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Journal de Neurochirurgie

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Sommaires des Revues - Infirmiers.com

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Les actualités de infirmiers.com


Prévenir les AES lors de dons du sang et de transfusions  Voir?

Pour poursuivre notre série sur la thématique des accidents avec exposition au sang (AES), quittons un peu la sphère des établissements de santé, pour rencontrer des acteurs de l’Etablissement Français du Sang (EFS). Tous les jours, de nombreux professionnels sont en contact avec des donneurs mais aussi avec des produits sanguins prélevés (poches et tubes). Ils sont donc eux aussi exposés aux AES. Marie-Paule, infirmière hygiéniste au service Hygiène Sécurité et Environnement (HSE) à l’EFS Aquitaine-Limousin nous en parle, entre constats et actions entreprises ces dix dernières années en matière de prévention. 

poches de sang, transfusion

Dans les établissements français du sang, le personnel soignant est en charge de divers prélèvements. Le risque d’AES étant bien réel, actions et procédure ont été mises en place sur la conduite à tenir en cas d'accident.

Rachel Dutrech - Bonjour Marie-Paule, merci de nous dédier un peu de ton temps pour parler des AES, cette thématique qui te tient à cœur, je le sais, pour en avoir discuté avec toi à plusieurs reprises. Toutefois, si tu veux bien commencer par nous parler de la profession d’infirmière (1) à l’EFS, ça pourrait intéresser les lecteurs !

Marie-Paule - C’est vrai que c’est une facette peu connue de notre métier. Que fait une infirmière à l’EFS ? Elle réalise des prélèvements de sang total, de plaquettes mais aussi de plasma. Elle surveille le donneur tout au long du prélèvement qui, selon le don, dure entre 10 minutes et 1h30. Elle surveille aussi le bon déroulement et la qualité du prélèvement. Parfois, elle réalise des saignées thérapeutiques dans le cas de personne souffrant d'hémochromatose. Elle travaille en site fixe ou en collecte pour les dons de sang. A l’EFS, il existe aussi des centres de santé proches des CHU, là, l’infirmière y réalise alors des transfusions de concentrés de globules rouges (CGR) ou de plaquettes, des prélèvements de cellules souches périphériques dans le cas d’autogreffes, des échanges plasmatiques et érythrocytaires (pour traiter l'hémochromatose). Dans ces centres ce sont des patients et non plus des donneurs qui sont pris en charge. De fait, la chronicité de leur pathologie fait qu’un lien différent se crée.  Le soutien psychologique à ces patients en aplasie médullaire ou atteint de myélodysplasie  nous conduit à travailler parfois avec des structures de soins palliatifs.

R. D. - En résumé, un rôle relationnel avec les donneurs, un lien qui se crée avec les patients dans les centres de santé de l’EFS et pour faire le tremplin avec notre thématique, de nombreux actes techniques réalisés par les soignants...

M.-P. - Oui, c’est tout à fait cela, nous réalisons de nombreuses ponctions veineuses, posons des cathéters périphériques, piquons dans des chambres implantables, manipulons des voies avec double accès parfois… Tous ces actes techniques nous exposent effectivement au risque d’AES. Mais les infirmières ne sont pas les seuls professionnels à l’EFS à être dans ce cas. Il y a aussi de nombreux techniciens de laboratoire, des médecins et des biologistes.

Les AES sont la première cause d’accident du travail rapportée dans notre région. Le service (HSE), soucieux d’assurer la santé et la sécurité du personnel au travail, a réalisé une enquête afin de recenser et d’analyser les 52 AES déclarés au service des Ressources Humaines de 2008 à 2012. Un questionnaire a été rempli avec ou par « la victime ». Le taux de participation au questionnaire a été de 97,5% et 39 questionnaires sur les 52 envoyés ont pu être exploités. L’analyse des réponses montre que 33 AES étaient dus à des piqûres et 19 à des projections. 32 IDE ont été touchés contre 20 techniciens de laboratoire. Cependant, 56% des salariés « déclarant » portaient leurs équipements de protection individuelle lors de l’AES et seulement 47% des salariés « déclarant » ont effectué correctement les premiers soins suite à l’AES. Nous devions donc améliorer tout cela. Forts de ces chiffres et des retours exprimés par les professionnels eux-mêmes, nous avons monté un plan de « bataille » en 4 axes : la création d’un kit AES, la mise à jour de la procédure « Conduite à tenir en cas d’AES », la généralisation du matériel sécurisé et la formation obligatoire des professionnels aux précautions standards pour argumenter autour de toutes ces actions.

