôl’â, utilisé par les femmes pour se libérer d’une union conjugale difficile et éprouvante. Cette agitation semble, encore une fois, avoir atteint les pouvoirs publics puisque le président de la République, dans son discours du 8 mars 2015, a ordonné une révision du code de la famille en ses articles concernant le divorce et particulièrement le khôl’â, une tâche qui devait être confiée à un comité ad hoc. Pour le Président, ces dispositions «prêtent à interprétation», il faut donc y introduire les clarifications et précisions. A défaut d’un comité ad hoc, vraisemblablement c’est le Haut-Conseil islamique qui va donner un avis. C’est une bonne chose, mais il doit analyser toutes les formes de divorce prévues par le code de la famille pour ne pas diaboliser le khôl’â, qui semble dénoncé parce que les femmes y ont recours. Nous constatons que la répudiation est parfaitement acceptée, mais on s’émeut lorsque l’épouse utilise le khol’â. Pourtant, cette forme de résiliation du lien du mariage ne représentait, entre 2007 et 2011, que 11% des divorces. Il faut noter que le khol’â, ce droit de l’épouse à divorcer (à répudier) de son mari est une possibilité accordée par le droit musulman à travers le Coran, notamment la sourate 2-229, en contrepartie d’une compensation matérielle. Le code de la famille a repris cette règle affinée par la Cour suprême, qui a mis fin à un abus d’interprétation de la règle par les juges qui exigeaient l’accord de l’époux. Elle a affirmé que la demande de khôl’â n’était plus subordonnée à l’acceptation de l’époux. De ce fait, l’expression «sans l’accord du mari» a été introduite en 2005, dans l’article 54 du code de la famille. En cas de désaccord sur la compensation financière, le juge ordonne le versement d’une somme dont le montant ne saurait dépasser la valeur de la dot de parité. Il n’est pas superflu de répéter qu’en droit musulman, la répudiation est un droit qui permet à l’époux de rompre le lien conjugal sans motif. Le corollaire de ce droit est le khôl’â qui est le droit de la femme à demander la rupture du lien conjugal sans l’accord de l’époux. - Pourquoi ce droit est-il aujourd’hui contesté ? Nous pensons qu’il faut chercher les raisons dans la liberté de la femme à utiliser son droit de répudier son mari et comment l’époux reçoit cette forme de rupture. L’époux, ou l’ex-époux considère cette liberté de répudier comme une atteinte à sa dignité, à son pouvoir, à son autorité sur la femme. Mais ceux qui s’élèvent contre le khol’â ou ceux qui ont abusé de la répudiation après 20, 30 ou 40 ans de vie commune se sont-ils interrogés sur les sentiments de l’épouse ? N’est-ce pas une atteinte à sa dignité et à sa personne ? Se sont-ils interrogés sur les dégâts causés par ce mode de rupture qui disloque la structure familiale et met dans une situation de précarité femme et enfants, parce que le domicile conjugal revient à l’époux, et ce, malgré l’obligation faite au père d’assurer un logement au gardien des enfants ? Pourquoi la femme a-t-elle recours à ce procédé ? Elle ne le fait pas de gaieté de cœur. Elle en use après mûre réflexion, car son souci principal est la préservation de la cellule familiale et l’intérêt des enfants. Elle utilise cette forme de rupture du lien conjugal parce qu’il est difficile de demander le divorce dans les 10 cas prévus par l’article 53, assujettis à une preuve ou à la production d’un jugement pénal pour quelques-uns des cas. Pour preuve, seulement 8% des divorces ont été obtenus par les femmes sous la forme de «Tatlik» suivant l’article 53 du code de la famille. Comment une femme peut-elle, par exemple, prouver le délaissement de la couche par le mari ou prouver une aversion pour le mari ? Les épouses ont de plus en plus recours au khôl’â, car cette forme de divorce est plus facile à obtenir pour une raison simple : elle ne nécessite pas de preuves. Des arguments allégués suffisent, tout comme cela est admis pour la répudiation. Bien que le taux de demandes de divorce par khol’â est bien plus faible que celui de la répudiation, il serait plus judicieux, pour rétablir un équilibre ou une égalité entre les époux, que le législateur modifie les