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Journal de Neurochirurgie

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Sommaires des Revues - Infirmiers.com

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Les actualités de infirmiers.com


Agnès buzyn souhaite élargir les compétences des infirmiers sur la vaccination  Voir?

Une bonne nouvelle pour les infimiers libéraux comme pour l'ensemble de la profession. La ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, vient d’adresser à la commission technique des vaccinations de la Haute Autorité de santé une saisine relative à l’élargissement des compétences des infirmiers et des pharmaciens en matière de vaccination, suivant ainsi une des recommandations émises par la Cour des comptes lors de son rapport annuel. Les ordres professionnels seront bien sûr consultés, l’objectif étant d’aboutir à des propositions rapides, qui semblent des propositions de bon sens pour l’avenir, souligne Geneviève Darrieussecq, secrétaire d'État auprès de la ministre des Armées, lors d'une séance de questions orales sans débat à l'Assemblée nationale ce 20 février.

Depuis 2008, les infirmiers sont autorisés à vacciner contre la grippe les personnes à risques, c'est-à-dire ceux de plus de 65 ans ou ceux attents de maladies chroniques. Cette possibilité offerte aux infirmiers présente un bilan positif : la part des vaccinations contre la grippe saisonnière réalisée par les infirmiers augmente depuis plusieurs années et atteignait 23 % en 2016. Au vu de ces résultats encourageants, le ministère des solidarités et de la santé souhaite conduire une réflexion sur l’élargissement des compétences des infirmiers en matière de vaccination, afin de simplifier et d’améliorer le parcours vaccinal d’un plus grand nombre de personnes – je fais référence ici à la vaccination des primo-vaccinés contre la grippe ou aux rappels des vaccins de la petite enfance, explique la secrétaire d'État.

Une avancée pour les infirmiers même s'il faudra du temps entre cette saisine et la prise de désicion définitive.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de l'Assemblée nationale.

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(21/02/2018 : 09:58)

Secours expo 2018 : les infirmiers ont la parole  Voir?

Début février, s’est déroulé à Paris, la 4ème édition de Secours Expo, le salon 100% consacré au Secours, aux soins d’urgences, et à la prévention. Cette année encore, les infirmiers de l’urgence étaient présents en grand nombre. Ils sont suisses, belges, français, étudiants ou diplômés, et ont franchis les portes de l’édition 2018. Infirmiers.com leur donne la parole.

L’absence du Samu et du ministère des Solidarités et de la Santé

Gérald DurbasGérald Durbas, infirmier aux Hôpitaux pédiatriques de Nice et infirmier référent national, membre du Collectif Ambulancier des Transports Sanitaires et d’Urgences de France (CATSUF)

« C’est la 2ème année que je participe au salon, et c’est toujours aussi bien préparé ! Il y a une belle diversité au niveau des intervenants du secours et des fournisseurs. On voit des nouveautés, du matériel qui évolue. Cette année, je retiendrai particulièrement les nouveaux outils sur la télémédecine, c’est vraiment novateur ! Mais toujours le même regret. Une fois de plus, on constate la non présence de notre ministère de tutelle, le ministère de la santé qui est absent. Mais aussi le gros absent de ce salon, c’est le SAMU de France. Les régulations du SAMU sont les « patrons » de l’organisation des secours en France, et leur absence se remarque considérablement. Il n’y a pas de représentativité de l’autorité médicale, et c’est vraiment dommage car leur présence serait un vrai enrichissement lors des conférences et des débats qui se déroulent au salon. Je représente aujourd’hui le CATSUF, qui est un collectif d’ambulanciers qui se sont réunis ensemble pour valoriser leur profession. Ils m’ont sollicité en tant qu’infirmier pour contribuer au pôle pédagogique, et apporter mes compétences sur des questions telles que l’approche des traitements, les gestes de secours, les spécificités de la prise en charge de patients psychiatriques… Je regrette qu’aujourd’hui, il n’y ait pas plus de passerelles d’information entre les différentes professions médicales et paramédicales. »

Tous le même but

Caroline KakolCaroline Kakol, infirmière libérale sur Valencienne, et Infirmier de Sapeur Pompier (ISP) volontaire.