R. D. - Peux-tu nous détailler chacune de ces actions ?

M.-P. - Commençons par la création d’un kit AES. Ce kit se veut d'usage universel : collecte, prélèvement, laboratoire, complété par des stations oculaires. Il est installé près d’un point d’eau depuis juillet 2013. Sa composition et son déploiement ont été possibles grâce à un groupe de travail pluridisciplinaire qui nous a permis d'échanger pour l’adapter avec et pour les acteurs de terrain. Concernant la mise à jour de la procédure « conduite à tenir en cas d’AES », c’est un travail qui fut plus long, alors qu’il s’annonçait comme une simple « mise à jour ». En 2013, nous avons recensé toutes les situations possibles de survenue d’un AES : en collecte, la nuit, seul à son poste… Nous avons voulu une procédure adaptée à tous les professionnels et à toutes les situations de l’EFS et cela 24h/24. Cela a soulevé d’autres questions en termes de responsabilité et d’organisation. En mars 2016, cette procédure a été validée par le siège de l’EFS et, après quelques modifications, elle a été déclinée sur toutes les régions au mois de juillet. Elle est aujourd’hui intégrée au nouveau « référentiel des pratiques d’hygiène» dont la précédente version datait de 2000. Une procédure qui a mis du temps à s’inscrire de manière adaptée à nos spécificités mais qui est utile à tous les EFS.

Pour la généralisation du matériel sécurisé : il a fallu faire l’inventaire de tout le matériel éliminé en collecteur OPCT (Objet Piquant Coupant et Tranchant) sur tous les sites et dans tous les services, et rechercher les références de dispositifs sécurisés quand ils existaient. Le plus gros changement a été vécu dans les laboratoires de thérapie cellulaire où un système de transfert n’était pas sécurisé. La recherche, puis la présentation au référent HSE du service d’un dispositif adapté et sécurisé et la nécessité de changer de technique, a fait reculer le nombre d’AES. Tous les services ont été impactés positivement et ont participé au recueil et choix du matériel. Tout ceci a été accompagné d’une formation à l’utilisation des nouveaux dispositifs (si besoin) et d’une note bien suivie, imposant le retrait immédiat de tout matériel non sécurisé dès la réception du nouveau dispositif, sans attendre que « la boite soit finie».

La formation obligatoire des professionnels aux précautions standards a permis de rencontrer 85% des professionnels de l’EFS Aquitaine-Limousin. La direction a appuyé cette démarche en rendant cette formation obligatoire. Depuis, entre le service HSE, les médecins, les biologistes et les cadres mais aussi avec le service achats et ressources humaines, les échanges sont plus faciles. La formation a permis des rencontres, la création de liens et l’identification des rôles de chacun par l’ensemble des professionnels, et tout cela grâce à l’hygiène. On nous connait et reconnaît ! La formation « Précautions standards » a été reprise pour tous les nouveaux arrivants et elle est intégrée dans un module de formation continue appelé « santé et sécurité au travail ».

Les infirmières ne sont pas les seuls professionnels à l’EFS à être exposées aux AES. Il y a aussi de nombreux techniciens de laboratoire, des médecins et des biologistes.

R. D.- Après toutes ces actions menées, aujourd'hui, où en êtes-vous ? 

M.-P. - Actuellement, nous recensons encore des AES et je pense qu’il n’y a pas de sous-déclaration. On constate que les premiers soins sont correctement et uniformément réalisés. Le kit AES est connu de tous et utilisé. Il assure une prise en charge efficace et rapide des accidents. Il y a une vraie prise de conscience du risque. Lors de la déclaration d’AES, le professionnel et son supérieur hiérarchique font une description de l’accident, une analyse des causes et, parfois, proposent des axes d’amélioration. Nous avons d'ailleurs d'excellents retours. On observe que chez les infirmiers un accident sur deux survient au débranchement du donneur, lors du retrait de l’aiguille (creuse) et avant l’activation du dispositif de sécurité. Cela vient du fait, et c’est ce qui est souligné, que nous changeons régulièrement de dispositif. En système clos, tout est serti et sécurisé : aiguille, tubulures, sites de prélèvements, poche de recueil et filtres. Lorsqu’une norme change, on change tout le système et on n’a pas forcément le temps de la formation individuelle des opérateurs qui ne peut se faire devant une seule vidéo et sans manipuler le dispositif. Cela nous permet toutefois d’insister une nouvelle fois sur le port des EPI (équipements de protection individuelle).

Les accidents par projections sur peau lésée sont plus facilement déclarés, nous poursuivons notre travail sur le port des EPI au labo : gants et/ou lunettes ou sur lunettes de sécurité, voire port d’écran facial en insistant sur la protection des yeux et des peaux lésées ou acnéiques, notamment lors des soudures de tubulures qui peuvent fuir à ce moment-là. Nous constatons aussi que, conformément à la procédure, le conseil du médecin référent AES est recherché. Il est plus précoce qu’auparavant. Nous avions bien insisté sur ce point lors de la formation et dans la procédure.

Dans chaque service, un référent HSE (et son suppléant) a été nommé sur la base du volontariat. Nous avons beaucoup travaillé sur l’habilitation et la formation de ces référents et nous sommes régulièrement en contact pour répondre à leurs questions mais aussi pour mettre en place les nouvelles actions. Tous les ans, lors d'une réunion, nous faisons le point ensemble en matière d’hygiène et ce, de manière conviviale : informations, réglementation mais aussi nombreux échanges entre référents sur les problèmes « de terrain ». De fait, on a créé un vrai « réseau » d’échanges et de collaborations. On avance ensemble. On mutualise à commencer avec les RH qui nous transmettent toutes les déclarations d’AES, que nous analysons à la recherche d’axes d’amélioration.