dispositions de l’article 48 relatives au divorce en introduisant la combinaison des deux droits des époux et en affirmant que le divorce peut être demandé par l’une ou l’autre partie sans motifs justifiés moyennant réparation à la partie lésée par cette demande. - Pourquoi le droit à la répudiation unilatérale de l’épouse dont usent et abusent les hommes n’a pas été dénoncé comme l’a été le khol’â ? Il y a une inégalité flagrante dans la demande de rupture du lien conjugal. Autant pour le mari la demande est simplifiée, rapide, sans obstacle lorsqu’il exerce sa volonté unilatérale (répudiation), autant pour la femme c’est le parcours du combattant, car il lui faut apporter des preuves, difficiles à trouver, telles que prévues par l’article 53 du code de la famille. Effectivement, des clarifications et précisons doivent être faites à ce niveau. Par contre, le khôl’â, demande faite par la femme, ne souffre aucune ambiguïté puisque la Cour suprême a reconnu que c’est un droit de la femme tout en précisant que l’accord du mari n’était pas nécessaire, sauf pour la fixation du montant de la compensation financière. Un simple examen des formes de divorce prévues par le code de la famille fait ressortir les articles qui nécessitent une clarification. C’est à travers les chiffres du divorce que nous pouvons dire si le khôl’â est la forme de divorce qui déstructurerait la famille. La répudiation n’a jamais embarrassé ceux qui l’utilisent et pourtant, comme nous allons le voir, le nombre est trois fois plus élevé que le khôl’â. Le plus important pour la société est de voir quelles sont les formes de divorce qui mettent en péril la structure familiale et déstabilisent sur le plan psychologique les enfants. Les statistiques de l’Ons montrent que le nombre des mariages est passé de 331 190 (en 2008) à 387 947 (en 2013), et les divorces ont augmenté de 39 190 (en 2008), à 57 461 (en 2013). La moyenne du nombre des divorces est donc passée de 12 à 15% et est restée stable depuis 2011. En Tunisie, ce taux est de 13% pour 91 590 mariages, alors qu’au Maroc il est de 15,4% pour 364 367 mariages, et reste en hausse par rapport à celui de 2010. Il faut rappeler qu’hormis le code du statut personnel tunisien modernisé par Bourguiba sans se détacher de l’islam, les codes marocain et algérien, revisités respectivement en 2004 et 2005, ont permis à ces deux pays de retrouver leur identité religieuse et culturelle aux indépendances et à réintégrer des valeurs propres dans les rapports familiaux en tant que domaine privé par excellence. D’ailleurs, la particularité du droit maghrébin de la famille, c’est qu’il est puisé dans des sources sacrées et parfois sacralisées. Le droit musulman se présente comme la référence centrale autour de laquelle d’autres sources sont susceptibles de se greffer. - Mais c’est dans le chapitre consacré à la dissolution du mariage qu’apparaissent les inégalités les plus frappantes entre les époux… Effectivement. Dommage que les chiffres de l’Ons ne donnent pas les catégories de divorces. Pour cerner les différentes formes et mesurer l’ampleur de chacune d’elles, il faut revenir au code de la famille et aux chiffres du ministère de la Justice. L’article 48 du code de la famille prévoit : le divorce par volonté unilatérale qui est de fait la répudiation déguisée, Talaq, le divorce par consentement mutuel, le divorce pour raisons graves, à la demande de l’épouse, Tatliq et le divorce par khol’â, à la demande de l’épouse moyennant le «rachat». Si l’on se réfère aux chiffres du ministère de la Justice, nous constatons que le khôl’â vient en troisième position des cas de divorces, après la répudiation et le divorce par consentement mutuel. En effet, sur les 216 434 divorces enregistrés entre 2007 et 2011, 106 614 par répudiation, soit 49% et 69 513 par consentement mutuel, soit 32%. Les cas de khôl’â ont atteint le 23 316, soit 11% des divorces et on a enregistré 16 991 cas de Tatlik, soit 8% de la totalité des divorces. Vous voyez donc que c’est la répudiation déguisée qui se taille la part du lion avec près de la moitié des divorces et non pas le khôl’â. Le code de la famille la présente dans l’article 48 