« Il s’agit de ma première participation à Secours Expo, et je suis venue avec des collègues. C’est très intéressant de rencontrer différentes associations qui agissent en pré-hospitalier. Au final nous avons tous le même but, mais des métiers différents. Partager nos connaissances, notre matériel, notre savoir-faire, nos expériences, c’est un enrichissement ! Nous avons croisé de nombreux collègues ISP et échangés sur nos pratiques qui ne sont pas forcément les mêmes selon les départements. J’ai pu participer à une formation professionnelle avec l’Association Nationale des Infirmiers de Sapeurs-Pompiers (Anisp) avec une mise en condition en situation catastrophique, immergée dans une salle en milieu clos avec des mannequins démembrés. Cela nous plonge dans une semi-réalité, on sait malheureusement que ça peut arriver n’importe quand. Ma collègue a acheté un garrot israélien. Jamais nous n’aurions pensé acheter ce genre de matériel un jour et avoir ça dans nos trousses. Même en tant que citoyen, on doit être sensibilisé à ça. »

L’ANISP, fidèle au rendez-vous

Jérémie BourelJérémie Bourel, infirmier-anesthésiste à Seclin et ISP, administrateur à l’Association Nationale des Infirmiers Sapeurs-Pompiers (ANISP) en charge du pôle formation.

« C’est ma 4ème année à Secours Expo. Une édition une nouvelle fois sympathique, les gens étaient au rendez-vous, et l’ANISP aussi. Cette année, nous avons proposé au public de participer à un parcours de formation sur la gestion de victimes d’attentats dans un contexte de blasts ou d’explosion. On a fait un atelier pratique où les participants ont pu s’entraîner sur la mise en place du pansement israélien et du packing de plaies balistiques. Puis nous avons proposé un vrai exercice de simulation avec des mannequins de haute-fidélité, où les gens ont été plongés dans une ambiance immersive nocturne, pour prendre en charge de multiples victimes dans un contexte d'attentat.  Les professionnels que nous avons formés étaient vraiment très diversifiés, essentiellement des secouristes, mais aussi des infirmiers, des étudiants infirmiers, des instructeurs, moniteurs… venus de toute la France, mais aussi d’Israël, de Belgique, de Suisse… Nous avons eu des retours plutôt positifs. Ils ont appris des choses, et moi aussi d’ailleurs, sur des techniques qu’on ne connaît pas en France, et qui sont toutes aussi efficaces. Pour l’ANISP, c’est un bilan très positif ! »

Etudiante infirmière et gagnante du défi RCP

Marie CurouxMarie Curoux, étudiante en soins infirmiers, 3e année, IFSI Croix-Rouge Paris Diderot

C’est ma première participation à Secours Expo que j’ai beaucoup appréciée, car c’est une vue générale sur l’ensemble des maillons de la chaîne des secours. Cela regroupe différents professionnels et ça nous ouvre une vision différente du monde pré-hospitalier. J’ai profité de cette visite pour rencontrer plusieurs infirmiers, et me renseigner auprès d’ISP, car cela serait mon projet professionnel. Mon binôme et moi avons gagné le Défi RCP organisé durant les 3 jours du salon, et qui consistait à réaliser un massage cardiaque et des insufflations sur un mannequin de réanimation haute-fidélité, pendant 1 minute. Nous avons atteint le meilleur score sur plus de 200 autres binômes ! J’avais déjà pratiqué un massage cardiaque sur un patient lors d’un stage en service de réanimation, et je dois dire que ces mannequins sont vraiment très réalistes ! Sur ce salon, j’ai aussi été marquée par la démonstration de la désincarcération d’une victime d’un véhicule, réalisée par les sapeurs-pompiers. C’est pour moi un rêve d’intégrer la brigade des sapeurs-pompier et d’exercer le métier d’infirmière en extra-hospitalier !

Exercice de simulation secourisme

Des ateliers en immersion

Guillaume DesmaretzGuillaume Desmaretz, infirmier libéral à Lille, ISP volontaire.

