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Sommaires des Revues - El Watan

El Watan - Actualité


Le P/APC d’ El Menéa se fait voler sa voiture de service en plein jour  Voir?

Entré précipitamment dans une pharmacie pour acheter des médicaments pour son enfant malade, il laisse les clefs et son téléphone cellulaire à l’intérieur. Lorsqu’il ressort, la voiture a disparu. La scène s’est passée en plein jour et en pleine ville d’El Menéa, à 270 kms au sud de Ghardaïa.  La victime n’est autre que le président de l’assemblée populaire communale (APC) d’El Menéa, l’une des deux communes avec Hassi El Gara à constituer la circonscription administrative d’El Menéa. La voiture volée est une NISSAN 4X4 appartenant à la commune. Selon certains témoins oculaires de la scène de vol, le chapardeur est parti sur les chapeaux de roue, arpentant les ruelles de la ville en vitesse excessive, en direction du sud. Le P/APC ayant sur place déposé plainte pour vol, les recherches entamées par les services de sécurité n’ont, jusqu'à présent, pas encore permis de retrouver le véhicule et d’arrêter le voleur. Elles se poursuivent.

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(16/10/2017 : 21:20)

Deux enfants grièvement blessés dans une explosion au centre-ville d’Ain El Beida  Voir?

Deux enfants âgés de moins de 10 ans ont été blessés dimanche soir dans une explosion survenue dans la cité des Frères Belalmi, dans le centre-ville d’Ain El Beida dans la wilaya d’Oum El Bouaghi, a indiqué la Protection civile sans toutefois designer l'origine de l'explosion. "Les deux enfants (9-10 ans) ont été blessés par une explosion, alors qu'ils étaient en train de jouer dans la cité des Frères Belalmi", a déclaré à l'APS le chargé de la communication de la direction de la Protection civile de la wilaya, Chaker Mebarki.   Les deux victimes ont été transportées par les éléments de la Protection civile à hôpital Salah Zerdani de la même ville, a-t-on ajouté.   Selon la même source, l'une des deux victimes, a été amputée d'une jambe, tandis que l'autre a subit une grave fracture au niveau du pied. Une enquête a été ouverte par les services de la sûreté nationale pour déterminer les causes de cette explosion.

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(16/10/2017 : 13:11)

L’Etat lance le logement locatif  Voir?

La nouvelle formule dédiée à la location est la mieux indiquée du fait que la charge financière du Trésor public sera allégée», estime le ministre de l’Habitat. Une nouvelle formule destinée à la location de logements sera introduite dans le marché locatif dans l’objectif de diversifier l’offre et de satisfaire la demande. C’est ce qu’a indiqué, hier, Abdelmadjid Temmar, ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, sur les ondes de la radio nationale. Avouant que le marché locatif est «souvent un segment occulté», il devrait faire l’objet d’une réflexion et d’une étude pour diversifier l’offre de logement, indiquant toutefois que son secteur œuvre à étudier tous les segments qui peuvent apporter un plus pour la diversification de l’offre en matière d’habitat. Dans les autres pays, le marché locatif est celui qui absorbe une grande partie de la demande. «La nouvelle formule dédiée à la location est la mieux indiquée du fait que la charge financière du Trésor public sera allégée. L’année 2018 sera une année riche de programmes de logements», s’est-il engagé. Concernant la formule de Logement promotionnel aidé (LPA), suspendue depuis 2012, le ministre a indiqué que ce dispositif serait relancé en 2018 avec de nouvelles conditions et plus de garanties dans l’objectif de diversifier l’offre et de satisfaire la demande. Cette formule permettra à la classe moyenne d’accéder au logement tout en réduisant la tension sur les autres formules comme l’AADL, le LSP et le LPP. «Le dossier du LPA doit être épuré de toutes les carences et lacunes qui avaient amené les pouvoirs à geler cette formule», a-t-il averti. Vu le caractère sensible du dossier sur la table du gouvernement, le ministre a tenu à confirmer que le logement restait «la priorité de l’Etat et que 2018 sera une année pleine de programmes». Une manière à peine voilée de tranquilliser les citoyens et d’accréditer la thèse selon laquelle l’Etat n’a pas l’intention de changer de cap en dépit d’une conjoncture économique très difficile. Pour lui, ce formidable effort de l’Etat mérite d’être souligné, car son incidence à terme sur la qualité du cadre de vie du citoyen est indéniable. Le programme national prévoit la réalisation de 1,6 million de logements d’ici à 2019. Prix du logement inchangé, l’aide de l’état en baisse Le programme de construction du ministère prévoit «le lancement de 120 000 logements location-vente, la distribution de 80 000 aides au logement de type formule rurale, ainsi que la construction de 70 000 logements de type LPA». Concernant les prix qui ont été revus à la hausse, M. Temmar précise que «ce n’est pas le coût du logement qui change, mais c’est l’aide de l’Etat qui a baissé». Pour la location-vente, l’Etat soutient par une aide frontale de 700 000 DA qui ne sera pas touchée. Ensuite, il y a «une autre aide de 10 000 DA par mètre carré et c’est celle-là qui a baissé à 5000 DA». Concernant l’exploitation informelle des logements, il y a un décret qui réglemente l’occupation pour mettre fin à ces pratiques. «Quand on va ouvrir le dossier sur l’incessibilité des logements, on va éviter cela parce que la sous-location est une formule qui échappe à l’Etat, il faut réglementer ce type de pratique», a mis en exergue le ministre. Les annonces immobilières publiées dans les journaux et certains sites électroniques (cas d’OuedKnis.com) prolifèrent en effet d’offres de vente ou de location de logements (y compris les programmes AADL) pourtant frappés d’une incessibilité de 5 années. Toutefois, indique l’article 52 du PLF 2017, «cette durée peut être réduite, à titre exceptionnel, à deux années pour les bénéficiaires de logements dans le cadre de location-vente (AADL) ayant procédé par anticipation au paiement de la totalité du prix restant après le paiement de l’apport initial». Le recouvrement des redevances de l’OPGI est un véritable casse-tête : «Je trouve anormal qu’on arrive à peine à dépasser les 24%, et pour certaines wilayas, il ne dépasse pas les 10%. On a saisi les concernés pour les remotiver, ce sera un critère d’évaluation des directeurs. Je lance un appel aux citoyens pour régulariser leur situation et nous éviter le recours à la justice et aux mises en demeure», prévient le ministre. Rappelons que l’OPGI accorde toutes les facilités aux locataires pour les inciter à payer les arriérés de loyers suivant un calendrier, et ce,  par tranches.

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(16/10/2017 : 13:00)

Benghabrit avoue l’impuissance de l’Etat  Voir?

La ministre a promis un «plan» dès l’année prochaine pour mieux prendre en charge cette catégorie d’élèves. Longtemps soumise à débat, la prise en charge des enfants handicapés scolarisés pose toujours problème. Et le ministère de l’Education nationale avoue son impuissance et admet, publiquement, son incapacité à offrir une scolarité aux enfants «aux besoins spécifiques». «L’Etat n’a pas les moyens» de prendre en charge les enfants aux besoins spécifiques, a avoué Nouria Benghabrit à partir de Chlef où elle était en déplacement, hier. Selon des médias, la ministre a par contre promis un «plan» dès l’année prochaine pour mieux prendre en charge cette catégorie. Cela passe par des sessions de formation spécialisée à des enseignants. Une formation qui se fera avec l’appui du ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition féminine. Selon l’APS, Nouria Benghabrit a souligné «l’inscription de cette mesure (formation) au titre du besoin ressenti pour une ressource humaine professionnelle et compétente pour la prise en charge de cette catégorie sociale, et ce, dans le cadre du principe d’égalité des chances assuré à toutes les catégories sociales». Des dizaines de parents d’enfants atteints de certaines maladies, telles que l’autisme ou la trisomie, sont souvent désemparés. Ils ne trouvent ni classes spécialisées ni structures d’accueil pour la scolarisation de leurs enfants. Beaucoup parmi ces élèves sont inscrits dans des écoles ordinaires, ce qui ne favorise pas leur intégration. Sur un autre plan, la première responsable de l’Education nationale a annoncé l’ouverture de la plateforme numérique relative au recrutement des enseignants des listes d’attente, à partir du 6 novembre prochain, pour ce qui est du cycle primaire, et ce, jusqu’à la fin de l’année, qui verra l’ouverture des plateformes relatives aux cycles moyen et secondaire, soit en 2018. Elle a admis l’existence de certains dysfonctionnements dans l’élaboration des listes d’attente à l’origine du retard mis dans le lancement de cette plateforme. Elle a néanmoins assuré que cette dernière (plateforme) est susceptible de contribuer à la couverture de la vacation des postes, en mathématiques notamment. Toujours au sujet des problèmes de son secteur, la ministre de l’Education a admis l’existence d’un problème de surcharge des classes. Dans certaines régions, les enfants s’entassent à 40, voire plus, dans une même classe. La solution au problème ne viendra, selon Mme Benghabrit, que de la construction de nouvelles infrastructures.  

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(16/10/2017 : 13:00)

«Le crédit politique est, plus que jamais, la seule planche… de salut»  Voir?