sous forme de divorce exprimé selon la volonté unilatérale du mari et dans les articles 51 et 56 comme «un divorce par répudiation». Le ministre de la Justice avait rendu publics les chiffres du divorce pour l’année 2017 sans les catégoriser. Selon lui, sur les 349 544 mariages, il y aurait eu 68 000 divorces, soit 19,54%. Il a précisé qu’entre 2012 et 2017, la moyenne annuelle des divorces s’est établie à 60 602 cas, un taux, avait-il souligné, «faible» par rapport aux pays arabes et européens. Il faut savoir que la répudiation est un procédé qui remonte à l’époque pré-islamique. Elle était pratiquée avec une facilité extrême sans formalités ni conditions. Avec l’avènement de l’islam, cette institution qui n’a pas été abrogée a toutefois été réglementée afin d’en atténuer les conséquences fâcheuses et d’en réduire l’usage. Les versets du Coran imposent une ligne de conduite et des règles morales aux hommes qui répudient leurs femmes. Les auteurs musulmans ont édifié toute la réglementation minutieuse de l’institution sur la base des quelques versets coraniques qui s’adressent aux hommes au sujet de la répudiation. Dans leur effort propre d’interprétation, les juristes musulmans ont déduit que la répudiation ne peut être qu’un droit exclusif qui appartient à l’époux et à lui seul, selon son bon gré, sans besoin de justifier du bien-fondé de sa décision. Certains auteurs disent que ce droit est confié à l’époux parce que, selon eux, son esprit est supposé être plus pondéré par rapport à celui de la femme. De ce fait, celle-ci est totalement exclue du processus de décision lors de la rupture du lien matrimonial, tandis que l’homme détient tout ce pouvoir. Le divorce étant judiciaire en Algérie, le juge ne demandera pas les raisons de la rupture selon la volonté unilatérale. Il est vrai qu’il procédera aux trois tentatives de conciliation obligatoires entre les parties, mais en dernier ressort il ne fera qu’entériner la volonté de l’époux. La particularité de notre législation, c’est d’avoir décidé que le jugement de divorce n’est pas susceptible d’appel. Il est définitif dès son prononcé en première instance. La fragilité du lien conjugal trouve sa source principale dans l’institution de la répudiation sans appel. La stabilité familiale est touchée par cette forme de plus en plus usitée depuis 1984. Le législateur considère ce mode de rupture du lien conjugal comme étant un divorce abusif nécessitant réparation. Mais, pour éviter que le tribunal ne considère le divorce comme abusif, l’époux fait souvent état de l’insubordination de sa femme, c’est-à-dire «fi halat el nouchouz». Pour comprendre cette notion d’insubordination, il faut aller vers le texte religieux sur lequel s’appuient les défenseurs de cet argument. «Pour celles dont vous craignez l’inconduite, vous pourrez les blâmer, les éloigner de votre couche, les corriger même si besoin est. Si elles se font soumises, vous ne tenterez rien contre elles». Ce verset ne concerne que les cas d’inconduite et d’infidélité de la femme, parce que «les femmes vertueuses restent à leur époux absent et maintiennent intact ce que Dieu a prescrit de conserver». Qu’entend-on alors par inconduite ? Selon le chercheur tunisien Tahar Haddad, la correction dont il est question dans le verset ne vient qu’en troisième position. Elle n’intervient que pour redresser les défauts de la femme et la rendre plus consciente de ses devoirs afin de préserver les relations conjugales de la lassitude qui aboutit généralement, dit-il, à la rupture. L’époux éduque sa femme en prodiguant des conseils, puis montrer une certaine froideur en faisant lit à part et non pour une longue durée, enfin en la corrigeant. Seulement, ajoute Tahar Haddad, la correction n’avait dans l’esprit de tous les législateurs aucun sens de brutalité ou de violence. L’inconduite est donc considérée comme l’incapacité pour la femme de rectifier ses défauts qui peuvent déplaire au mari. Si elles se font soumises, vous ne tenterez plus rien contre elles. La soumission doit-elle être le fondement des relations entre les hommes et les femmes ? L’article 55 du code de la famille emploie ce terme en arabe lorsqu’il