« Je suis venu pour la première fois au salon, je m’attendais surtout à voir des commerciaux et du matériel pratique. Mais j’ai pu assister aussi à une belle démonstration avec les pompiers de la Brigade des Sapeurs-Pompiers de Paris sur la recherche de victimes dans les décombres, c’est toujours sympa ! J’ai aussi participé à l’une des formations professionnelles sur les techniques de « damage control ». Le but : gérer l’urgence et porter secours en cas de multiples victimes lors d’attaques terroristes ou d’explosions. Ce sont des gestes simples à réaliser avec peu de matériel, mais il est nécessaire d’avoir beaucoup de sens clinique. L’immersion a été vraiment bien faite et on était vite dans l’ambiance. Malheureusement, aujourd’hui dans ces contextes, on réfléchit plus comme cela car sauver une personne oui, mais en sauver 10 quand on est 2 c’est quelque chose de totalement nouveau. Avant oui, on savait le faire en temps de guerre. Aujourd’hui, on reprend leurs techniques. »

LE MEDPACK, une innovation 100% infirmier

Samuel MercierSamuel Mercier, infirmier, Sergent-Chef à la Brigade des Sapeurs-Pompiers de Paris, concepteur du MedPack.

« C’est ma 3ème participation au salon Secours Expo. J’ai pu comme l’année dernière présenter le MedPack au public, et il y a eu énormément de passages. Des étudiants surtout, des membres d'associations, mais aussi des infirmiers et des collègues étrangers. Pour rappel, le MedPack propose une gestion facilitée du plan de travail, de l’éclairage, du port autonome des perfusions et de la gestion des déchets, le tout avec un matériel déployable en 5 secondes et pesant moins de 5 kg. Secours Expo est un salon toujours très intéressant qui permet d’échanger sur nos pratiques, et qui m’a permis de découvrir un certain nombre d’outils développés pour tenter d’améliorer les conditions de prise en charge des patients en pré-hospitalier. Depuis l’année dernière, nous sommes arrivés sur une version finalisée du MedPack Cet outil a bénéficié du retour d’expérience de nombreux collègues qui m’ont apporté des éléments à améliorer, ce qui a été fait sur cette dernière version. C’est donc un outil de terrain, conçu et optimisé par les infirmiers du terrain. Je suis content que le produit soit enfin abouti, cela fait six ans maintenant que je me suis lancé dans l‘aventure. C’est un outil qui ne répond pas forcément à un besoin, car au début on apprend à travailler sans, mais une fois qu’on a pris l’habitude de travailler avec, c’est difficile de revenir en arrière. »

Exercice de simulation secourisme

La Suisse à l'honneur

Amélie LocqueneuxAmélie Locqueneux, infirmière au Service de Protection et de Sauvetage de Lausanne.

« C’est ma première participation au salon où je suis venue avec la délégation Suisse qui est à l’honneur cette année ! Je fais partie du détachement du poste médical avancé, un service qui a pour vocation d’assurer un soutien sanitaire opérationnel aux pompiers de la ville de Lausanne. C’est dans ce cadre que je suis là aujourd’hui. Notre service fait aussi de la gestion d’événements majeurs. Aujourd’hui, nous avons présenté notre véhicule de soutien opérationnel avec lequel on part sur les incendies, pour prendre soin de nos pompiers.

Ce salon est très intéressant car on y fait beaucoup de rencontres. On peut échanger sur la façon de faire dans les différents pays ce qui permet toujours d’améliorer nos pratiques. Nous avons pu créer de nombreux liens et des échanges entre nos deux pays se feront probablement pour encore mieux comprendre nos problématiques actuelles. Pour nous c’est un bilan très positif, et nous devrions être de retour l’année prochaine !

Après les attentats, il faut se préparer a tout

Gaetan MeulemanGaetan Meuleman, ancien infirmier urgentiste et membre de la Croix-Rouge Belge.

« Ancien infirmier urgentiste - j'ai travaillé 17 ans en soins intensifs à Bruxelles - je suis à présent directeur d’une maison de repos, mais la médecine d’urgence c’est mon premier métier, mon premier amour. Alors il m’arrive de travailler de temps en temps en ambulance au service 112 à la Croix-Rouge de Bruxelles, pour garder « la fibre ».  J’ai participé au dispositif de secours mis en place lors des derniers attentats à Bruxelles, ce qui a renforcé encore plus mon lien avec la grande famille des secours. C’est ma première participation à Secours Expo que j’ai connu par le bouche à oreille. On remarque surtout le fort corporatisme, et qu’il y a une bonne représentation de toutes les associations de secours. Il n’y en pas autant en Belgique. C’est un autre monde ! Je fais aussi le tour des stands, pour voir le nouveau matériel, des choses innovantes, et ramener les bonnes idées chez nous. Nous avons, par exemple, vu de nouveaux colliers cervicaux qui n’ont plus besoin de se régler. Nous ne connaissions pas cela en Belgique. Il faut avancer avec son temps car les besoins ne sont plus les mêmes. On évolue malheureusement depuis les attentats, il faut se préparer à tout et essayer d’être les plus performants et ce, en toutes circonstances. »

Ne ratez pas l’édition 2019 de Secours Expo, prévue les 4, 5, 6 et 7 Avril 2019, à Paris Porte de Versailles. Les infirmiers y seront encore plus nombreux ! 