R. D. - On peut dire que vous avez généré autour des AES une véritable culture de sécurité, non ?

M.-P. - Oui, l’EFS était déjà très en avance au niveau de la qualité et du fait de la formation aux précautions standards, tous les professionnels ont compris l’importance de l’hygiène et de la sécurité dans la prévention de nombreux accidents dont les AES. Ils ont mieux compris l’intérêt des déclarations, pour leur santé mais aussi pour faire évoluer et sécuriser certaines pratiques. Les cadres et les  responsables ayant tous assisté à ces formations, sont informés et concernés par tous les AES survenus dans leur service. Nous n’avons pas de sous-déclaration. Le combat reste l’évitabilité et la protection des professionnels. Dans cet esprit, nous travaillons sur un guide des EPI précisant lequel porter selon le poste occupé. Nous allons accompagner cela en nous appuyant sur les référents HSE et en continuant nos visites dans les services.

Ce riche retour d’expérience qui sécurise les professionnels mais aussi plus largement le donneur et le receveur de ces produits sanguins.

Rachel DUTRECH
CPIAS Nouvelle Aquitaine
[email protected]
@RachelDutrech

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(17/10/2017 : 06:55)

Application "Douleur Hôpital Saint-Joseph"  Voir?

A l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la douleur ce 16 octobre, le Groupe hopsitalier Paris Saint-Joseph (GHPS) lance sa 6ème application mobile qui vient enrichir sa collection d’applications existantes. Grâce à cette application à la fois informative et interactive conçue par le Comité de Lutte contre la Douleur (CLUD) du GHPSJ, les professionnels de santé trouvent les réponses à leur besoins. Pour le Dr Marguerite d’Ussel, responsable du CLUD et de la consultation douleur chronique : L’appli Douleur hôpital Saint-Joseph va vraiment être utile aux médecins et à tous les soignants pour tout type de douleur car nous l’avons réfléchie et voulue interactive pour que chacun trouve facilement des informations et des outils simples pour l’aider dans son quotidien auprès de ses patients.

Trois rubriques spcéficiques permettent ainsi :

  • d'évaluer
    - 3 types d’échelles pour évaluer l’intensité de la douleur : l'échelle numérique, l'échelle verbale simple mais aussi l'échelle Algoplus® et un score DN4 pour dépister les douleurs neuropathiques ;
    - un outil de traduction pour communiquer avec les patients étrangers.
  • de traiter
    - un guide de prescription, avec les principales caractéristiques des différents antalgiques utilisés au GHPSJ ;
    - un outil interactif de conversion des opioïdes et une aide à l'adaptation des doses chez le patient âgé ou insuffisant rénal ;
    - les modalités de titrations de morphine orale ou intraveineuse ;
    - des informations sur les moyens antalgiques non médicamenteux, et les produits autorisés chez la femme enceinte ou allaitante.
  • de prévenir
    - un module de présentation des délais d'action des différents traitements préventifs de la douleur induite par les soins.

Une application pratique et interactive pour évaluer, traiter, prévenir la douleur de l’adulte disponible sur l’Apple Store et sur Google Play

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(16/10/2017 : 13:17)

« Alerte AVC » - Savoir faire face à l’urgence  Voir?

L’accident vasculaire cérébral (AVC) est une urgence vitale pour laquelle chaque minute compte. Le compte à rebours commence dès les premiers signes, que chacun de nous devrait connaître. Pourtant, on constate encore que moins d’1 Français sur 2 s’estime aujourd’hui bien informé sur l’AVC alors que chaque année, en France, environ 150 000 personnes en sont victimes. Pour faire face à ce fléau de santé publique - 1 AVC toutes les 4 minutes en France - , il ne faut pas baisser la garde sur la prévention et l’information du public. C’est dans ce cadre que Boehringer Ingelheim France, en partenariat avec la Fédération France AVC, lance à partir du 16 octobre, et ce pour une durée de 6 mois, une campagne d’information et de prévention (affiche et livret) disponible dans les salles d’attente des professionnels de santé et les pharmacies. Celle-ci décrit les signes d’alerte de l’AVC - paralysie du visage, trouble de la parole ou la difficulté de compréhension, membre inerte - et rappelle l’importance d’appeler le 15 pour faire face à l’urgence.

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(16/10/2017 : 12:19)

Les conduites addictives  Voir?

Les conduites addictives, quels que soient l'âge des personnes concernées ou le contexte où elles se vivent, constituent une problématique importante de santé publique. Ce dossier de la revue SOINS nous rappelle que dans ces divers contextes, la prévention, le dépistage et l’accompagnement des personnes dépendantes font partie intégrante du rôle infirmier.

Avant-propos - État des lieux et prises en charge

revue soins addictions

En matière d'addictions, la prévention, le dépistage et l’accompagnement des personnes dépendantes, de tous âges et dans l’ensemble des lieux de vie, font partie intégrante du rôle infirmier.