Dans cet entretien, l’éminent économiste Smaïl Goumeziane analyse les dernières mesures financières et économiques prises par le gouvernement Ouyahia et adoptées par l’Assemblée nationale. Tout en évaluant les avis des uns et des autres, l’ancien ministre du Commerce considère que «la réponse à la crise «financière»… ne peut se résoudre à l’usage exclusif d’un quelconque instrument, fut-il auréolé de l’adoption par l’APN ou du sceau de certaines «théories académiques», si l’on ne tient pas compte des conditions politiques, économiques et sociales de sa mise en œuvre…» Il estime qu’un «véritable débat politique et économique» s’impose, «dans un cadre démocratique approprié, ouvert à toutes les bonnes volontés de la nation». - Le gouvernement Ouyahia a décidé de recourir au financement non conventionnel et refuse l’endettement extérieur comme une option possible pour faire face à la crise financière. Que pensez-vous de ce choix et est-ce réellement l’ultime recours ? Ce «choix» a fait et continue de faire «débat», au moins par voie de presse. Malgré l’adoption du programme d’action par l’APN, celui-ci ne semble pas près de s’éteindre, au regard des inquiétudes suscitées par ce programme. Pour l’essentiel, il s’est focalisé autour de deux réponses immédiates et possibles à la crise économique sévère qui frappe le pays depuis des mois : pour faire face aux énormes besoins d’argent découlant d’un déficit budgétaire abyssal, faut-il recourir à l’endettement extérieur ou à la planche à billets ? En un mot, recourir au crédit extérieur ou au crédit monétaire ? Pour les partisans du gouvernement, bien que douloureux, nul doute que le recours au financement «non conventionnel» est la solution idoine pour maintenir un niveau de dépenses publiques (notamment les salaires), conserver un certain rythme de croissance, sans trop de casse sociale, et une politique économique «souveraine», ce qui ne serait pas le cas si l’on faisait appel à l’endettement extérieur. C’est le sens de leur vote d’approbation à l’APN. Pour les opposants à la planche à billets, cette politique «non conventionnelle» comporte plusieurs risques, dont celui de l’hyperinflation, de la hausse du chômage et de la pauvreté, de la fonte rapide des réserves de change et d’une accélération de la perte de valeur de la monnaie nationale. C’est le sens de leur vote de désapprobation à l’APN. Au-delà de l’adoption formelle par l’APN, l’opinion publique reste très inquiète des suites économiques et sociales qui seront engendrées par un tel programme d’action. La crainte notamment que la fièvre baisse sans véritablement toucher aux racines du mal. Ou même que le remède soit pire que le mal. Dès lors, nul doute le «débat» continue d’être attisé par ces craintes, et se poursuivra dans les colonnes des journaux, dans les chaînes de TV satellitaires ou dans les réseaux sociaux, pas toujours de façon académique, souvent par l’invective, et parfois sur un ton violent, par le recours à divers économistes, politologues et autres «spécialistes» de tous bords pour tenter de conforter, de façon exclusive, chacune de ces deux démarches. Avec le risque, au bout du compte, de réduire ce «débat» à une querelle d’écoles théoriques et à une simple controverse de type instrumentale, voire à des règlements de comptes «personnalisés» et «ciblés» alimentant, selon le cas, une «vision optimiste angélique» ou une «perspective catastrophiste», aux yeux d’une opinion publique «désabusée et épuisée» par les effets déjà douloureusement ressentis d’une crise bien réelle qui n’en finit pas de durcir et de rendre insupportable son quotidien. Or, on le sait, de par le monde, selon les pays et les époques, ces deux principales «réponses théoriques» pour les uns et «pragmatiques» pour les autres, à une «crise apparemment budgétaire» ont été utilisées, avec plus ou moins de bonheur, et parfois des dérapages meurtriers. La question ne réside donc pas dans tel ou tel instrument, mais dans les conditions qui président à leur choix, aux modalités de leur usage et aux effets attendus de leur utilisation pour l’ensemble des acteurs économiques et sociaux, principalement les couches les plus vulnérables. Ainsi, de façon imagée, un marteau reste un marteau, mais l’effet n’est pas le même selon qu’on l’utilise pour enfoncer un clou ou pour frapper la tête de son voisin. Et il n’est guère besoin de demander au voisin ce qu’il en pense. - M. Ouyahia dit que l’argent de la planche à billets servira essentiellement à payer les dettes des entreprises publiques et à financer l’investissement public. Des spécialistes estiment que ce choix risque d’enclencher une inflation incontrôlable et d’accélérer la perte de valeur de la monnaie nationale. Le risque d’un scénario à la vénézuélienne est-il posé dans ces conditions ? Les possibilités d’utilisation de l’argent tiré de la planche à billets, dans chaque pays, sont toujours multiples et s’inscrivent toujours, aux côtés de toute une batterie d’instruments (économiques, financiers, fiscaux…), dans une stratégie de court et moyen termes eu égard aux objectifs de croissance et de développement retenus, aux conditions économiques intérieures et extérieures, et surtout au niveau de soutien politique et citoyen qui accompagne ces mesures. Lorsque des conditions consensuelles ou suffisamment légitimes ont prévalu, certaines mesures bien que douloureuses ont ainsi pu être admises, supportées et appliquées de façon radicale quand d’autres ont été mieux tolérées à doses homéopathiques. A l’inverse, lorsque de telles conditions n’ont pas prévalu, suscitant de fortes oppositions dans la société, les mêmes instruments ont donné des résultats négatifs qui ont aggravé la crise, creusé les fractures sociales et conduit les pays concernés à des impasses tragiques pour de longues années. C’est dire l’inutilité, voire l’erreur, de comparer «in abstracto» des époques et des situations si différentes et de vouloir reproduire, par anticipation et hors contexte, des scénarios comme celui que vous évoquez pour le Venezuela. En tout état de cause, la seule certitude que l’on peut tirer pour le cas algérien, c’est que les entreprises publiques et privées ont, depuis des lustres, de sérieuses difficultés financières, de trésorerie ou de créances sur l’Etat, qu’il faut régler, et que l’investissement public, notamment productif, a besoin d’une vraie relance. La solution la plus efficace pour résoudre ces deux problèmes, et beaucoup d’autres, est-elle dans l’injection massive de ressources financières issues de la planche à billets ? Rien n’est moins sûr. Dans ce sens, à titre d’illustration, le problème n’est pas dans le risque inflationniste inhérent à l’usage de la planche à billets, mais dans la connaissance des conditions précises qui génèrent ce risque et dans la mise en œuvre des mesures adéquates de tous ordres pour limiter, voire éliminer un tel risque. C’est dire que la réponse à la crise «financière», tous les gouvernements le savent, n’est pas simple et qu’elle ne peut se résoudre à l’usage exclusif d’un quelconque instrument, fut-il auréolé de l’adoption par l’APN ou du sceau de certaines «théories académiques», si l’on ne tient pas compte des conditions politiques, économiques et sociales de sa mise en œuvre dans tel pays, qui plus est dans un monde désormais globalisé. Car, avant de choisir et d’adopter ces instruments, dans bien des pays des questions essentielles se sont posées et les réponses amplement débattues selon des procédures de dialogue démocratique éprouvées : quelles sont les origines proches et lointaines du déficit budgétaire ? Pour y mettre un terme, les instruments utilisés sont-ils performants et suffisants ? A quoi servira l’argent ainsi introduit dans le circuit économique ? A cette occasion, quelles sont les mesures de protection qui accompagnent la mise en œuvre de ces instruments pour éviter tout dérapage ou effet pervers ? Par ailleurs, au-delà du retour à l’équilibre budgétaire attendu (tant au niveau national qu’à celui des entreprises publiques et privées), d’autres équilibres économiques et sociaux sont-ils garantis ? Quels sont les coûts et avantages de la mise en œuvre de ces instruments à court et moyen termes ? Quels sont les groupes sociaux qui contribueront à la réduction du déficit budgétaire et ceux qui en subiront les effets les plus sévères ? Les investissements nationaux et l’appareil de production national en souffriront-ils ? Ces mesures auront-elles un effet positif ou négatif sur l’activité productive nationale (publique et privée) et sur la croissance économique — et au-delà sur le développement —, sur l’évolution du revenu national et sur le pouvoir d’achat de la population ? Les conditions de mise en œuvre favoriseront-elles un effort de solidarité nationale des plus favorisés vers les couches sociales les plus démunies — et sous quelles formes —, et une mobilisation pacifique de toutes les énergies en ce sens ? In fine, ces mesures auront-elles pour effet d’aggraver la fracture sociale au profit d’une minorité ou de la réduire au bénéfice du plus grand nombre ? Or, en Algérie, toutes ces questions essentielles ont-elles été réellement et démocratiquement débattues avec les partenaires sociaux et politiques ? Rien n’est moins sûr. - Existe-t-il une autre voie de sortie de la crise financière pouvant épargner les couches les plus vulnérables ? A titre d’exemple, que peut la taxe sur la fortune que le gouvernement vient d’inscrire dans la loi de finances pour 2018, quand on sait le poids de l’économie informelle ? Bien évidemment que d’autres mesures complémentaires ou alternatives sont nécessaires et souhaitables. Mais on le comprend, face à la gravité de la crise, la réponse ne peut être dans la surenchère instrumentale, encore moins politicienne, ni dans l’opposition systématique ou le refus d’écouter l’autre. Les réponses adaptées et faisables dans les conditions politiques et sociales d’aujourd’hui ne sont pas évidentes, et ne peuvent, en tout état de cause, se réduire à un discours technique unilatéral «tranché» de façon plus ou moins bureaucratique en faveur d’une mesure ou de l’autre. Il en est ainsi de la taxe sur la fortune. C’est là un sujet largement débattu sous d’autres cieux, et pour des économies «développées», et qui n’a jamais réellement abouti à un consensus ni sur sa faisabilité ni sur ses résultats économiques. Que dire d’un tel instrument fiscal — certes utile et nécessaire — pour un pays gangrené par l’économie rentière et informelle, par l’absence de transparence des bilans financiers, par la non-bancarisation des fortunes… Est-il vraiment adapté à la situation ? Dans ce cadre, a-t-on vraiment les moyens de bien distinguer entre fortunes productives, c’est-à-dire dire tirées d’une activité légale de production et réutilisées sous forme d’investissements productifs, fortunes spéculatives et rentières, tirées pour l’essentiel d’activités de spéculation, et fortunes mal acquises, résultant d’entorses plus ou moins graves à la loi ? En termes économiques et politiques, il est clair que les premières fortunes, celles des vrais «capitaines» d’industrie, ne peuvent être traitées, fiscalement et judiciairement parlant, de la même façon que les deux autres. Ainsi, peut-on considérer qu’il est juste d’imposer un chef d’entreprise qui emploie de manière productive des milliers de travailleurs dans ses nombreuses unités industrielles, lorsqu’il possède un véhicule à plus de 10 millions de dinars, quand un «entrepreneur» du secteur informel pourrait posséder plusieurs véhicules à moins de 10 millions de dinars sans être inquiété par le fisc ? Dans ce sens, a-t-on vraiment pris la mesure de la difficulté de recenser de telles fortunes et de mettre en œuvre de façon juste et rigoureuse un tel dispositif fiscal, fut-ce en transformant les concessionnaires et autres bijoutiers en agents du fisc, lorsque l’on sait, depuis des années, l’incapacité quasi chronique à lutter contre la fraude et l’évasion fiscales, et les difficultés, plus évidentes encore, à récupérer les immenses dettes fiscales de certains «gros contribuables» à l’origine d’un immense gisement fiscal complètement inexploité ? Comment fiscaliser, notamment, tous ces biens immobiliers possédés par certains en Europe et ailleurs souvent par le biais de prête-noms, ou les fortunes placées dans des banques étrangères, au secret bien gardé, ou dans d’innombrables paradis fiscaux ? Comment concevoir, avec les pays et organisations concernés, les dispositifs juridiques en mesure de mettre un terme à tout cela ? A titre d’illustration, et pour faire court, tout citoyen lambda sait que la fortune de l’entrepreneur Bill Gates n’est pas du même ordre que celle de l’escroc