Jérémie THIRIONInfirmier [email protected]  Crédit photos : Jérémie Thirion

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(21/02/2018 : 07:55)

Congé maternité : équité pour toutes les professionnelles de santé libérales  Voir?

A l’heure où le Gouvernement planche sur un congé maternité censé être équitable pour toutes les femmes quel que soit leur statut, la patience s'émousse et la colère gronde du côté des paramédicales exerçant en libéral. Via une pétition, elles mettent la pression sur le Gouvernement et réclament l’égalité pour toutes les professions de santé libérales. Deux poids deux mesures n'est en effet pas acceptable !

grossesse gaiété

"Lorsqu'on est salariée, on rentre dans le congé maternité comme dans un lit douillet, mais pour nous, les libérales, cette douce période n'est souvent qu'angoisse et tracas..."

La teneur du communiqué de la Fédération nationale des Infirmiers, syndicat d'infirmiers libéraux, en date du 19 février, pose la question qui fâche l'ensemble des professions paramédicales exerçant en secteur libéral : pourquoi un tel manque d'équité à l'heure où l'on ne cesse de discourir sur les droits de chacun, hommes ou femmes, et leur respect ? La FNI le rappelle, le 8 février dernier, les Syndicats Médicaux et l’Assurance Maladie ont signé un avenant conventionnel instaurant un dispositif d’aide financière complémentaire pour les médecins interrompant leur activité pour cause de maternité, de paternité ou d'adoption, afin de les aider, pendant ce congé, à faire face aux charges inhérentes à la gestion du cabinet médical. Personne n’a compris depuis pourquoi les professions paramédicales ne mériteraient pas les mêmes égards que les médecins face à la maternité ou la paternité.

L'engagement du quinquenat Macron

Marisol Touraine l'avait préconisé en son temps, en 2016, alors ministre de la Santé, dans le cadre de la Grande conférence de santé : un congé maternité, rémunéré, pour les femmes médecins libérales signataires du CAS (Contrat d'Accès aux Soins). Les réactions n'avaient pas tardé, plusieurs organisations de professionnels de santé libéraux l'interpellaient alors pour que la mise en place d'un congé maternité rémunéré pour les femmes médecins libérales s'applique à l'ensemble des professionnelles de santé exerçant en libéral. Quoi de plus normal en effet ! L'idée avait donc fait son chemin...

Je veux un congé maternité garanti pour toutes les femmes, quel que soit leur statut, avait déclaré Emmanuel Macron, alors candidat à l'élection présidentielle en 2017. Marlène Schiappa, secrétaire d'État à l'Égalité femmes-hommes, avait de son côté confirmé l'été dernier que le droit au congé maternité serait étendu pour les non-salariées, métier par métier tout au long du quinquennat. Pour avancer sur ce dossier, Edouard Philippe, le Premier ministre, a confié à la députée Marie-Pierre Rixain, Présidente de la délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les femmes et les hommes de l’Assemblée Nationale, une mission afin de formuler des propositions pour permettre aux femmes, quel que soit leur statut ou leur activité professionnelle, de bénéficier d’un "système lisible, équitable et favorisant le libre choix dans la prise de congés.

Nous revendiquons le droit à ce que chacune puisse vivre une grossesse sereine et épanouie sans avoir à appeler chaque jour son banquier pour demander une autorisation de découvert, ou la CPAM qui a parfois du retard pour payer les maigres indemnités journalières qui nous sont autorisées !