s’agit d’un abandon de famille par l’un des époux, le juge accorde alors le divorce et le droit aux dommages et intérêts. Dans cet article, le «nouchouz» est traduit en français par l’abandon du domicile conjugal. Il a vite été transformé en insubordination par les demandeurs de divorce. - Pourquoi les femmes sont-elles peu nombreuses à recourir à la procédure de «Tatlik» prévue par le code de la famille ? Le Tatlik est le divorce demandé par l’épouse dans la limite des cas prévus par les articles 53 et 53 bis du code de la famille, qui fixent les dix cas où cette demande est accordée à l’épouse. Généralement, il est difficile pour les femmes d’atteindre la séparation avec cette forme de divorce parce qu’elles doivent apporter la preuve du cas invoqué pour justifier la demande. En cinq années, seulement 16 991 femmes ont pu obtenir le divorce suivant l’un des 10 cas, soit à peine 8% du nombre des divorces, alors que pour la même période, il y a eu 106 604 répudiations, divorces obtenu sans motifs ni justifications. Avec l’amendement du code de la famille de 2005, de nouveaux cas de divorces ont été introduits, comme celui qui intervient en cas de «tout désaccord persistant entre les époux et de la violation des clauses stipulées dans le contrat de mariage, notamment celles qui concernent la protection du droit au travail et l’interdiction de la polygamie». L’épouse pourra se défaire de la relation conjugale en invoquant l’un ou l’autre de ces motifs. Ces deux nouveaux cas ont été rajoutés aux cas déjà prévus pour faciliter la démarche à l’épouse. Il a toujours été considéré que les cas posés par l’article 53 étaient restrictifs et aggravés par la difficulté de rapporter le manquement invoqué, et comme le précise le professeur Mohamed Salah Bey dans une de ses publications consacrées à la législation, c’est à dessein que le prononcé du divorce dépend parfois d’un autre jugement, celui du paiement de la pension alimentaire ou de la condamnation pénale, et parfois il est subordonné à une faute immorale préalablement établie. La Cour suprême semble dans certains cas se passer de la production du jugement pénal ; dans un arrêt rendu le 15 juillet 2010, les juges de cette instance ont décidé que dans une affaire de divorce demandée par la femme suivant l’article 53 dernier alinéa, il n’était pas nécessaire de prouver les coups et blessures par la production d’un jugement pénal. Le rajout de ces deux cas de demande de divorce facilitera la démarche de l’épouse si un contrat de mariage a été préalablement établi. Mais, généralement, les époux refusent d’établir un contrat de mariage de peur d’altérer la confiance qu’ils ont l’un envers l’autre. Par ailleurs, il est reconnu à l’épouse qui demande le divorce en se basant sur les causes prévues à l’article 53 la possibilité d’obtenir réparation pour le préjudice qu’elle aura subi du fait d’abandon, du défaut de paiement de la pension alimentaire prononcé par jugement, pour refus de l’époux de partager la couche de l’épouse pendant plus de quatre mois, pour absence du mari de plus d’un an. - Le divorce par consentement mutuel vient en deuxième position après la répudiation. Comment l’interprétez-vous ? La rupture du lien du mariage par consentement mutuel des deux époux est une forme gracieuse de divorce. Elle consacre la liberté des conjoints de pouvoir mettre fin à leur lien conjugal. Elle est le type de divorce idéal lorsque les époux constatent l’échec de leur vie maritale et décident de se séparer dans l’entente et le compromis sans avoir à dévoiler au juge les motifs de leur séparation qui demeurent secrets. Cette conception du divorce consacre l’autonomie de la volonté des conjoints. Elle renforce la définition même du mariage qui est considéré comme un pacte ou un contrat entre les époux. - Qu’en est-il du principe de médiation entre les époux pour éviter le divorce ? L’article 56 du code de la famille prévoit qu’en cas de mésentente entre les deux époux et si le tort n’est pas établi, la désignation par le juge de deux arbitres, l’un choisi parmi les proches de l’époux et l’autre parmi ceux de l’épouse pour les réconcilier, et à charge pour lesdits arbitres