Bernard Madoff ! Et que leur situation n’est pas seulement différente en termes fiscaux : le premier relève de l’ordre du mérite national américain, y compris en termes de fiscalité, et l’autre de la justice américaine, fiscale et pénale. Celle-ci l’a d’ailleurs condamné à une peine cumulée de 150 ans de prison le 29 juin 2009. A l’évidence, cette question, comme les questions liées à l’origine du déficit budgétaire, à la solidarité nationale, à la croissance et au pouvoir d’achat — et au-delà à la survie de tout un peuple —, pour ne citer que celles-là, ne sont pas de simples questions techniques. Elles sont, par essence, des questions politiques qui intéressent toute la nation car elles touchent au quotidien de chacun et de tous. A ce titre, elles dépassent le seul cadre d’un gouvernement et de son discours «faussement rassurant», ou d’un regroupement partisan de circonstance, car les réponses et leur mise en œuvre efficace engagent la responsabilité active de toute la nation et l’avenir de tout un peuple. Dès lors, il est plus qu’urgent de sortir ce «dialogue de sourds» par voie de presse interposée qui perdure, pour le transposer sous la forme d’un véritable débat politique et économique, dans un cadre démocratique approprié, ouvert à toutes les bonnes volontés de la nation, où qu’elles se trouvent, afin de faire face, de façon rassemblée, pacifique et constructive, à cette crise qui au-delà de sa traduction budgétaire touche, à l’évidence, à tous les fondements de la société. En ce domaine, si vital pour le pays, pour son peuple, principalement sa jeunesse, nul doute qu’un consensus politique et une large mobilisation des forces vives de la nation sont la meilleure garantie pour un recours raisonné, maîtrisé et transparent à la planche à billets, à l’endettement extérieur ou à toute autre mesure économique, financière, fiscale, voire politique. C’est ce qu’on appelle le crédit politique. A cet instant, il est plus que jamais la seule planche… de salut. Le seul en mesure de mettre un terme au grave déficit politique dont souffre le pays. Le seul crédit dont l’usage n’hypothèque pas l’avenir. Car, encore une fois, répétons-le, c’est lorsque le pays est rassemblé autour d’un choix consensuel qu’il fait face victorieusement aux défis qui lui sont imposés. Et c’est lorsqu’il est divisé qu’il subit ses pires échecs. - Une autre mesure prise par le gouvernement ces derniers jours concerne le secteur des hydrocarbures. On parle à nouveau de l’exploitation du gaz de schiste et on projette une énième révision de la loi sur les hydrocarbures pour la rendre plus attractive aux investisseurs étrangers. Est-ce là le signe que le «système» ne voit d’issue que dans l’expansion de la rente des hydrocarbures ? Un aveu d’échec face à l’obligation de diversifier et développer l’économie productive nationale ? La place et le rôle du secteur des hydrocarbures dans le développement du pays à moyen et long termes sont un vrai sujet de réflexion. Le gouvernement a donc raison de s’en préoccuper. Et il n’est pas le seul. Et pour cause, là comme dans les autres domaines, un sujet d’une telle gravité ne peut rester cantonné au niveau du seul gouvernement car il s’agit de l’avenir de tout un peuple qui s’y joue. Pourquoi restreindre cette question au seul gaz de schiste et à «l’attractivité de la loi sur les hydrocarbures» pour les seuls investisseurs étrangers ? Ces questions, et plus largement celles relatives au modèle de transition énergétique du pays, des énergies fossiles vers les énergies renouvelables, concernent d’abord et au premier chef les Algériens, particulièrement les jeunes générations et celles du futur. C’est donc d’un véritable débat national sur la transition énergétique dont le pays tout entier a besoin. Dont l’absence n’a que trop tardé, car on savait, depuis des décennies, la fragilité d’une croissance fondée sur des énergies non renouvelables et aux prix si volatiles. Dans ce débat, nul doute que la place future de la rente pétrolière ou de tout autre rente «naturelle» (issue de l’énergie solaire, par exemple) en sera le cœur. Servira-t-elle au développement de l’économie productive nationale ou continuera-t-elle de favoriser l’économie rentière et informelle ? Nul doute aussi que la question de l’exploitation du gaz de schiste sera toute aussi centrale et à étudier sans tabou et en toute sérénité pour le moyen et le long termes. Car, faire croire que le gaz de schiste peut être une réponse à court terme aux difficultés financières du pays est un leurre. Même si l’on devait se précipiter pour l’exploitation du gaz de schiste, celle-ci ne serait opérationnelle, aux dires des spécialistes du secteur, que d’ici 2030 ! Une période au cours de laquelle on pourrait tout aussi bien mettre en place une véritable industrialisation des énergies renouvelables. Probablement à moindre coût et avec moins de dégâts environnementaux pour les régions concernées. C’est, à l’évidence, l’autre aspect incontournable du débat sur la transition énergétique. - Depuis une année, la gouvernance algérienne est caractérisée par une instabilité pour le moins inquiétante. Dans ces conditions, la révision de la loi sur les hydrocarbures suffira-t-elle à rassurer les investisseurs étrangers ? Il est clair que toute instabilité politique, économique ou sociale n’est jamais de bon augure pour quelque partenaire que ce soit, interne ou externe. Si l’on veut rassurer les investisseurs étrangers, et il faut le faire, il est clair qu’il faut assainir le climat des affaires, mettre de l’ordre dans notre appareil législatif et se défaire de bien des pratiques et procédures bureaucratiques héritées de l’époque, pas si lointaine, de l’économie administrée. Encore faut-il savoir avec précision qui on veut rassurer et pourquoi. S’il s’agit de rassurer les investisseurs extérieurs productifs, c’est-à-dire ceux qui veulent, sur fond de transition énergétique maîtrisée, contribuer à l’émergence d’une économie productive nationale, allons-y. Dans ce cadre, il serait bien évidemment normal que leur contribution soit profitable. Pour eux, certes, mais aussi pour le pays. S’il s’agit, au contraire, de rassurer ceux qui continuent de parier sur une économie algérienne fondée sur la rente pétrolière, les importations massives et leurs réseaux occultes, il faut avoir le courage de leur dire : circulez, il n’y a plus rien à voir ! Or, cela est plus facile à faire dans un cadre démocratique et pacifique que lorsque le pays est fracturé et instable. Plus fondamentalement, dans le cadre de cette loi sur les hydrocarbures ou de toute autre loi, il faut garder à l’esprit, en permanence, que ceux qui sont à rassurer ce sont les Algériens et les Algériennes où qu’ils se trouvent, entrepreneurs, travailleurs, chercheurs et autres fonctionnaires, car les lois doivent d’abord être conçues pour eux et pour leurs enfants. Et le développement aussi, même si, bien entendu, celui-ci peut, et doit, résulter d’un travail de longue haleine avec le concours de partenaires extérieurs. Les investisseurs étrangers, mais aussi et surtout les investisseurs de notre diaspora. En un mot, derrière toute loi et toute action politique, il y a un maître-mot qui doit s’imposer : la confiance. - Plus largement, comment peut-on juger toutes ces mesures au regard des enjeux économiques et géostratégiques mondiaux ? Dans une planète mondialisée comme celle que nous connaissons depuis plusieurs décennies, il est vrai que toutes les mesures prises en interne doivent être regardées à travers le prisme des enjeux mondiaux particulièrement, pour ce qui concerne l’Algérie, au niveau de la Méditerranée. Dans cette zone, on le sait, plusieurs enjeux dominent le comportement des uns et des autres, notamment ceux des grandes puissances : l’enjeu énergétique ; l’enjeu commercial ; l’enjeu sécuritaire. En matière énergétique, sur fond de terrorisme abject, la compétition est féroce pour savoir qui contrôlera les gisements pétroliers et gaziers, l’acheminement et le transport de ces ressources. Dans ce cadre, nul doute que toute mesure interne qui renforce le pays dans sa place et son rôle de pourvoyeur, à «n’importe quel prix», de ressources en hydrocarbures, risque de maintenir le pays dans la spécialisation internationale du travail, voulue ou souhaitée par bien des partenaires étrangers. Une place et un rôle que seule une stratégie offensive de transition énergétique et de diversification de l’appareil de production national peut mettre rapidement et durablement en échec. En matière commerciale, il en est de même. Le bassin sud méditerranéen est à l’évidence un immense «comptoir» commercial dans lequel bien des partenaires souhaitent continuer à déverser, pas toujours dans la transparence attendue et sans contrepartie, des milliers et des milliers de conteneurs remplis de marchandises en tous genres. D’où leur intérêt à ce que le pays continue de se satisfaire de sa «vocation» importatrice, grâce aux ressources rentières tirées de l’exploitation acharnée des hydrocarbures. Ceux-là, à l’évidence, ne sont guère intéressés par toute idée de régulation du commerce extérieur du pays. A ne pas confondre, bien entendu, avec le retour à l’économie administrée et ses contrôles bureaucratiques sur fond de licences d’importation et autres pratiques dérogatoires. Ceux-là veulent la fin de ces pratiques bureaucratiques — ce à quoi on peut souscrire —, mais leur remplacement par… une liberté totale des échanges, dans le cadre de la spécialisation actuelle de l’Algérie. Or, cette liberté totale des échanges, celle d’un commerce totalement débridé, n’existe nulle part au monde, pas même aux Etats-Unis. Et lorsque certains pays, comme la Corée du Sud, ont réussi leur développement, c’est justement en brisant cette sacro-sainte «loi» de la spécialisation internationale, chère aux économistes libéraux. Enfin, en termes sécuritaires, l’immense tragédie qui se déroule dans le bassin sud méditerranéen depuis des décennies montre, si besoin est, comment la question sécuritaire, sur fond de terrorisme «djihadiste», est utilisée par les grandes puissances pour intervenir militairement et déstabiliser davantage le «monde musulman» pourvoyeur de ces ressources. Au point de vouloir, sans grand succès jusque-là, y impliquer directement l’Algérie dans des conflits externes (Libye, Sahel) qui ne la concernent pas, et pour lesquels, cependant, le pays a bien voulu mettre à disposition toutes ses potentialités politiques et diplomatiques. De ce point de vue, il est tout aussi évident que pour résister aux pressions externes et maintenir son approche pour un règlement pacifique et politique des conflits, le pays a besoin d’une économie forte et diversifiée, gage de son indépendance en termes économiques, politiques et diplomatiques. A l’inverse, toute mesure qui fragiliserait davantage l’appareil de production national et ses forces vives affaiblirait les positions politiques et diplomatiques du pays avec un risque, déjà palpable, de déstabilisation et de perte de souveraineté. - En posant le regard sur notre voisinage immédiat, il apparaît que la crise économique frappe tous les pays du Maghreb. N’est-ce pas là une occasion de réfléchir ensemble, au-delà des divergences politiques, au devenir commun des économies de la région ? Vous avez raison. Le Maghreb tout entier demeure un foyer de tensions multiformes : sécuritaire, politique, économique et sociale… Au désespoir de tous les peuples de la région. Dans ce domaine, comme dans bien d’autres, il est clair que la désunion des uns favorise les puissances extérieures, selon le vieux principe du «diviser pour régner». Le grand rendez-vous d’un Maghreb unifié en termes politiques et économiques n’a toujours pas eu lieu, malgré plusieurs tentatives, dont celle de 1989. Les divergences politiques, plus ou moins réelles et profondes, font le jeu des adversaires du Maghreb. Je reste convaincu que ce rendez-vous, probablement inéluctable, ne pourra avoir lieu que dans un cadre démocratique élargi à tout le Maghreb. En effet, le Maghreb tout entier sera libre ou ne le sera pas. Pour cela, il faut que toutes les potentialités démocratiques des pays du Maghreb renforcent leurs contacts et réfléchissent ensemble aux voies pacifiques, aux moyens politiques et aux projets économiques en mesure de faire avancer un tel processus de transition dans chacun des pays et au niveau de tout le Maghreb. Nul doute que les peuples maghrébins soutiendraient avec enthousiasme une telle démarche. Car, qu’on ne s’y trompe pas, derrière les «chauvinismes» attisés par certains, les peuples du Maghreb savent d’où ils viennent depuis la nuit des temps et ce qui les relie en termes de civilisation. Pour toujours.  