Pourtant, la FNI le rappelle, depuis la création du dispositif conventionnel "avantage maternité" dédié aux seuls médecins, nous n'avons eu de cesse de dénoncer cette injustice délibérée commise envers les autres professions de santé et qui plus est des professions très féminisées comme le sont les infirmières libérales, lesquelles de surcroît s’installent en libéral plus tôt que les médecins. Aujourd'hui, les paramédicaux le déplorent : le statu quo n'est plus possible et la pression est forte pour aller vite. Une pétition à l'initiative de paramédicales exerçant en libéral - infirmières, sages-femmes, kinésithérapeutes, orthophonistes, dentistes, pédicures... -, adressée notamment à la ministre de la Santé, Agnès Buzin, et la secrétaire d'Etat à l'égalité femmes-hommes, Marlène Schiappa, a recueilli plus de 25 000 signatures en quelques jours. L'étonnement et la colère dominent : c'est avec une grande consternation que nous, femmes kinés et autres professions paramédicales, avons été informées que la mesure ne concerne QUE les femmes médecins libérales et que toutes les femmes représentant le milieu libéral paramédical (en) ont été exclues, expliquent les signataires dans leur pétition, réclamant l'égalité de l'aide financière pour toutes les femmes libérales en congé maternité. Et d'expliquer qu'en tant que kiné, nous recevons pendant notre congé maternité une indemnité journalière d'environ 50 euros par jour ainsi qu'une allocation forfaitaire de repos maternelle d'environ 3.200 euros en tout, des aides qui ne comblent malheureusement pas nos charges mensuelles de cabinet, l'impôt sur le revenu, les cotisations mensuelles à l'URSSAF, la CARPIMKO (caisse de retraite des professions libérales médicales, NDLR), ainsi que nos frais personnels, expliquent les auteurs de la pétition.

Plus que jamais, la FNI est déterminée à obtenir l’égalité pour toutes les professions de santé libérales en matière de congé maternité, parce que c’est légitime et dans l’ordre naturel de l’évolution de notre société.

Actuellement quelles indemnités pour une infirmière libérale  ?

  • des indemnités journalières forfaitaires, versées par la CPAM, pour un total de 54,43€/jour au 1er janvier 2018 ;
  • une allocation forfaitaire de repos maternel à hauteur de 3 311€ au 1er janvier 2018. La première partie est versée à la fin du 7eme mois de grossesse, et la deuxième après la naissance ;
  • une indemnité en cas de grossesse à risque et pathologique, si vous vous arrêtez avant votre congé légal de maternité, qui s’élève à 44,34€/jour au 1er janvier 2018.

Source - Congé maternité : vos indemnités journalières Ameli.fr

La FNI rappelle dans son communiqué qu'elle soutient cette action et la relaye afin de lui donner encore plus d’ampleur. Elle fait également savoir qu'elle a initié plusieurs initiatives concrètes sur ce dossier afin de faire bouger les lignes et d’imposer définitivement la reconnaissance des infirmières et au-delà de toutes les paramédicales dans la prise en charge de leurs congés maternité. De fait, elle a saisi le Directeur Général de l’UNCAM et la Ministre des Solidarités et de la Santé afin que l’avantage maternité soit inscrit à l’ordre du jour des négociations en cours de l’accord cadre interprofessionnel (ACIP). Cette initiative, sur le modèle de ce qui a été mis en oeuvre pour les médecins libéraux, viserait à sécuriser la prise en charge du congé maternité à travers un cadre conventionnel lisible et pérenne. Quand aux appuis de Marie-Pierre Rixain et Marlène Schiappa, ils sont bien évidemment attendus, ce qui pourrait faciliter l'avancée du dossier. 

"Pour nous libérales, cette douce période n'est souvent qu'angoisse et tracas..."

J'attends mon troisième enfant. Je suis à six mois de grossesse. Cela commence à être compliqué de travailler. Je me tortille comme un ver de terre dans ma voiture, mon ventre me gêne. La fatigue commence à se faire sentir. J'ai des douleurs aux plis de l'aine. Verdict : hernie inguinale due principalement au fait de monter et descendre de voiture. À cela, on ajoute les 250 kilomètres parcourus par jour. Je suis donc contrainte de m'arrêter ce qui est loin d'être facile. En gros, je vais me retrouver pendant 4 mois avec des rentrées d'argent inférieures à mes sorties (sorties signifient ici charges habituelles à payer Urssaf, Carpimko...). Tout cela bien sûr, sans compter le coût de la vie. Heureusement j'ai pu mettre un peu de côté, un petit bas de laine quoi ! Mais comment font celles qui sont arrêtées au début de leur grossesse ? Comment font celles qui ne peuvent avoir un petit pécule sous le coude ? Il faut également trouver une remplaçante qui accepte de faire 4 mois à temps plein dans le même cabinet. Et là, c'est un parcours également semé d'embûches. Lorsque l'on est salarié, on ne soucie pas de tout cela. On s'arrête lorsque le moment est venu. On rentre dans le congé maternité comme dans un lit douillet, mais nous les libérales cette douce période n'est souvent qu'angoisse et tracas. Pourquoi le fait d'être libérale et notamment infirmière (une majorité de femmes vous en conviendrez) serait-il un frein à la maternité ? Ne peut-on pas faire les deux ? Exercer son métier et pouvoir devenir mère lorsqu'on le souhaite.