Alors que les politiques de régulation des drogues connaissent, au niveau mondial, une profonde mutation, les substances licites mais dangereuses (tabac et alcool) restent les plus consommées, loin devant les drogues illicites. Les polyconsommations, devenues très courantes, peuvent cumuler l’alcool, le tabac, des médicaments psychotropes, le cannabis et d’autres produits illicites. À l’âge de 17 ans, la plupart des jeunes ont déjà essayé alcool, tabac et cannabis, et certains d’entre eux en sont déjà des usagers réguliers.

À ces consommations s’ajoutent les addictions comportementales : des personnes deviennent dépendantes d’un jeu vidéo ou de hasard, de comportements alimentaires ou d’achats compulsifs, de suractivité au travail…

Les conduites addictives peuvent se poursuivre ou s’intensifier en situation de travail, y compris chez les soignants, entraînant des comportements à risques pour l’individu et l’environnement. Le travail lui-même peut aggraver la vulnérabilité addictive individuelle par une organisation ou un fonctionnement pathogène.

Dans ces divers contextes, la prévention, le dépistage et l’accompagnement des personnes dépendantes, de tous âges et dans l’ensemble des lieux de vie, font partie intégrante du rôle infirmier : au collège ou au lycée, en distinguant l’expérimentation normale de la conduite à risque
pathologique ; en santé au travail, au bénéfice de la sécurité et de la santé physique et mentale des travailleurs ; aux urgences, pour gérer une situation de crise et engager le patient dans une démarche de dialogue ; enfin, en équipe pluriprofessionnelle de centres de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie (Csapa), pour accompagner l’usager dans l’accès aux soins et la réduction des risques.

Cependant, l’infirmier ne peut tenir son rôle avec succès qu’à la condition d’être formé aux addictions afin de les reconnaître comme une maladie, et à l’éducation thérapeutique pour apprendre à transmettre comme à recevoir l’expertise du patient en vue d’un travail en commun.

Dominique LE BOEUF
Cadre supérieur de santé,
responsable de la formation continue, Centre hospitalier de Versailles, Hôpital André Mignot, 78157 Le Chesnay cedex.
[email protected]
Nicolas BIARDB
Cadre infirmier
Établissement d’hébergement pour personnes âgées
dépendantes (Ehpad) Les jardins de Médicis,
77160 Provins.

Les auteurs déclarent ne pas avoir de conflits d’intérêts en relation avec cet article.

SOINS n° 816 – Juin 2017

revue soins addictions

Éditeur : Elsevier Masson

Les rubriques : Actualités professionnelles - Partenaires - Histoire de lire - Dossier - En fiche - Petites annonces

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(16/10/2017 : 08:53)

Respire ! Petit carnet pour grandes urgences  Voir?

C'est un petit carnet à glisser dans une poche : Respire ! a été conçu comme un aide-mémoire pour les professionnels de santé en situation d'urgence. Principales drogues de l'urgence médicale, protocoles sur les grandes pathologies de l'urgence : ce mini-guide comporte des fiches techniques et des mémos illustrés répartis selon un code couleur pour faciliter encore son utilisation. Respire ! s'adresse essentiellement aux IDE, aux IADE et à l'ensemble du personnel médical amené à intervenir sur des situations d'urgence.

Ce livret est disponible en ligne sur le site des Editions Yellow Concept

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(16/10/2017 : 08:28)

Addictions en milieu professionnel : un rapport sur un sujet préoccupant  Voir?

Les conduites addictives affectent l'individu dans sa vie professionnelle. Ceci engage la responsabilité du chef d’entreprise, de ses délégataires (personne physique) et de l'entreprise (personne morale) en cas d'accident, eu égard aux éventuelles conséquences des conduites addictives sur la sécurité au travail. La présence de toute drogue illicite sur le lieu de travail suffit à engager la responsabilité de l'entreprise. Ces quelques lignes, tirées du dernier rapport de l'Académie nationale de médecine, rendu public le 10 octobre 2017, attire l'attention sur les dangers des pratiques addictives en milieu professionnel. En 2014, trois milieux professionnels étaient particulièrement concernés par des niveaux élevés de consommations de substances psychoactives licites ou illicites, rappelle l'enquête : le bâtiment et les travaux publics, le secteur englobant les arts, les spectacles et les services récréatifs, ainsi que le secteur de l’hébergement et de la restauration. Une consommation qui n'est pas sans conséquences : pertes de production, absentéisme, perte d’image pour l’entreprise, accidents du travail...

Découvrez le rapport de l'Académie de Médecine

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(16/10/2017 : 08:02)

Recherche en sciences infirmières : un pas vers plus de reconnaissance  Voir?

Le 12 octobre dernier, au ministère des Solidarités et de la Santé, trois infirmiers chercheurs se sont vus récompensés pour leurs travaux prometteurs lors d’une cérémonie à laquelle s’est jointe le Pr Agnès Buzyn. C’est la première fois que ce prix est décerné par la Fondation de l'Avenir et la Chaire Recherche Sciences Infirmières ; une étape importante qui montre, s'il fallait encore le faire, que les paramédicaux peuvent être des chercheurs à part entière.  