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(16/10/2017 : 13:00)

130 cantines fermées à Boumerdès  Voir?

Plus d’un mois après la rentrée scolaire, seules 51 sur les 181 cantines scolaires que compte la wilaya de Boumerdès, soit de près de 28%, sont fonctionnelles. Des milliers d’élèves de la région, notamment ceux habitant les localités rurales, suivent les cours le ventre vide, tandis que d’autres se contentent à midi d’un repas froid très faible en calories avant de regagner leurs classes. Ce problème n’est pas propre à la wilaya de Boumerdès. Les images d’élèves errant, des sandwichs dans les mains, rappellent une autre époque, celle «des misérables de Victor Hugo». A Timezrit, même les restaurants sont inexistants. Idem dans les villages éloignés de Chabet El Ameur, Taouarga, Kharouba et Keddara où les élèves ne trouvent pas de quoi casser la croûte. Le retard pris dans l’ouverture des cantines s’est posé après le transfert de leur gestion aux APC. Désormais, ce ne sont plus les directeurs de l’éducation et les économes qui se chargent de cette mission, mais bel et bien les assemblées élues. Le choix des fournisseurs se fait après une multitude de procédures bureaucratiques, qui deviennent très compliquées quand il s’agit d’un marché à soumission, comme ce fut le cas pour 12 communes de la région. La wilaya comprend 32 communes, mais il n’y en a que 10 où les cantines sont en service, selon les informations recueillies auprès des élus locaux. Si certains présidents d’APC déplorent le manque de soumissionnaires, d’autres précisent n’avoir pas reçu les budgets à temps. «On a lancé la consultation, mais il n’y a pas eu de soumissionnaires, car la consultation comprend plusieurs lots. On va essayer de prolonger le délai. On n’a pas le choix parce qu’on ne veut pas donner le marché de gré à gré», dira le président de l’APC de Timezrit, Amar Brara, une localité rurale qui compte 7 écoles primaires. Selon lui, la complexité des procédures rend très difficile l’aboutissement de la démarche. Même avis d’un élu à l’APC des Issers, où les élèves de 19 écoles primaires prennent à ce jour des repas froids. Pour le vice-président de l’APC de Chabet El Ameur, Mohamed Chabla, la gestion du volet financier des cantines «n’est qu’une charge de plus pour les collectivités locales». «Auparavant, c’était mieux. Si les subventions étaient arrivées fin août, il n’y aurait pas eu de retard pour désigner les fournisseurs et ouvrir les cantines», se défend-il. Cependant, de nombreux parents d’élèves accablent les élus locaux dont la plupart ont été, selon eux, «gagnés par l’immobilisme et l’inertie, notamment en cette période de fin de mandat où tout le monde songe à son devenir plutôt qu’à celui de nos enfants». Certains avancent pour preuve le fait que pas moins de 10 APC de la wilaya avaient déjà réussi à ouvrir «leurs» cantines malgré la complexité des procédures et autres prétextes invoqués par les assemblées défaillantes sur ce sujet. Il est à noter enfin que pas moins de 37 cantines de la région, bien qu’elles soient bien loties en équipements, avaient servi des repas froids aux élèves durant l’année écoulée. Ce problème, qui risque d’être réédité encore cette année, a été justifié par le manque de personnel.

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(16/10/2017 : 13:00)

Coopération : L’Autriche veut renforcer son partenariat avec l’Algérie  Voir?

L’Autriche est disposée à accompagner la diversification de l’économie algérienne et soutenir la production locale à travers le transfert du savoir-faire technologique, a souligné hier à Alger Franziska Honsowitz, ambassadrice d’Autriche en Algérie. «Nous sommes ouverts à tout type de coopération de nature à aider à la diversification de l’économie», a souligné la diplomate autrichienne, en marge du séjour d’une délégation d’entreprises «Mission économique autrichienne» en Algérie, organisée par Advantage Austria, la section commerciale de l’ambassade d’Autriche. Louant le savoir-faire des entreprises autrichiennes, Franziska Honsowitz a plaidé en faveur du renforcement d’un partenariat économique «gagnant-gagnant» entre les deux pays, notamment dans les secteurs des hydrocarbures, l’agriculture, les énergies renouvelables et l’environnement. Elle a aussi exhorté les entreprises algériennes à prospecter le marché autrichien. «Une relation ne peut pas être uniquement à sens unique», a insisté l’ambassadrice d’Autriche, en précisant que la crise financière qui secoue actuellement l’Algérie constitue une «opportunité» à saisir en vue de relancer l’outil de production nationale. A noter que la délégation multisectorielle d’entreprises autrichiennes, qui a séjourné à Alger les 15 au 16 octobre, est composée de 14 entreprises relevant de plusieurs secteurs économiques (construction métallique et industrie d’acier, hydrocarbures, agroalimentaire, technologie pour mines et carrières, technologie de soudure, environnement et traitement des eaux, recyclage des plastiques, TIC, industrie de la cosmétique, équipements pour hôpitaux, services bancaires et assurances). A l’occasion du séjour de ladite délégation d’entreprises, plus de 200 rencontres d’affaires ont été organisées par Advantage Austria afin d’identifier les possibilités de coopération et de renforcer des liens déjà établis avec les entreprises algériennes. Selon Advantage Austria, l’Algérie occupe la première place dans la région du Maghreb et la deuxième dans la liste des partenaires africains de l’Autriche, l’un des pays les plus prospères d’Europe. Le volume des échanges commerciaux bilatéraux en 2016 s’élève à un nouveau record de plus de 353 millions d’euros. Les importations en provenance de l’Autriche se chiffrent à environ 202 millions d’euros et les exportations algériennes vers l’Autriche ont atteint, pour la même période, une valeur de 151 millions d’euros. L’Autriche importe principalement des produits pétroliers et gaziers à partir de l’Algérie. Les principaux produits importés par l’Algérie en provenance de l’Autriche sont le bois, les véhicules, les équipements et machines pour l’industrie, les produits pharmaceutiques, les bovins et le papier.