Lire l'intégralité du billet "Flash back : le congé maternité" by la petite infirmière

Bernadette FABREGASRédactrice en chef Infirmiers.com[email protected] @FabregasBern

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(20/02/2018 : 14:55)

"Madame la Ministre, nous aussi faisons partie du système de santé !"  Voir?

Ce week-end, Madame la Ministre, vous avez fêté un cap important de votre vie : celui des neuf mois passés à la tête du Ministère. Voilà comment débute la lettre ouverte du Syndicat National des Infirmières et Infirmiers Libéraux (SNIIL) adressée à Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé. Un texte qui fait le point sur les avancées du nouveau gouvernement... ou plutôt sur ses lacunes en la matière.

Mais pour nous, infirmières et infirmiers libéraux, neuf mois d’attente. Neuf mois de perdus... Car un constat s’impose : depuis votre arrivée au Gouvernement, la parole est là… Mais pas les actes. Oui, Madame la Ministre, vous nous écoutez : mais vous ne nous entendez pas. En effet, ce communiqué met l'accent sur deux sujets importants sur lesquelles la responsable politique tarde à répondre.

Tout d'abord, le décret permettant la publication de l'avenant n°5 conclu le 21 novembre 2017 n'a toujours la été signé. Résultats : nous, infirmières et infirmiers libéraux, ne pourrons pas bénéficier au 1er août de l’augmentation, minime, de la majoration dimanches et jours fériés.

D'autre part, aucune réponse concernant l'appel à la concertation lancé début décembre 2017. Il s'agissait de la coopération renforcée entre les établissements de HAD et les SSIAD souhaitée par Agnès Buzyn. Les infirmiers libéraux avaient pris cette annonce comme un coup de poignard dans le dos. Le SNIIL avait donc émis une proposition alternative voire complémentaire : celle de sortir les coûts de soins infirmiers libéraux des forfaits de Ssiad. Mais… pas un mot. Aucun retour. Rien.

Si, toujours dans sa lettre, le syndicat rappelle avoir salué l'intention de la minisitre lors de son entrée en fonction de travailler collectif et de déployer de l’ingéniosité, tout en souhaitant que ceci ne se résume pas au seul « tout-médecin » et « tout-structure », aujourd'hui il affiche clairement sa déception. Cependant, il garde cet espoir chevillé au corps. Car, oui, nous vous sommes indispensables pour la réussite de votre projet, vous aurez besoin de nous pour mettre en place votre politique tournée vers le maintien à domicile et l’ambulatoire…

C'est pourquoi, en guise de conclusion, le SNIIL demande instamment à la ministre de signé le décret attendu et d'acceptez leurs propositions car eux aussi avons le droit d’avoir votre considération et d’être entendus !

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site du SNIIL.

 

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(20/02/2018 : 14:20)

«Marseille 2040": un livre qui imagine la santé du futur  Voir?

Un assistant virtuel pour contrôler votre état de santé, un algorithme plus efficace que les médecins pour poser un diagnostic… Dans son dernier livre, le journaliste marseillais Philippe Pujol se projette dans un futur proche dans lequel les robots et autres intelligences artificielles viennent peu à peu aider, si ce n’est remplacer les docteurs. Un récit d’anticipation plus qu’un roman selon l’auteur, qui, il l’affirme, ne fait qu’extrapoler des nouveautés technologiques existantes et pour l’heure balbutiantes.

Parmi les principaux changements majeurs dans ce système de santé imaginaire, on peut citer la présence d'assistants virtuels, qui contrôlent votre état de santé en permanence,
des drones qui transportent les gens vers les hôpitaux... Tous ceci est probable et déjà en bonne voie selon l'écrivain. Et vous, vous en pensez quoi ?