de présenter un rapport sur leurs offices dans un délai de deux mois. Ce mécanisme est repris du verset du Coran : «Si vous craignez une rupture entre les deux conjoints, vous dépêcheriez auprès du couple deux arbitres, l’un pris dans la famille de l’homme, et l’autre dans celle de la femme…». Si l’un et l’autre arbitres envisagent sincèrement une réconciliation, l’entente pourra être rétablie dans le ménage. Aujourd’hui, les rapports de genre ont connu de profonds changements grâce à l’affirmation de la femme sur le plan social et économique. Le législateur a pris acte de l’évolution de la société et de la famille et a introduit des changements sensibles dans la loi. L’idéologie du couple conjugal gagne du terrain et se substitue à l’idéologie patriarcale où seul le mari est le chef. L’égalité des époux dans la gestion du ménage et dans l’éducation des enfants a été consacrée dans le code de la famille. Le devoir d’obéissance et la notion de chef de famille ont été également abrogés, mais il demeure encore, dans l’esprit des juges, la notion du pouvoir marital qu’ils continuent à invoquer s’agissant des relations entre époux malgré l’article 36 du code de la famille qui impose aux époux les mêmes droits et obligations. Le législateur met les deux époux dans l’obligation de sauvegarder les liens conjugaux, les devoirs de la vie commune, la cohabitation en harmonie et le respect mutuel et dans la mansuétude, il les engage à contribuer conjointement à la sauvegarde des intérêts de la famille, à la protection des enfants et à leur saine éducation. Cette égalité entre les époux dans l’exercice de leurs obligations et devoirs n’a pas été étendue au divorce. Cela se comprend, car le législateur continue à avoir la volonté de légiférer dans le respect des règles posées par le droit musulman. Cette hésitation sauvegarde les acquis enracinés dans la loi, dans les esprits et dans la coutume. Mais, comment instaurer la paix dans le ménage et éviter si possible la rupture du lien conjugal ou parler d’un vivre-ensemble harmonieux quand les rapports entre époux sont construits sur le pouvoir de l’homme sur la femme, sur la soumission de celle-ci, sur la dépendance de la femme à l’homme comme nous l’avons vu à travers l’analyse des différents modes de divorce ? On parle souvent de complémentarité dans les rapports homme/femme notamment dans le couple. Cette notion, bien que séduisante, est pernicieuse. Elle apparaît comme une évidence au plan physique et sexuel, et aussi comme un idéal amoureux. Mari et femme sont comme deux moitiés de la pomme qui s’ajustent parfaitement ! Ceci introduit déjà un enfermement à deux ; mais là où la notion devient vraiment pernicieuse, c’est quand elle en vient à déterminer les rôles sociaux de chacun. Elle sert alors à justifier une forme de subordination des femmes. Elle s’oppose alors à l’égalité qui est un droit essentiel. Etre égaux, ce n’est pas être semblables. De fait, nous sommes tous différents. C’est dans cette altérité que peut se construire la relation, n’importe quelle relation, mais aussi la relation conjugale, dans le respect de l’égalité et de la liberté de chacun des conjoints. Une telle attitude n’est pas naturelle. Elle contredit la volonté de pouvoir que chacun de nous, homme et femme, possède. Elle doit s’éduquer. Le premier niveau de ce vivre-ensemble, c’est la connaissance mutuelle. Aujourd’hui, nos éducations nous séparent, et chacun a peur de l’autre sexe. La mixité instaurée dans nos écoles et nos universités n’est pas une vraie mixité : tout rapport entre les enfants des deux sexes est suspect, déjà en maternelle. Le voile est une des marques de cette suspicion, mais elle existe même sans le voile. Les rapports entre familles des deux conjoints sont, le plus souvent, eux aussi, des rapports de force. La cérémonie du mariage est, elle-même, le lieu de démonstration de ces rapports de force et non l’occasion de créer des liens entre deux familles qui s’unissent. Ces rapports n’aident pas le jeune couple à bâtir ses liens dans l’harmonie.  

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(20/02/2018 : 12:00)

Les Algériens de plus en plus connectés  Voir?