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(16/10/2017 : 13:00)

Terrorisme : Mokhtar Belmokhtar condamné à la peine capitale par contumace à Oran  Voir?

Le président du tribunal criminel de la cour d’Oran a prononcé, hier, la peine capitale contre le dénommé Mokhtar Belmokhtar, accusé de «création et gestion de groupes terroristes» et «importation et exportation d’armes et de munitions». Le représentant du ministère public a requis contre lui la même peine. Les investigations entreprises par les services de sécurité ont permis d’interpeller, le 5 avril 2011, un certain Moaad, suspecté d’activer au sein d’un groupe terroriste affilié au GSPC, sévissant dans la région du Sahel sous le nom de la Katibat El Moulathamin. Après être passé aux aveux, le terroriste présumé a évoqué des voyages effectués au sud du pays et au Mali. Il a avoué aussi avoir rencontré Mokhtar Belmokhtar. Ce dernier lui a proposé d’ouvrir un magasin en guise de couverture afin d’agir sans être soupçonné à Oran. Une mission lui a été confiée : il devait kidnapper des étrangers travaillant au chantier du tramway afin de monnayer leur libération contre des rançons. Ce sont les groupes armés du sud du Sahara qui devaient par la suite se charger de ces otages.

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(16/10/2017 : 13:00)

«La déliquescence du système de gouvernance s’accélère»  Voir?

Le Front des forces socialistes (FFS) dénonce «l’accélération de la déliquescence du système de gouvernance politique» dans le pays. «Cette accélération est marquée par le changement de Premiers ministres par trois fois depuis le mois de janvier dernier, une référence constante à un programme du Président qui a conduit à la crise multidimensionnelle actuelle en l’aggravant, une persistance à réduire cette crise à une dimension financière alors qu’elle est fondamentalement politique et à préconiser comme antidote des mesures d’austérité antisociales et la planche à billets que l’on sait anti-économique du fait de son caractère inflationniste et de l’impact négatif sur le pouvoir d’achat pour les citoyens», explique le Conseil national du parti, à l’issue de sa réunion tenue samedi dernier à Alger. Estimant que la régression politique, économique, sociale, culturelle et environnementale «à laquelle nous assistons ira en s’amplifiant à cause des dernières mesures prises et l’incapacité des différents secteurs d’activité à répondre aux aspirations basiques des citoyens en matière notamment de santé, d’éducation, et de logement». Anticipant sur une éventuelle protestation sociale contre les mesures d’austérité, «le Conseil national du FFS met en garde les autorités contre toute tentation de gérer par la répression les mécontentements populaires suscités par cette situation intenable avec les pertes de pouvoir d’achat et s’élève par avance contre toute atteinte aux droits de l’homme et aux libertés individuelles et collectives, notamment celle de manifester pacifiquement». «Le Conseil national appelle les militants à tous les niveaux à faire preuve de pédagogie envers les citoyens, à expliquer que leurs conditions de vie et de travail sont dictées par une minorité qui n’a pas la légitimité démocratique pour le faire, à imputer cette situation à la responsabilité du régime politique qui ne représente pas la majorité de notre peuple et à donner ainsi un prolongement politique à leurs revendications sociales», lit-on dans le même document. Le Front des forces socialistes compte mettre à profit les prochaines élections locales pour livrer des messages aux Algériens. «Les prochaines élections sont une occasion pour engager cette rhétorique, en soulignant chaque fois lors des échanges avec les citoyens que leur présent et l’avenir de leurs enfants ne peuvent être sauvegardés et améliorés qu’avec la fin de ce régime et l’avènement d’un Etat de droit et de la démocratie. C’est également un moment fort d’échanges sur notre projet de reconstruction d’un consensus national seul à même d’assurer le changement attendu, et ce, de façon pacifique», ajoute-t-on dans le même document. Se référant à l’élimination de la candidature de «l’assassin d’Ali Mécili» présentée par le RND, le Conseil national du FFS se dit persuadé que la sensibilisation et la mobilisation de l’opinion «sont les leviers qui permettront d’accélérer la fin de ce régime».  

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(16/10/2017 : 13:00)

La nouvelle loi entre en vigueur  Voir?

La nouvelle version de la Loi sur la monnaie et le crédit (LMC), introduisant le très contesté recours au financement non conventionnel, vient désormais d’entrer officiellement en vigueur après sa publication, jeudi dernier, dans le dernier numéro du Journal officiel (JO). Ainsi, telle que consignée dans le JO n°57, la loi n°17-10 complétant l’ordonnance n° 03-11 du 26 août 2003 relative à la monnaie et au crédit (LMC), introduit tout simplement une nouvelle disposition, soit l’article 45 bis, qui autorise le Trésor public a emprunter directement auprès de la Banque d’Algérie (BA). Ainsi, le nouveau texte, signé par le président de la République Abdelaziz Bouteflika, stipule que «la Banque d’Algérie procède, dès l’entrée en vigueur de la présente disposition, à titre exceptionnel et durant une période de cinq (5) années, à l’achat directement auprès du Trésor de titres émis par celui-ci, à l’effet de participer notamment à la couverture des besoins de financement du Trésor ; au financement de la dette publique interne et au financement du Fonds national d’investissement (FNI)». Ce nouveau dispositif, est-il précisé dans le même texte, «est mis en œuvre pour accompagner la réalisation d’un programme de réformes structurelles économiques et budgétaires devant aboutir, au plus tard à l’issue de la période sus-visée, notamment, au rétablissement des équilibres de la trésorerie de l’Etat et de la balance des paiements». Pour en contrôler les effets et la mise en œuvre, la nouvelle LMC évoque, sans plus de détails, «un mécanisme de suivi par le Trésor et la Banque d’Algérie, défini par voie réglementaire». Rappelons que la mesure permettant ainsi au Trésor de se faire renflouer directement par la Banque centrale est venue en réponse à la crise financière que connaît le pays depuis juin 2014, l’Etat ayant depuis épuisé complètement les disponibilités du Fonds de régulation des recettes (FRR) qui servaient auparavant à financer les déficits du budget. Induisant un recours certain à la planche à billets, ce dispositif, faut-il enfin souligner, risque de provoquer une grave dérive inflationniste s’il n’est pas rigoureusement encadré.

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(16/10/2017 : 13:00)

Les épreuves se sont déroulées dans la majorité des centres  Voir?

Les épreuves de concours de résidanat en médecine se sont déroulées hier dans la majorité des centres d’examens au centre, à l’est et à l’ouest du pays, malgré l’appel au boycott lancé par le Syndicat national des enseignants chercheurs hospitalo-universitaire (Snechu). Une décision prise à l’issue de la réunion du bureau national tenu le 5 octobre dernier. Les candidats à l’examen se sont retrouvés dans une situation de cafouillage total et livrés à eux-mêmes. L’examen a été reporté à mercredi et jeudi prochains pour les centres d’Oran et de Sidi Bel Abbès, qui ont connu des perturbations les jours d’examens (samedi et hier). «Nous avons dû attendre des heures dans les amphithéâtres et ont a fini par partir à 18h faute de sujets. Ce n’est pas juste de sanctionner et de prendre en otages des étudiants qui ont préparé cet examen depuis longtemps. Ce qui nous a réellement perturbés et on nous a fait perdre du temps par rapport aux autres centres du pays où tout s’est bien passé», dénonce un groupe de résidants en médecine du centre d’Oran. Un professeur en médecine dans la wilaya d’Oran regrette, quant à lui, une telle situation qui pénalise les étudiants. A Alger, 4000 étudiants en médecine ont pu passer l’examen dans des conditions tout à fait normales. «Tout s’est passé dans la sérénité et la transparence totale. Nous avons assuré la logistique, et le côté pédagogique a été pris en charge par les enseignants (maîtres-assistants, professeurs et professeurs chefs de services», nous confie un responsable à la faculté de médecine d’Alger. Et de signaler que deux sessions se sont déroulées samedi et une session aujourd’hui (hier Ndlr) et «nous nous préparons pour accueillir les candidats pharmaciens et chirurgiens-dentistes mercredi et jeudi prochains, leur nombre varie entre 400 et 500 pour chaque filière», a-t-il ajouté. Les centres de Tizi Ouzou et de Blida ont également assuré le déroulement des épreuves sans aucun problème, nous assure un professeur en médecine membre du jury, qui estime que la majorité des enseignants, tous grades confondus, n’ont pas suivi l’appel au boycott lancé par le Snechu, car «ce syndicat (Snechu) a perdu en crédibilité, même si les revendications sont justes et concernent tout le corps hospitalo-universitaire».  

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(16/10/2017 : 13:00)

Colère et inquiétudes des éditeurs de la presse numérique  Voir?

Confronté à un vide juridique et à des pressions multiformes, les éditeurs de la presse électronique algérienne se sont réunis pour la première fois. Dix d’entre eux ont rendu public, hier, un communiqué pour dénoncer la situation dans laquelle ils travaillent. Les éditeurs de ces médias électroniques s'insurgent contre le fait que le site TSA n’est plus accessible sur le réseau ADSL. «Nous nous élevons vivement contre cet acte de censure non assumé, qui porte atteinte aux libertés fondamentales d’expression de la presse et d’entreprendre. Nous nous déclarons solidaires de notre confrère TSA et interpellons le gouvernement afin de faire lever ce blocage sans délai», écrivent ces éditeurs. «Nous décrétons que l’absence d’un cadre légal de l’exercice de la presse électronique ne peut plus se poursuivre en Algérie. Il met judiciairement en danger nos médias, non reconnus par l’autorité de tutelle, et nos journalistes dépourvus de carte de presse», indique également le document. Ils considèrent cela comme «une hostilité». «Cette hostilité aux médias numériques algériens empêche également le développement d’un contenu algérien sur le web au moment où la compétition mondiale des contenus fait rage», note le texte qui appelle à la création d’une association professionnelle. «Nous invitons tous les éditeurs de presse électronique producteurs d’information en ligne à rejoindre la réunion préparatoire à l’assemblée générale pour constituer leur association professionnelle», notent les éditeurs.  