Le 12 octobre s’est déroulée une cérémonie de remise des prix nationaux pour la recherche en soins infirmiers. Trois soignants ont été récompensés pour leurs travaux en la présence du Pr Agnès Buzyn, actuelle ministre des Solidarités et de la Santé.

Il existe beaucoup de prix pour les infirmiers, et depuis des décennies, mais celui-là est différent, il permet de valoriser et d’impliquer les infirmiers. Il montre qu’ils peuvent être des chercheurs à part entière, affirme le Pr Monique Rothan-Tondeur, responsable de la Chaire de Recherche en Sciences Infirmières lors de l’ouverture de la cérémonie. Les critères d’attribution de ces récompenses se sont avérés très sévères, on nous l’a reproché mais on ne peut pas être moins exigeant si on veut prouver la capacité des infirmiers dans ce domaine.

Quid de la préparation des seringues électriques

Ce discours est en partie repris par Bruno Garrigue, cadre de santé IADE au SAMU/SMUR/CESU 31 au Centre hospitalier Sud Francilien qui est le premier à recevoir son prix pour la meilleure publication scientifique. Celui-ci s’enthousiasme : cette initiative reconnait un progrès extraordinaire pour notre profession. Dynamique, il promet que son intervention sera de l’ordre de 180 secondes. De ce temps si précieux, il n’en prend que trop peu pour parler de son travail sur la préparation des seringues électriques. L’étude portait sur des principes actifs utilisés fréquemment en urgence : la noradrénaline, l’insuline et un traitement de la douleur (un mélange Ropivacine/Sufentanyl). Après avoir comparé les différents protocoles, les résultats montrent clairement des différences de concentration considérables entre le début et la fin des seringues si elles ne sont pas agitées. La quantité de principe actif délivrée n’est conforme que si le soignant homogénéise la seringue. Eh oui, tout ça pour ça, ironise le lauréat. Pourtant des recommandations sont en cours d’élaboration au vu de cette découverte. Si l’intéressé dépasse largement ces trois minutes, c’est qu’il détaille surtout son parcours professionnel et les rencontres qu’il a faites ce travail est interdisciplinaire, c’est infirmier dans la thématique, mais on a tous travaillé ensemble, raconte-il.

« Chercher c’est désobéir et c’est en désobéissant que je pense que je n‘ai pas été mauvais dans ma carrière »

TCA et image de soi...

Claire Line, cadre formateur en IFSI, anciennement infirmière à la Maison des Adolescents à Paris, est la deuxième à se voir attribuer le prix. Promue dans la catégorie « jeune chercheur » pour ses découvertes auprès des jeunes souffrant de troubles alimentaires, la soignante, qui parait timide et réservée, s’avère déterminée pour détailler son travail.L’obésité ne vient pas seulement bouleverser l’individu dans sa dimension psychologique, elle impacte également les dimensions psychiques, affectives et sociales du sujet, explique-t-elle. Forte de ces observations, la professionnelle de santé s’est donc penchée sur le principe d’incarnation chez les adolescents obèses. Ces patients n’habitant plus leur propre corps, les accompagner vers la guérison implique de comprendre les moyens qu’ils mettent en œuvre pour se réapproprier une enveloppe corporelle. Les résultats de ces recherches démontrent que la mise en mot de ce processus d’incorporation et sa prise de conscience chez ces jeunes contribuent à favoriser leur estime de soi et à améliorer leur qualité de vie. La prise en compte de l’expertise du patient a enrichi la relation soignant/soigné. Nous évoluons à présent dans une co-construction du savoir, souligne la lauréate. Celle-ci espère transmettre son goût de la recherche aux générations futures via sa nouvelle fonction de formatrice.

« Je sais que plusieurs infirmiers ont poursuivi leur études jusqu’au doctorat. Et je sais aussi qu’ils ont préparé cette thèse au prix d’un parcours du combattant » -  Agnès Buzyn

De l’engagement de soi lors de l’exercice soignant

Le dernier infirmier primé, Jean-manuel Morvillers, infirmier PhD, qui exerce en psychiatrie à l’hôpital Maison Blanche a été récompensé dans la catégorie « chercheur confirmé » par la ministre des Solidarités et de la Santé elle-même. Titulaire d’un doctorat en sciences humaines, il travaille sur le concept d’implication, notamment dans le domaine de la psychothérapie, c’est-à-dire l’engagement de soi lors de l’exercice soignant. La notion d’implication est déterminante pour aider l’autre à changer et évoluer, développe-t-il. Ces dernières recherches consistent à clarifier la mise en place d’une alliance thérapeutique (AT) entre le personnel paramédical (les infirmiers et les aides-soignants) et le patient adulte. Il s’agissait d’obtenir une AT en psychiatrie aigüe au moment de la crise des patients ou lorsqu’ils sont hospitalisés sans leur consentement. Les résultats révèlent que c’est possible et on a même observé de très bon scores, précise le soignant. Les patients, ont également été interviewés, afin de recueillir leur ressenti sur la question. A l’heure actuelle, les recherches sont pratiquement terminées et un article devrait être soumis dans les prochains jours.