Le Salon est organisé dans un contexte d’appropriation rapide des technologies par les Algériens qui sont de plus en plus nombreux à être sur les réseaux sociaux. A fin 2017, il existe 21 millions de comptes Facebook en Algérie. La première édition du Salon Maghreb Mobile Expo, dédié aux technologies mobiles, se tiendra du 21 au 23 février au palais de la culture Moufdi Zakaria, à Alger, avec la participation d’une dizaine de pays et une cinquantaine d’exposants. Placé sous le slogan «Tous connectés pour innover», le Salon a pour ambition d’être «le carrefour incontournable pour créer une dynamique entre les différents acteurs du secteur et rapprocher tous les intervenants autour d’un espace B to B pour développer des partenariats», selon les déclarations de Saïd Benmesbah, directeur du Salon auprès de Be Smart Services, organisateur de l’événement. Il va mettre en exergue toutes les mutations de ce secteur en Algérie qui est en pleine transformation. Les représentants des marques étrangères de téléphonie mobile se sont adaptés au nouveau contexte du marché en optant pour l’assemblage. Les constructeurs  ont décidé de commencer avec le milieu de gamme et monter graduellement en puissance. LG a été la première multinationale à fabriquer des smartphones en Algérie en collaboration avec Bomare Company. «On espère avoir 4 à 5 modèles et accroître le nombre pour atteindre une gamme plus riche, sachant que pour chaque téléphone, on aura différentes couleurs à offrir», a déclaré à ce sujet Yacine Khellaf, directeur de la division mobile de la filiale algérienne de LG Electronics. Le constructeur sud-coréen Samsung a lancé, lui aussi, son usine d’assemblage de smartphones en Algérie, en partenariat avec son distributeur Timecom. La capacité de production prévue est de l’ordre de 1,5 million de téléphones la première année. Cette production évoluera progressivement pour atteindre les 2,5 millions à partir de la deuxième année. Présent dans le pays depuis 2013, Wikoa lancé récemment sa première usine d’assemblage de smartphones en Algérie en partenariat avec Sacomi. La marque occupe les anciens locaux dans lesquels étaient fabriqués les téléviseurs Thomson dans la zone industrielle d’El Achour (Alger). Ce Salon est organisé aussi dans un contexte d’appropriation rapide des technologies par les Algériens qui sont de plus en plus nombreux à être présent sur les réseaux sociaux. A fin 2017, il existe 21 millions de comptes Facebook en Algérie. Selon l’observatoire Consumer Lab d’Ericsson, les résultats d’une étude démontrent qu’en l’espace de deux ans, le nombre de détenteurs de smartphones a bondi pour être désormais un indice déterminant dans l’utilisation de l’internet mobile en Algérie. La pénétration des smartphones a grimpé de 150% au cours des 2 dernières années, pour s’établir à 68% en 2016 contre 27% en 2014. «Les données recueillies lors de cette étude sont un puissant indicateur de l’avancée de la digitalisation en Algérie», estime Yacine Zerrouki, directeur général d’Ericsson Algérie. «La tendance de la consommation appelle au développement de nouvelles opportunités qui ne se limiteront pas au seul secteur des télécommunications, mais aussi aux secteurs adjacents, comme l’énergie, les services publics ou encore les transports.» Cette progression est due essentiellement au lancement des services de l’internet mobile 3G et 4G. Il y a aussi la modernisation de l’administration publique. Le 12 S est délivré en 2 minutes. Le passeport biométrique est aussi délivré en moyenne en 7 jours. Grâce à l’outil informatique, le citoyen commande de la maison sa carte nationale d’identité numérique. La carte grise est délivrée en une journée, alors qu’auparavant il fallait attendre  6 ou 8 mois. A travers les services en ligne, le citoyen peut consulter plusieurs sites à travers son smartphone sans se déplacer physiquement. Ce qui contribue à diminuer les contraintes imposées jusque-là aux usagers des services publics : heures d’ouverture non décalées par rapport aux horaires de travail, déplacement nécessaire au guichet et files d’attente souvent longues pour obtenir parfois de simples informations ou traiter des dossiers très simples.

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(20/02/2018 : 12:00)

Un «engouement» à relativiser  Voir?