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(16/10/2017 : 13:00)

Rachid Nadil nommé Pdg  Voir?

Le conseil d’administration de la Société nationale de commercialisation et de distribution des produits pétroliers (Naftal) a procédé, hier, à l’installation officielle de Rachid Nadil en qualité de Pdg de Naftal, a indiqué un communiqué de cette entreprise publique. La cérémonie d’installation s’est déroulée en présence du président du Holding Sonatrach valorisation des hydrocarbures (SVH Sonatrach), Youcef Saci ; du secrétaire général de la Fédération nationale des travailleurs du pétrole, du gaz et de la chimie, Hamou Touahria ; du secrétaire général du Syndicat national de Naftal, Lazhar Adjroud ; ainsi que des cadres dirigeants de l’entreprise. Pour rappel, M. Nadil avait été nommé en mai dernier directeur général par intérim de Naftal, en remplacement de Hocine Rizou. M. Nadil, qui avait occupé auparavant le poste de directeur exécutif finances au sein de Naftal, est titulaire d’un diplôme d’études supérieures en finances, économie et droit du rectorat d’Aix-en-Provence (France). Il est marié et père de cinq enfants.  

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(16/10/2017 : 13:00)

Un employé de la BNA arrêté pour détournement de plus de deux milliards de centimes  Voir?

Les services de la sûreté de la wilaya d'Alger ont arrêté un employé de la Banque nationale d'Algérie (BNA) pour détournement de plus de deux milliards de centimes dans deux opérations distinctes, la première concerne un montant de 995 millions de centimes détournés à travers 48 opérations de retrait, et la deuxième de 1,176 milliard de centimes à travers 61 opérations de retrait, indique un communiqué de la cellule de communication des mêmes services. Suite à la découverte d'un trou de deux milliards de centimes, la direction de la BNA a déposé une plainte auprès des services de la sûreté de la wilaya d'Alger, accusant un chef de département d'une de ses agences de détournement de fonds. Le mis en cause suivait le mouvement des fonds appartenant à une société nationale de transport, versés par les directions régionales de ladite entreprise sur le CCP de l'agence BNA. Il procédait, d'une manière frauduleuse, au transfert de ces fonds au compte central des dépenses relevant de la société de transport et ouvert dans la même agence, pour les transférer à nouveau du compte de la société à deux comptes bancaires commerciaux ouverts au nom de deux clients appartenant à la société de transport. Ces deux comptes ont été choisis par le mis en cause car n'enregistrant aucun mouvement depuis leur ouverture. Il accomplissait personnellement toutes les procédures de demande et de retrait des chéquiers à l'insu de ses responsables et des clients. Ensuite, il faisait le retrait de montants transférés par lui, sur plusieurs étapes, par chèques bancaires ne dépassant pas 20 millions de centimes, ajoute le communiqué. Après parachèvement de toutes les procédures légales en vigueur, le mis en cause a été présenté devant le procureur de la République territorialement compétent, qui a ordonné sa mise en détention préventive.  

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(16/10/2017 : 13:00)

On vous le dit  Voir?

Atterrissage d’urgence d’un avion de Tassili Airlines à Oran Une panique générale s’est emparée, samedi soir, des passagers du vol N 2210 SS de Tassili Airlines, assurant la ligne Alger-Tlemcen, après que le commandant de bord a décidé de faire un atterrissage d’urgence à l’aéroport international d’Oran. Selon le rapport de la Protection civile, «vers 20h36, l’avion de type ATR Q 200, relevant de la compagnie Tassili Airlines, a fait samedi un atterrissage d’urgence à l’aéroport d’Oran, suite a une erreur commise par l’équipage dans l’interprétation d’un code interne». L’équipage a alerté le centre de coordination. L’avion qui transportait 25 passagers et 4 membres d’équipage a dû atterrir en urgence à Oran. Une cellule crise et un poste médical avancé (PMA) ont été vite mis en place par la Protection civile. Une équipe de médecins et de psychologues a été aussi dépêchée pour la prise en charge des passagers, qui ont été hébergés dans un hôtel. L’avion est resté immobilisé, avant de reprendre son chemin, hier matin, avec seulement trois passagers à bord. «La grande majorité des passagers a refusé de rejoindre l’avion et préféré emprunter d’autres moyens de transport», a déclaré la Protection civile. Un jeune de 17 ans se suicide à Haïzer (Bouira) Un jeune âgé d’à peine 17 ans a été retrouvé pendu à un pylône électrique durant la nuit de vendredi, au niveau de Ras Touila, relevant de la commune de Haïzer, 10 km au nord-est de Bouira. Le corps du défunt a été transféré vers l’hôpital de Bouira pour subir une autopsie. C’est le deuxième drame en moins d’une semaine au niveau de la commune de Haizer. Une bagarre ayant éclaté entre 2 jeunes, le 8 octobre dernier, a fini par un meurtre. De plus en plus de voix, notamment sur les réseaux sociaux, tirent la sonnette d’alarme et lancent un appel aux pouvoirs publics et les autorités locales afin de se pencher sérieusement sur les problèmes que connaissent les jeunes de la municipalité. Abdelkarim Dahmani officiellement DG d’Algérie Poste Le décret présidentiel relatif à la nomination de Abdelkarim Dahmani en qualité du directeur général de l’Etablissement national à caractère industriel et commercial, Algérie Poste, a été publié, ce mardi, au Journal officiel. Abdelkarim Dahmani est doctorant en droit public économique et diplômé de l’Ecole nationale d’administration (ENA), section économie et finances. Avant sa désignation à la tête d’Algérie Poste, il a exercé comme inspecteur général au niveau du ministère de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, ainsi que les fonctions de président du conseil d’administration d’Algérie Poste. Guide sur Oran El-Bahia La 4e édition du guide Oran El-Bahia, éditée par la maison d’éditions «Al-Bayazin» vient de paraître dernièrement. Exposé sur les étals des librairies d’Alger, le guide d’Oran a été largement réactualisé, avec la contribution de plusieurs experts et universitaires. Cette nouvelle édition propose une visite touristique aux vieux quartiers d’Oran, où l’on retrouve des vestiges d’époques séculaires (espagnole, ottomane) et présente aussi le nouveau visage d’une ville industrielle tournée vers l’avenir, avec ses infrastructures touristiques et industrielles, avec l’ambition d’une métropole. Avec force illustrations, le guide revisite Oran à travers les différents siècles et donne des éclairages sur le «Vieil Oran», notamment le quartier mythique de Sidi El-Houari, ses innombrables monuments et son architecture unique, comme la mosquée du Pacha, le Palais du bey, la porte d’Espagne, la porte de Canastel, la porte de Santon, le parc de loisirs «Ibn Badis» (ex-promenade de Létang) et le fort de Santa Cruz, entre autres.

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(16/10/2017 : 13:00)

Un employé de la BNA arrêté pour détournement de plus de 2 milliards de centimes  Voir?

Les services de la Sûreté de la wilaya d'Alger   ont arrêté un employé de la Banque nationale d'Algérie (BNA) pour   détournement de plus de deux (2) milliards de centimes dans deux opérations   distinctes, la première concerne un montant de 995 millions de centimes   détournés à travers 48 opérations de retrait, et la deuxième 1,176   milliards de centimes à travers 61 opérations de retrait, indique un   communiqué de la cellule de communication des mêmes services.  Suite à la découverte d'un trou de 2 milliards de centimes, la Direction   de la Banque a déposé plainte auprès des services de Sûreté de la wilaya   d'Alger, accusant un chef de département d'une agence BNA de détournement   de fonds.  Le mis en cause suivait le mouvement des fonds appartenant à une société   nationale de transport, et versés par les directions régionales de ladite   entreprise sur le CCP de l'agence BNA. Il procédait, d'une manière   frauduleuse, au transfert de ces fonds au compte central des dépenses   relevant de la société de transport et ouvert dans la même agence, pour les   tranbsférer à nouveau du compte de la société à deux comptes bancaires   commerciaux ouverts au nom de deux clients appartenant à la société de   transport. Ces deux compte ont été choisis par le mis en cause car   n'enregistrant aucun mouvement depuis leur ouverture. Il accomplissait   personnellement toutes les procédures de demande et de retrait des   chéquiers à l'insu de ses responsables et des clients. Ensuite, il faisait   le retrait de montants transférés par lui, sur plusieurs étapes, par   chèques bancaires ne dépassant pas 20 millions de centimes, ajoute le   communiqué.  Après parachèvement de toutes les procédures légales en vigueur, le mis en   cause a été présenté devant le procureur de la république territorialement   compétent qui a ordonné sa mise en détention préventive.

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(15/10/2017 : 18:50)

L’ANP se paye un complexe 3 étoiles à Djanet  Voir?

Le ministère de la Défense nationale, inaugurera prochainement, le Cercle de garnison de l’armée de Djanet (CGA), dans la 4e RM, en plein cœur du Tassili N’Ajjers. Les personnels de l’ANP (militaires, personnels civils assimilés, retraités, adhérents du cercle et ayants droits) pourront profiter, dans un avenir proche, des prestations et services de haut standing qu’offre cet établissement qui vise à promouvoir la culture du tourisme dans cette région riche en patrimoine. Selon la revue El Djeich : « Le CGA de Djanet, avec son style architectural splendide et innovant qui est en harmonie avec le cadre naturel de la région, est conçu pour être une destination touristique disposant de tous les équipements nécessaires pour la détente et le repos. » Bâti sur une superficie de 8830 m2, le CGA de Djanet comprend deux hôtels trois étoiles, d’une capacité d’accueil de 180 chambres, d’un auditorium équipés de moyens technologiques modernes permettant d’organiser différentes manifestations et rencontres, d’une salle de réunion de 15 places et d’une salle de conférence de 200 places. Le CGA de Djanet accueillera aussi des personnalités importantes ou des délégations militaires algériennes et étrangères. Il permet également à ses hôtes de visiter le musée qui retrace les caractéristiques de la vie saharienne et l’artisanat local. Une agence touristique est chargée de guider les visiteurs à travers les différents sites archéologiques de cette belle oasis, considérée comme une destination touristique et culturelle incontournable. Le cercle offre également des postes d’emploi importants aux jeunes de la région.