« A mes yeux ce n’est pas un hasard si les sciences infirmières rejoignent l’éthique. Sans doute parce que l’éthique est constitutive de la discipline » - Agnès Buzyn

Compter sur et avec les infirmiers pour relever les défis de santé publique

A l'issue de la remise des prix, le Pr Agnès Buzyn s’est brièvement exprimée sur la discipline des sciences infirmières et son évolution. La ministre s’est félicitée de la réussite du programme hospitalier de recherche infirmier et paramédical (PHRIP) créé en 2010 qui a porté ses fruits avec  144 projets de recherche sélectionnés ces dernières années. Elle se réjouit également que les chercheurs paramédicaux intègrent à présent d’autres programmes et annonce avoir signé avec la minitre de l'enseignement supérieur et de la recherche une lettre de mission pour des concertations en vue de l’universitarisation des professions paramédicales.

 « Il faudra compter sur et avec les infirmiers pour relever les défis de santé publique et plus généralement pour la transformation de notre système de soins afin qu’il soit le plus accessible, le plus performant et le plus équitable possible. » - Agnès Buzyn

Enfin, c’est au Pr Monique Rothan-Tondeur qu’est revenu le mot de la fin. Celle-ci a surtout revendiqué sa fierté de faire partie de cette profession qui ose toucher les mains, les pieds, les pustules mais aussi toucher les cœurs.

Roxane CURTETJournaliste infirmiers.com [email protected]  @roxane0706

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(16/10/2017 : 07:21)

ESI version 2009 : mieux (se) comprendre pour mieux évoluer  Voir?

Chaque année, plusieurs dizaines de milliers d’étudiants franchissent les portes des instituts de formation en soins infirmiers (IFSI) pour leur rentrée. En septembre 2017, une huitième promotion a ainsi « bénéficié » du référentiel de formation de 2009. Qu’a concrètement changé cette réforme ?

Définition officielle du métier

Évaluer l’état de santé d’une personne et analyser les situations de soins ; concevoir et définir des projets de soins personnalisés ; planifier des soins, les prodiguer et les évaluer ; mettre en œuvre des traitements. Les infirmiers dispensent des soins de nature préventive, curative ou palliative, visant promouvoir, maintenir et restaurer la santé, ils contribuent à l’éducation à la santé et à l’accompagnement des personnes ou des groupes dans leur parcours de soins en lien avec leur projet de vie. Les infirmiers interviennent dans le cadre d’une équipe pluriprofessionnelle, dans des structures et à domicile, de manière autonome et en collaboration. À noter que la profession infirmière dispose de son code de déontologie publié dans le journal officiel le 27 novembre 2016. Il comprend ainsi l'ensemble des droits et devoirs des infirmiers, quels que soient leurs modes ou lieux d'exercice.

étudiante bibliothèque tablette

Depuis la réforme de 2009, comment évolue la formation en soins infirmiers ? D'un point de vue étudiants, formateurs et tuteurs de stage...

Bénéficier ? Est-ce bien le mot approprié tant il est courant d’entendre encore dans les unités de soins le « nouveau diplôme » et les différentes critiques dont il fait l’objet… Depuis la rentrée de septembre 2009, le microcosme des infirmiers français a vu sa formation évoluer. Et comme tout changement, cela a entraîne de nombreuses résistances. Résistances dont les étudiants en soins infirmiers et jeunes diplômés témoignent encore huit années après la mise en œuvre de cette réforme. En tant qu’infirmier, j’ai appris à émettre des hypothèses. J’émets donc ici l’hypothèse que ces résistances sont liées à des incompréhensions de la part des étudiants et des professionnels mais également à un climat soci(ét)al peu propice à la prise en charge des étudiants.

Car oui, il apparaît de nos jours que l’accompagnement des étudiants en soins infirmiers est une charge pour les professionnels… Est-ce une nouveauté ? Je n’en suis pas certain. Je n’ai pas une carrière bien longue certes, mais d’aussi loin que ma mémoire remonte, j’entends des étudiants et des formateurs raconter des professionnels disant ne pas pouvoir encadrer les étudiants (au sens propre comme au figuré). Ce qui est nouveau, ce sont les prétextes liés au référentiel de formation de 2009 : le portfolio trop complexe, les unités d’enseignements mal organisées, trop peu de stages… Et ces arguments ne se trouvent pas que dans la bouche des infirmiers formés avant 2009, même des infirmiers formés dans la mouture 2009 répètent ces prétextes…

Soci(ét)al, vous avez dit soci(ét)al

En ce qui concerne le climat soci(ét)al, il est pour moi indissociable des conditions d’accompagnement des étudiants en soins infirmiers. En effet, dans une société où les moyens ne sont pas pour l’ensemble des acteurs en accord avec les besoins, il se crée une fracture. Il n’est pas question ici d’incriminer qui que ce soit, je ne vois que peu d’intérêt à cela. Par contre il est indispensable de questionner le climat soci(ét)al dans la mise en stage des étudiants et dans leur apprentissage.