Pourquoi les Algériens sont nombreux à visiter les pages religieuses de personnalités saoudiennes ou égyptiennes ? Les réponses convergent pour expliquer que cet intérêt est plus dirigé vers la personne médiatique que vers la recherche du fait religieux. Les «nouvelles icônes» ont le verbe facile et l'effet de l'image, mais ne maîtrisent nullement les connaissances du fikh, contrairement à de nombreux érudits algériens. Peut-on dire que les Algériens sont de plus en plus portés sur les pages religieuses des réseaux sociaux ? Si l'on se réfère à une enquête récente de Fanzone-im.dz spécialisé de la toile, ils le sont, parce qu'ils occupent la première place des fans de certains muftis des pays du Golfe, mais aussi parce qu'ils sont les plus nombreux à consulter leurs comptes. En effet, les résultats de cette étude, publiée à la fin du mois de janvier dernier, montrent que sur les 21 millions d'Algériens qui ont un compte facebook, ils sont 2,267 millions à aimer la page du prédicateur saoudien Mohamed Al Arifi, et 2,383 millions à faire de même pour Aid Ben Abdellah, un autre imam saoudien. Pourtant, dans leur pays, chacun de ces deux religieux ne compte qu'un peu plus d’un million de fans saoudiens, sur les 25 millions de facebookeurs. La même enquête précise que les Algériens constituent 5 à 7% des visiteurs de la page de l'imam égyptien Amr Khaled, et 16,3% de ceux qui visitent le compte du prédicateur de Médine, Aid Ben Abdellah Al Karni. L'enquête montre par ailleurs que chez eux, ces religieux n'ont pas la cote comme avec les Algériens. Ils sont à peine 8% des détenteurs de comptes facebook saoudiens à être fans du prédicateur de Médine, et moins de 8% à aimer Ezahrani, et 23,5% d'Egyptiens (contre 23,7% d'Algériens) à aimer Amr Khaled. Pour le président du HCI (Haut conseil islamique), «il n'y a jamais eu d'étude sérieuse» sur le sujet. «Il faut relativiser la problématique. Nous savons que des milliers d'Algériens sollicitent les conseils scientifiques des mosquées au niveau des 48 wilayas du pays, le HCI, les directions des affaires religieuses, mais aussi les imams qui reçoivent quotidiennement les préoccupations des fidèles. Nous ne pouvons pas dire qu'il y a un engouement pour les religieux étrangers. Cela n'exclut pas l'existence d'une partie de nos jeunes qui peuvent être épatés par les discours venus d'ailleurs. Pour mieux cerner le sujet, il faut une étude sérieuse qui prenne en compte toutes les tribunes auxquelles s'adressent les Algériens pour apprendre leur religion», explique Bouabdellah Ghlamallah. Des personnalités sans connaissances coraniques Contacté, Messaoud Boudjnoun, auteur d'une centaine d'ouvrages sur la pensée islamique et le Coran, est lui aussi très sceptique, même s'il reconnaît que beaucoup de jeunes suivent les pages Facebook de certaines personnalités religieuses des pays du Golfe. «Il faut savoir que ces imams sont devenus célèbres non pas pour leurs ouvrages ou écrits, mais parce qu'ils passent régulièrement sur des chaînes de télévision très regardées. Amr Khaled, par exemple, n'est pas connu en tant que théologien. C'est un statisticien qui n'a pas de grandes connaissances du fikh. Devant certains de nos érudits, il ne représente rien. C'est vraiment comparer le jour et la nuit. Mais il passe quotidiennement sur une chaîne de télévision religieuse durant des années. L'effet médiatique est important dans sa propulsion», note notre interlocuteur. Pour lui, en Algérie, il existe de nombreux érudits d'un niveau excellent, mais qui n'ont pas les tribunes médiatiques nécessaires, ou n'ont pas la facilité du verbe. Cependant, il tient à souligner que tous les religieux étrangers qui passent par l'Algérie reconnaissent que l'Algérien est très avide de connaissance de la religion et respecte beaucoup les hommes de culte. «Il ne faut pas s'étonner que des jeunes puissent aller ailleurs chercher les réponses à leurs questions. Il faudra, peut-être, trouver les moyens de les convaincre qu'il n'y a pas mieux que leurs compatriotes, qui connaissent parfaitement le contexte et l'environnement dans lesquels ils vivent et sont les plus indiqués pour répondre à leurs préoccupations.» A ce titre, M. Doudjnoun plaide pour la diversification des moyens de vulgarisation de la chose religieuse, comme par exemple la Toile et les médias lourds, que «nous devons mettre à la disposition de nos savants. C'est très