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(15/10/2017 : 14:15)

Les convois de rapatriement de Subsahariens se succèdent  Voir?

Sans cesse, ils continuent, à un rythme irrégulier, de passer par ce quartier de Sidi Abbaz, dans la commune de Bounoura, à Ghardaïa, qui constitue un passage obligé vers le sud du pays, tant il est situé sur une route stratégique à savoir la RN 1 qui fend le pays de part en part, du nord au sud, exactement le tracé emprunté par ces convois incessants de rapatriement de Subsahariens.     Ainsi, en trois jours, ce n’est pas moins de deux longues processions de 14 bus chacune de passer par Ghardaïa, pour aller se reposer, à 120 km plus au sud, exactement au centre de formation professionnelle de Hassi Lefhel, (qui du reste n’a jamais ouvert ses portes et encore moins formé qui que ce soit), avant de poursuivre son long périple vers l’extrême sud et au delà des frontières, vers le Niger. Pour ce cinquième convoi, c’est 524 nigériens, dont 381 hommes, 48 femmes et 95 enfants, qui ont été ainsi « cueillis » dans le Grand Alger pour être expédiés manu militari vers leur pays, le Niger, bien que , selon certaines sources,  beaucoup d’entre eux ne soient pas originaires de ce pays.  En effet, parmi les « renvoyés  », certains sont, selon nos sources, des citoyens du Mali, du Bénin, de la Côte d’Ivoire et même du Nigéria.    Pour ce qui est des conditions de voyages, certains accompagnateurs affirment sous le sceau de l’anonymat, qu’ « ils sont épouvantables, notamment pour les femmes et les enfants. Le voyage sur 2200  km d’Alger vers Tamanrasset, avec des haltes et des moments de repos à Hassi Lefhel, ( à 120 kms au sud de Ghardaïa), puis à In Salah (à 400 kms au sud d’El Ménéa dans la wilaya de  Ghardaïa) et enfin à Tamanrasset à 700 kms au sud de In Salah, avant d’être rapatriés au-delà de leur frontière, celle de leur destination finale, le Niger est un véritable calvaire. »    Pour rappel, en cinq passages par Ghardaïa, nous avons comptabilisé le chiffre de pas moins de 2634 Subsahariens, dont 1947 hommes, 295 femmes et 392 enfants, à avoir transité par la région pour être « raccompagnés et déposés » derrière notre frontière sud avec le Niger. C’est l’exode forcé vers le sud, vers l’extrême sud et son au-delà, avec toutes les conséquences dramatiques et le désastre humanitaire que cela pourrait en découler pour cette population fragile qui a fui des pays en proie à la famine et aux guerres. L’Algérie, une terre fraternelle et hospitalière dites-vous ?

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(15/10/2017 : 14:25)

D’anciens maires d’Oran racontent leurs expériences  Voir?

Les témoignages des anciens maires d’Oran à qui l’on a mené la vie dure traduisent bien l’évolution du statut des élus locaux qui ont fini par se soumettre à l’administration et c’est ce qui a peut-être fini par lasser les électeurs. Juste après l’arrêt du processus électoral en 1992, les premières assemblées multipartites, dirigées en majorité par l’ex-FIS à Oran, n’ont pas dérogé à la règle. Elles ont été dissoutes de fait pour être remplacées par les Délégations exécutives communales (DEC). C’est dans ce contexte que Henni Merouane, avocat et représentant local de la Ligue algérienne des droits de l’homme (version Miloud Brahimi), avait accepté, suite à une sollicitation en tant que notable de la ville, d’assumer cette responsabilité. «Dès que j’ai été installé, j’ai fait appel aux représentants des comités de quartiers pensant que les grands enjeux se trouvaient désormais dans les grandes villes et que la société civile avait un rôle important à jouer», se remémore-t-il. L’expérience est inédite en Algérie et, ajoute-t-il : «Ce qu’on appelle aujourd’hui la démocratie participative, moi, je l’avais appelé la gouvernance citoyenne.» Après avoir rétabli le fonctionnement normal de cette institution qui a été complètement chamboulée par les élus du parti dissous ayant instauré un climat de peur au sein des employés, il a installé deux commissions autonomes.   Un certain Abdelkader Alloula La première à caractère culturel et social était dirigée par Abdelkader Alloula, et la seconde, devant s’occuper de l’urbanisme et de l’environnement, a été confiée à Mlle Bekouche, architecte. «Les deux commissions ont fait un travail remarquable. Les projets qu’on nous confiait étaient suivis, mais il y avait surtout des initiatives car les gens à ce moment-là travaillaient avec conviction et étaient souvent des bénévoles.» Oran a été choisie pour participer au regroupement «Metropolitan Gouvernance» à Tokyo et a intégré le réseau Medcity. «J’ai reçu des encouragements de la part du ministre de l’Intérieur de l’époque, Mohamed Hardi, que Dieu ait son âme (il a été assassiné par les terroristes) et pour preuve, il m’a envoyé deux employés de son ministère pour s’imprégner de cette expérience nouvelle dans la gestion.» Pourtant, les problèmes n’allaient pas tarder à survenir. «J’étais jaloux de mes prérogatives et le wali de l’époque n’était pas préparé à ce genre de gouvernance, car il n’avait sans doute pas l’expérience des grandes villes», estime Henni Merouane qui ne garde pas de rancune particulière. «Pour vous donner un exemple, la wilaya a essayé de bloquer des délibérations en ne donnant pas de réponse mais la loi dit que passés 45 jours, le maire peut valider le procès-verbal et c’est ce que j’ai fait et la justice m’a donné raison car il m’a attaqué devant le tribunal administratif.» A cette époque, la situation financière du pays n’était pas au beau fixe et, face au grand problème de la collecte des ordures, Henni Merouane a décidé, par exemple, de prendre le taureau par les cornes en empruntant de l’argent à la banque (BDL) pour acquérir des camions. «L’emprunt a été remboursé entièrement et avec le budget de la commune car nous n’avions pas été subventionnés», rappelle-t-il. Peu à peu, les relations avec le chef de l’exécutif ont continué à se dégrader et le divorce a été inévitable. «Il fallait que quelqu’un parte et c’est pour cela que j’ai présenté ma démission. Mais dans la forme, c’est le wali qui a émis un arrêté mettant fin à mes fonctions.» Financièrement parlant, l’ancien DEC d’Oran était aisé et la fonction qu’il occupait ne lui rapportait rien du tout et c’est ce qui lui fait dire qu’«avant c’était l’esprit de sacrifice qui prévalait, alors qu’aujourd’hui c’est plutôt l’intérêt». Les premières élections multipartites post-arrêt du processus électoral ont été remportées à Oran par le RND, et c’est Tayeb Zitouni, actuel ministre des Moudjahidine, qui a dirigé l’APC durant un mandat complet entre 1997 et 2002. Le problème se posera d’une autre manière pour son successeur, Noureddine Djellouli. Celui-ci était membre du comité central du FLN lorsque Ali Benflis était en même temps secrétaire général du FLN et chef de gouvernement. FLN divisé Il a, selon ses dires, décliné la suggestion de son mentor l’invitant à se préparer pour une candidature à l’APN. «Je ne voulais pas retourner à Alger, mais j’étais par contre curieux d’entamer une expérience à l’échelle locale, et c’est pour cela que j’ai proposé ma candidature laquelle a été acceptée par la direction du parti.» Elu maire d’Oran après les élections d’octobre 2002, il n’est resté que 15 mois. Inquiété par la justice dans le cadre de ses fonctions, il a été incarcéré pendant 21 jours avant d’être relaxé puis blanchi suite aux recours introduits auprès de la Cour suprême. Entre-temps, il a été limogé. Même réhabilité juridiquement, il souffre encore d’avoir subi un affront sur le plan politique. A cette époque et contre toute attente, le chef de gouvernement et secrétaire général du FLN se préparait à se présenter contre le chef de l’Etat à la présidentielle de 2004. Il ne veut pas revenir sur cet épisode mais il estime que c’est une atteinte à la démocratie. «Quand j’étais passé à Khalifa TV, j’ai dit au journaliste qui m’avait interrogé que, en ma qualité de membre du comité central du FLN et compte tenu que Ali Benflis était à la tête du parti, je n’avais d’autre choix que de soutenir mon secrétaire général en tant que candidat, sinon il aurait fallu que je quitte le FLN.» A son époque, le FLN était divisé entre les partisans de Bouteflika et les fidèles de Benflis et, si le concerné ne veut pas le dire ouvertement, on estime qu’il représente le dommage collatéral de la fracture de l’ex-parti unique. A sa sortie de prison, il s’est impliqué dans la campagne de son candidat et, bien plus tard, il a contribué à la création du parti des Avant-gardes des libertés, dont il est aujourd’hui membre du comité central et contrôleur général. L’expérience de voir ce qu’est une collectivité locale étant faite, il pense aujourd’hui que le maire n’a aucun pouvoir par rapport à ceux des années 1970 où «le président de l’APC était réellement maître de son exécutif, de son programme et de son budget». Noureddine Djellouli garde cependant une image positive de ses rapports avec les représentants locaux de l’autorité administrative, à leur tête le wali de l’époque, Mustapha Kouadri. Il y a comme une incohérence entre le niveau central et local, et c’est ce que va constater à ses dépens Sadek Benkada. Celui-ci est universitaire historien et peut être considéré lui aussi comme un des notables de la ville. Il a accepté en 2007 de figurer, dans un premier temps, sur la liste électorale du FLN mais pour l’APW, pensant qu’il y a toujours des choses à apporter pour la ville même si cette institution n’a aucun pouvoir de décision. «Lorsque la liste était montée au ministère de l’Intérieur, Zerhouni qui était ministre de l’Intérieur a vu mon nom et il a appelé le wali d’Oran, M. Sekrane, pour lui suggérer de me réserver pour l’APC», confie-t-il en précisant que cette option ne l’avait pas emballé au départ. «De passage à Oran, M. Zerhouni m’a même appelé et je me rappelle lui avoir fait part de mon hésitation en lui disant : ‘‘Je suis oranais, je connais les Oranais, leur caractère, leurs qualités et leurs défauts et c’est un peu lourd pour moi.’’ Mais il m’a convaincu et j’ai accepté.» Sans être encarté, Sadek Benkada soutient qu’il est FLN de cœur, mais le problème, c’est qu’il n’a pas été mis en tête de liste (elle était menée par Noureddine Boukhatem) et que, avec lui, quatre autres personnalités non encartées au FLN ont été introduites, ce qui faisait déjà jaser plus d’un. En effet, contre toute attente, aux élections internes du FLN (qui a obtenu la majorité des sièges) pour désigner le maire, c’est lui qui est sorti vainqueur. Content de pouvoir se rendre utile, fort d’un soutien à un plus haut niveau de l’Etat, Sadek Benkada a vite déchanté car, selon lui, les élus sont très mal vus. «Il y a un conflit de prérogatives et si par malheur le maire a un certain niveau universitaire, il faudra qu’il s’attende à recevoir des foudres.» Son expérience reste amère du début jusqu’à la fin. «J’avais des problèmes subjectifs et objectifs mais surmontables avec le wali, qui était en fonction à mon arrivée, c’est-à-dire M. Sekrane, mais là où j’ai refusé de céder sur mes prérogatives de maire, c’était avec son successeur Abdelmalek Boudiaf.» Ce dernier est connu pour vouloir à tout prix décider de tout et le conflit était inévitable. «Il y a eu une véritable cabale montée contre moi afin de m’écarter de l’APC, car avec lui j’ai enlevé les gants en me disant : ‘‘Soit je suis maire, soit je ne suis rien du tout.’’» En effet, après deux tentatives de retrait de confiance, Sadek Benkada a fini par être limogé, mais il estime que «le wali a trouvé le champ libre, profitant du fait que M. Zerhouni n’était plus ministre de l’Intérieur». Eus manipulés Son expérience lui a fait prendre conscience que «l’administration pouvait manipuler les élus pour écarter un président d’APC, y compris ceux qui sont du même parti que lui, et que désormais un wali n’acceptera jamais qu’un maire lui fasse de l’ombre». Son amertume est d’autant plus grande que même les élus de la société civile embarqués dans cette aventure au même titre que lui ne l’avaient pas soutenu, excepté un seul. Selon lui, après l’indépendance et jusqu’à la fin des années 1970, les maires avaient de la personnalité et se faisaient respecter. Il cite comme exemple Seghir Benali, Boudraa, qui était chirurgien, ou encore Abdessamet Benabdellah, qui était un avocat, ami de Vergès. «La dégringolade a commencé, tranche-t-il, sous le règne de Chadli Bendjedid et quand moi je suis arrivé en tant qu’universitaire, les gens étaient carrément étonnés !» En dehors des conflits, parfois purement subjectifs, les problèmes de gestion proprement dits se posent toujours, mais parfois des conjonctures favorables surviennent pour sauver les meubles. Eux-mêmes le disent car, par exemple pour Noureddine Djellouli, la fameuse visite de Jacques Chirac, président français à l’époque, a été une véritable bouffée d’oxygène, l’Etat ayant injecté beaucoup d’argent pour embellir la ville. Même cas et sans doute nettement mieux pour Sadek Benkada avec l’organisation du GNL 16 en 2010, lorsque même Sonatrach a été mise à contribution pour financer directement des travaux d’aménagement.  