Une histoire de distance

Un autre point de fracture peut se trouver également dans la distance entre instituts de formation et terrains de pratique. Le manque de connaissance du travail de l’autre a toujours favorisé la déconnexion. Et cela est valable dans les deux sens. L’universitarisation n’est pas forcément une aide. Elle est parfois interprétée comme une mise à distance de la pratique réelle du terrain pour être remplacé par une version théorisée de la pratique soignante. Et les étudiants ne mettent pas longtemps à s’en apercevoir… Il y a donc une nécessité à se rencontrer, à créer des ponts entre terrain et formation pour que la formation soit la plus proche possible des besoins du terrain.

Et les étudiants dans tout ça ?

Comment expliquer que certains jeunes professionnels, tout juste diplômés, puissent dire à un étudiant qu’ils ne comprennent pas le portfolio et ne savent pas comment l’évaluer ? Pour avoir travaillé sur les différences générationnelles, je ne pense pas que la génération soit un argument recevable. Il apparaît donc une compréhension difficile d’un outil utilisé pendant trois ans… Comment cet outil est-il présenté ? Quel sens lui est-il donné ? Les critiques dans les unités de soins ne sont-elles pas influentes dans ce processus de rejet du portfolio par les étudiants… ?

À suivre

Je m’attaque donc peut-être ici à une montagne, un chemin dans le brouillard, mais il me semble intéressant de venir proposer ma lecture du référentiel actuel de formation et de différents points. Je ne suis pas là pour faire du prosélytisme, non, juste pour favoriser la compréhension de chacun pour avancer ensemble.

Cette série d’articles s’adresse à plusieurs publics :

  • les étudiants et futurs étudiants en soins infirmiers : ils sont le centre du dispositif de formation, ce sont les premiers à pouvoir défendre et valoriser leur formation en étant eux aussi pédagogues ;
  • les infirmiers, aides-soignants , et tous les professionnels de proximité : ils sont proches des étudiants au quotidien en stage, pour mieux se comprendre peut-être peut-on mieux se connaître ;
  • les infirmiers tuteurs de stage  : formés ou non, volontaires ou pas, ils ont un rôle de référent dans les unités de soins pour accompagner les étudiants mais également les équipes durant le déroulé des stages ;
  • les cadres de santé ou maîtres de stage : ils sont un maillon indispensable dans les stages des étudiants en soins infirmiers et eux aussi ont un rôle de pédagogue auprès des équipes de soins. Une partie plus spécifique sera également consacrée à l’impact des stages et de l’accompagnement des étudiants sur le management d’une équipe.

L'arrêté du 7 avril 2017, publié le 14 avril au Journal Officiel, fixe le nombre d'étudiants à admettre en première année d'études en soins infirmiers à 30 947 pour l'année scolaire 2017-2018, soit 50 places de moins par rapport à 2016-2017. En voici la répartition régionale :

  • Auvergne - Rhône-Alpes : 3 565
  • Bourgogne - Franche-Compté : 1 350
  • Bretagne : 1 182
  • Centre - Val de Loire : 1 166
  • Corse : 120
  • Grand-Est : 2 747
  • Guadeloupe : 122
  • Guyane : 60
  • Hauts-de-France : 3 733
  • Île-de-France : 6 540
  • La Réunion : 218
  • Martinique : 85
  • Mayotte : 30
  • Normandie : 1 520
  • Nouvelle Aquitaine : 2 656
  • Occitanie : 2 144
  • Pays de la Loire : 1 350
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur : 2 359

Benjamin JULIAN-MICHEL Cadre de santé formateur Rédacteur Infirmiers.com

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(16/10/2017 : 06:55)

Quel recours en justice pour les étudiants en soins infirmiers ?  Voir?

Depuis juin 2014, l’Association de Défense des Droits des Etudiants en Soins Infirmiers (ADDESI) accompagne les ESI victimes d’abus de pouvoirs et de maltraitances. Zoom sur les recours en justice possibles pour ces étudiants.

justice lettres scrabble

Les étudiants en soins infirmiers hésitent souvent à faire appel à la justice en cas de litige avec leur institut de formation.