timide, mais cela commence. La chaîne du Coran est en train de faire son chemin». Notre interlocuteur estime que ce «courant salafiste-wahhabite, qui a pris en otage certaines de nos mosquées, est mis ces derniers temps dans l'embarras. Les changements qui s'opèrent en Arabie Saoudite vont certainement avoir des répercussions, et ceux qui sollicitaient les personnalités religieuses saoudiennes vont se rendre compte que c'est en Algérie que les religieux donnent les réponses idoines aux faits religieux et non pas en Arabie Saoudite». Tout en reconnaissant que «beaucoup» d'Algériens sont devenus des «adeptes» de pages religieuses, Kamel Chekat, membre de la Ligue des imams du Sahel, pense cependant qu'«ils sont aussi nombreux à faire appel à des imams algériens, qui maîtrisent le fait religieux. Il faut savoir que ces personnalités n'ont pas la maîtrise du fikh ou du Coran. De plus, ils ne peuvent pas donner les réponses adéquates à partir du moment où ils vivent dans un environnement totalement différent du nôtre. Amr Khaled, qui est un prédicateur égyptien de renom, est loin d'avoir les connaissances coraniques. Si vous le suivez, vous vous rendrez compte qu’il ne donne jamais les réponses et encore moins les solutions au problème posé. Il a le verbe facile et l'effet de l'image. C'est une personnalité plus médiatique que religieuse». Notre interlocuteur précise toutefois, qu’il existe parmi les jeunes «une catégorie formatée par les prédicateurs saoudiens, qui agissent sous l'ordre du pouvoir occulte de la monarchie. Si vous confrontez ces prédicateurs aux nôtres, vous découvrirez qu'ils sont loin de rivaliser. L'on se demande comment certains de nos imams qui sont d'une probité et d'un patriotisme remarquables sont écartés pour être remplacés par de nombreux adeptes de Rabiie Al Madkhali, la référence salafiste-wahhabite, qui est pourtant connu pour être à la solde des services saoudiens. Ce ne sont pas les jeunes qui visitent les pages de personnalités plus médiatiques que religieuses qui doivent préoccuper mais plutôt la présence de plus en plus inquiétante d'imams salafistes-wahhabites dans nos mosquées».                         

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(20/02/2018 : 12:00)

19 000 enseignants afffiliés au Cnapeste destinataires de la dernière mise en demeure  Voir?

19 000 enseignants risquent la radiation définitive de la Fonction publique s’ils ne rejoignent pas leurs postes avant jeudi prochain, menace Mohammed Chaïb Draa Ethani, qui était hier l’invité de la rédaction de la Chaîne 3. «On ne peut plus parler de grève du moment que la justice l'a déclarée illégale, mais plutôt d’abandon de poste pour les enseignants», dira-t-il, confirmant à cet effet le licenciement de 581 enseignants grévistes dans la wilaya de Blida. Le ministère a ouvert les portes du dialogue au Cnapeste, «mais ce dernier n’a pas donné suite à la main tendue» et a déclenché une grève illimitée, jugée d’ailleurs illégale par la justice. Le ministère de l’Education nationale se veut rassurant quant au maintien du calendrier scolaire annoncé au début de l’année : «Il sera respecté.» Des mesures de rattrapage des cours pour l’exécution du programme dans les deux wilayas touchées par le retard sont lancées. «Toutes les dispositions pédagogiques et organisationnelles ont été prises pour garantir la scolarité des élèves et   rattraper le retard causé par le débrayage», rassure, M. Chaïb Draa Ethani. Des enseignants vacataires, des inspecteurs et des enseignants retraités sont mobilisés pour assurer les cours. «Tous les enseignants grévistes ont été remplacés», assure le conseiller du ministère, écartant d’ailleurs tout risque d’année blanche. «Il n’y aura pas d’année blanche pour la simple raison que le taux de suivi de la grève n’a pas dépassé les 4,60% au niveau national et que les wilayas de Blida et de Béjaïa ont connu  respectivement 54 et 34 jours de grève», précise-t-il. Concernant les rencontres bilatérales tenues avant-hier entre le ministère et les représentants des cinq syndicats du secteur qui entrent aujourd’hui en grève, le même responsable estime que le ministère a répondu «favorablement à tous les points relevant de ses prérogatives».         

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(20/02/2018 : 12:00)

Dernière mise à jour : 21/02/2018 : 07:02


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