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(15/10/2017 : 13:00)

Quel devenir pour les biens de l’Etat à l’étranger ?  Voir?

L’Algérie détient un important patrimoine immobilier, foncier, titres et actions à l’étranger. Acquis durant la Guerre de Libération et surtout après l’indépendance, en vertu des Accords d’Evian, ce patrimoine ne se trouve pas uniquement en France, mais également en Suisse, en Tunisie, en Arabie Saoudite et même en Allemagne, en Libye et au Mali, pour ne citer que ces pays. Il s’agit de résidences luxueuses, de châteaux, de bâtiments, d’hôtels, de commerces, d’exploitations agricoles, mais aussi d’actions dans des sociétés financières et commerciales, dont la gestion s’avère aussi problématique que coûteuse. En Tunisie, où se trouvait le siège du GPRA (Gouvernement provisoire de la République algérienne) durant la Guerre de Libération, d’innombrables commerces, bâtiments et biens immobiliers ont été acquis par le FLN, sous des noms d’emprunt et de particuliers, pour le compte de la Révolution. Rares sont ceux qui aujourd’hui continuent à renflouer les caisses de l’Etat en raison de leur acquisition par des particuliers dans des conditions surprenantes. Mais indéniablement, les plus importants biens de l’Etat se trouvent sur le territoire français.   Les apports de l’histoire Héritée en vertu des Accords d’Evian, une partie de ce patrimoine appartient à Sonelgaz, la Cnas, les chemins de fer, l’Education, l’Amicale des Algériens en France, etc., et une autre a été achetée par le FLN durant la Guerre de Libération au nom de personnes physiques, souvent des Français sympathisants de la cause nationale ou autres, utilisés comme prête-nom. Un patrimoine assez important dont l’exploitation ne profite malheureusement pas au Trésor public. Selon des sources diplomatiques, «bon nombre de ces noms d’emprunt ont disparu. Ce qui a été récupéré reste néanmoins important, mais ne génère pas de revenus à la hauteur de sa valeur. Plusieurs appartements situés au cœur même de la capitale française sont occupés gracieusement par d’anciens pontes du FLN, d’ex-ministres ou sont carrément fermés et laissés en situation d’abandon. Ils font l’objet de convoitises, mais n’ont pas été cédés. Ils auraient dû au moins servir pour loger le personnel diplomatique et diminuer ainsi le budget consacré à la location. Il n’y a pas qu’en France que les biens immobiliers de l’Algérie tombent en désuétude. Par exemple, le siège de notre ancienne ambassade à Madrid qui est tout simplement fermé depuis longtemps, alors que l’Etat continue à payer les charges et les impôts. D’autres biens ont été acquis en Allemagne, mais surtout en Suisse, qui était la base arrière du FLN pendant la Guerre de Libération, et le lieu de dépôt de son trésor…». Pour d’autres, ayant fait partie de l’Amicale des Algériens en France, le patrimoine de l’Algérie en France est bien plus important qu’on peut le croire, mais il n’est pas totalement répertorié. «Il y a eu une première opération de recensement au début des années 1990 , à l’arrivée du président feu Mohamed Boudiaf, mais qui n’a pas donné les résultats escomptés. Durant son deuxième mandat, Bouteflika, après avoir été saisi sur les convoitises de certains dignitaires qui voulaient mettre la main sur des résidences de maître à Paris, a chargé l’IGF (Inspection générale des finances) de mener une enquête sur les biens de l’Etat à l’étranger, surtout en France. Le rapport a révélé de graves défaillances et les pratiques illégales qui ont permis à des pontes du système d’accaparer certaines résidences d’Etat, hôtels et appartements. En fait, il voulait non seulement faire le recensement de ce patrimoine, mais aussi savoir qui en profite. La liste des personnalités mises en cause était édifiante», affirment nos interlocuteurs.   Situation d’abandon Récemment mis à la retraite, un ex-ambassadeur explique que le rapport en question «a permis de recenser une bonne partie des biens, dont beaucoup étaient en situation d’abandon et nécessitaient de lourds travaux de réfection. Le Président était très réfractaire à l’idée de vendre ce qu’il considère comme étant des bijoux de famille. D’ailleurs, certains de ces biens ont été repris et restaurés. Mieux encore, de nombreuses résidences consulaires, sièges d’ambassade appartenant à l’Etat ont fait peau neuve grâce à un budget spécial dégagé sur ordre du Président pour prendre en charge les travaux de réfection». Pour eux, «Bouteflika est de ceux qui pensent dur comme fer que l’Algérie doit avoir un patrimoine à l’étranger. Raison pour laquelle, en 2009, une luxueuse résidence de 35 000 mètres carrées a été achetée par l’Algérie à Genève pour plus de 27 millions d’euros (30 millions de francs suisses)». Considérée à l’époque comme l’une des plus grosses ventes immobilières à Genève, cette acquisition a suscité de nombreuses interrogations et alimenté le débat sur la nécessité de se «débarrasser» de ces nombreux biens budgétivores que l’Algérie détient à l’étranger. Aujourd’hui, alors que les revenus de l’Etat ont fondu comme neige au soleil, certains n’hésitent pas à relancer le débat sur «la nécessité» de faire face à la crise en recourant justement aux bijoux de famille pour éviter à cette famille un endettement qui risque de compromettre l’avenir de ses enfants. Même si les avis divergent sur cette question, il n’en demeure pas moins que l’Algérie possède un énorme patrimoine qui aurait pu constituer un important revenu pour le Trésor public s’il n’avait pas fait l’objet de prédation et de mauvaise gestion. Il n’est jamais trop tard pour se réapproprier cette richesse qui appartient avant tout à l’Etat, et non pas à un parti politique ou à certains de ses pontes.

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(15/10/2017 : 13:00)

Dernière mise à jour : 17/10/2017 : 08:23


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