Refus de délivrance du diplôme d’État malgré l’obtention des 180 ECTS requis, exclusions définitives abusives sans fondement avéré, constituent, entre autres, des raisons qui contraignent les étudiants(es) victimes de ces abus, de saisir la justice afin d’obtenir une issue favorable à leur litige, explique Célian Vivet, administrateur de l’Association de Défense des Droits des Etudiants en Soins Infirmiers (ADDESI) qui a vu le jour en juin 2014. Le sujet est délicat et tabou, et les issues favorables sont rares. Mais obtenir gain de cause n’est pas forcément impossible. Nous pouvons recenser plusieurs dossiers ayant connu une issue positive devant les juridictions, se félicite Célian Vivet. Par exemple, une étudiante en soins infirmiers qui possédait pourtant les 180 ECTS requis avait essuyé plusieurs refus successifs de présentation au diplôme d’État en raison, selon l’institut de formation, du refus de l’ESI d’effectuer un stage complémentaire de dix semaines. Au regard de sa situation pédagogique, ce stage supplémentaire n’était pas prévu par l’arrêté du 31 juillet 2009, étant donné qu’elle avait déjà réalisé son stage de rattrapage lors de son année de redoublement. Un recours pour excès de pouvoir a été déposé. Le juge a rendu une ordonnance enjoignant l’IFSI à délivrer le diplôme de cette plaignante. Autre cas de figure relaté par l’association : un étudiant exclu définitivement de son institut de formation a été réintégré deux mois après son exclusion et a obtenu son diplôme. L’ESI a fait pression auprès de l’agence régionale de santé (ARS) à l’aide de son avocat, d’élus qu’il avait sollicités et de l’ADDESI. Le dossier que l’IFSI avait constitué contre lui était vide de sens et rempli de jugements de valeur évidents, souligne l’administrateur de l’ADDESI. Devant la pression, l’ARS a sommé la directrice de l’IFSI de réintégrer l’étudiant.

Le recours en justice, une « arme » efficace mais coûteuse...

Pour l’association, la procédure par référé suspensif constitue une arme efficace et rapide pour contester une exclusion sans fondement évident. Nous recommandons aux victimes, pour mener une telle démarche, d’avoir recours à un avocat. Le juge des référés statue assez rapidement, environ 8 à 15 jours après le dépôt de la requête. Néanmoins, peu d’étudiants décident d’intenter une action en justice, constate l’ADDESI, en raison de plusieurs obstacles. Se pose tout d’abord la question du financement, puisqu’une requête au tribunal coûte en moyenne 2 500 euros, et l’intervention d’un avocat lors d’un conseil pédagogique peut coûter jusqu’à 600 euros. D’où l’intérêt, pour l’ADDESI, de l’assurance protection juridique, et ce dès le début de la formation de l’étudiant. Ensuite, les étudiants victimes sont bien souvent épuisés psychologiquement, et n’ont donc pas les ressources nécessaires pour constituer un dossier à présenter à la justice. La seule solution est de résister le plus tôt possible, conseille Célian Vivet, dès les premières violences et de ne pas laisser la maltraitance s’installer. Enfin, la non reconnaissance de ces violences par la justice et la lenteur de l’instruction sont également des freins non négligeables. Très souvent, l’étudiant est découragé par son avocat, indique l’ADDESI. En effet, même avec un bon dossier, l’ESI dispose de moins de 50 % de chances de gagner au tribunal, après en moyenne deux ans de combat judiciaire. La procédure juridique est favorable à l’administration et beaucoup trop de crédit est accordé à sa parole, même sans preuve, déplore l’association, qui considère que la formation professionnelle doit être une chance pour chaque apprenant de s’améliorer de jour en jour en toute quiétude, sans ressentir en permanence une épée de Damoclès au dessus de la tête. C’est malheureusement le ressenti de beaucoup d’étudiants en soins infirmiers. Notre analyse se trouve d’ailleurs renforcée par l’enquête publiée par la FNESI. Rappelons que 75 % des ESI évoquent un état d’épuisement physique, et 26,2 % estiment être en mauvaise santé psychologique. D’où l’intérêt d’un accompagnement adapté en cas de litiges avec un institut de formation. D’autant qu’il est difficile d’intégrer un autre établissement lorsque qu’un ESI reçoit une sanction disciplinaire…

Aurélie TRENTESSE  Journaliste Infirmiers.com [email protected]  @ATrentesse

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(13/10/2017 : 13:55)

Quid du rattachement des étudiants au régime général de sécurité sociale  Voir?

Conformément aux engagements pris par le Président de la République, la question du rattachement des étudiants au régime général de sécurité sociale est actuellement en cours de discussion autour de la Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation et de la Ministre des Solidarités et de la Santé, dans le cadre d’une réflexion globale sur l’amélioration de l’offre de soins aux étudiants. La santé des étudiants est une priorité majeure du Gouvernement. Selon l’Observatoire de la Vie Etudiante, 36% des étudiants ont renoncé à se soigner au cours des 12 derniers mois, dont 25% pour des raisons financières ; 87% des étudiants n’utilisent pas le service de santé de leur université, et la vigilance dans la lutte contre les infections sexuellement transmissibles se relâche. Les ministres étudient donc actuellement toutes les modalités qui permettront d’intensifier les actions de prévention et d’améliorer l’accès, l’offre et le coût des soins des étudiants. La suppression du RSSE fait partie des pistes étudiées, de nombreux rapports ayant montré qu’il tendait à complexifier l’accès aux soins. Des propositions seront formulées dans les prochaines semaines par les ministres.

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(13/10/2017 : 09:09)

Dernière mise à jour : 16/10/2017 : 12:37


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