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site 20minutes.fr

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(20/02/2018 : 11:03)

Le développement psychique : du complexe d’Œdipe à l’adolescence  Voir?

Dans le précédent cours étaient détaillés les différents stades de l’enfance, les trois premiers stades (oral, anal, phallique) marquant le développement psychique de l'enfant. Ces trois premiers stades sont dits prégénitaux, car situés avant la réunification des différentes pulsions partielles, sous le primat de la zone génitale. Ce cours s’attache à présenter les trois stades suivants, complexe d’Œdipe, latence et adolescence, qui sont dits génitaux.

Le complexe d’Œdipe (de trois à six ans, environ)

fleurs dans les cheveux

« A l’adolescence, en lien avec les modifications corporelles, hormonales, on assiste à une réémergence pulsionnelle très forte ».

Ce terme, connu de tous, est tiré de la mythologie grecque. Œdipe, ce jeune homme sous le coup d’une prophétie calamiteuse, en vient (sans le savoir) à tuer son père et à épouser sa mère. Cette référence antique n’est pas anodine ; les grands mythes de l’humanité, les contes populaires… nous disent tous quelque chose des mécanismes psychiques propres aux humains. Le complexe d’Œdipe est fondamental car il assure le dépassement de l’auto-érotisme primitif en orientant l’enfant vers les objets extérieurs (ce rôle étant tenu par les parents durant cette période). Nous passons d’un stade narcissique à un stade objectal, sous le primat de la zone génitale. La loi fondamentale de la prohibition de l’inceste est l’enjeu de cette nouvelle relation triangulaire (père, mère, enfant). L’enfant est attiré par le parent de sexe opposé, mais il peut l’être également par le parent de même sexe (on parlera dans ce cas de forme négative du complexe d’Œdipe, la forme complète correspondant à une oscillation entre ces deux attirances).

Ce qui se joue alors est de l’ordre du renoncement, de la frustration et, plus largement, de la capacité ultérieure à faire son deuil. L’enfant passe par des phases de rivalité, d’identification, des mouvements dépressifs et anxieux, avant de renoncer à séduire le parent en question. Ce renoncement se vit dans une angoisse de castration mettant un terme à la problématique œdipienne. Le complexe d’Œdipe participe grandement à la maturation psychique ; par l’intégration des interdits parentaux, il favorise la mise en place du Surmoi et de l’Idéal du Moi.

Le complexe d’Œdipe est fondamental car il assure le dépassement de l’auto-érotisme primitif en orientant l’enfant vers les objets extérieurs.

La période de latence (de six à douze ans, environ)

Cette période se vit dans une certaine accalmie. Les pensées sont désexualisées grâce à une sublimation servie par un mécanisme de refoulement. L’enfant se ritualise ; il s’initie à la discipline, aux apprentissages scolaires, tout en consolidant ses acquis antérieurs. Nous sommes à « l’âge de raison ». Ce désinvestissement libidinal favorise une socialisation apaisée.

A l’adolescence, le complexe d’Œdipe est en partie réactivé ; cette période voit se rejouer de nombreux conflits qui trouveront ainsi la dernière occasion de se résoudre, de manière physiologique.

L’adolescence (après onze, douze ans…)

Ce stade particulier s’assimile à une crise identificatoire et narcissique majeure. L’adolescent cherche des modèles, des objets extérieurs. Il se construit en s’opposant ou en faisant alliance avec son entourage. En lien avec les modifications corporelles, hormonales, on assiste à une réémergence pulsionnelle très forte. Le complexe d’Œdipe est en partie réactivé ; cette période voit se rejouer de nombreux conflits qui trouveront ainsi la dernière occasion de se résoudre, de manière « physiologique ». Au seuil de sa vie d’adulte, l’individu voit donc l’instauration définitive de sa personnalité. Auparavant (dans le cadre d’une psychogenèse normale) il se sera constitué une peau psychique, délimitant un espace interne, où il aura pu garder en lui une image interne stable. Ceci, grâce à sa capacité d’introjection.

Cette peau psychique assure la fonction de maintenance du psychisme, tout comme la mère soutient le corps du nourrisson « dans un état d’unité et de solidité » (le « holding »). Elle assure également une fonction contenante, à l’instar de la mère enveloppant son enfant et l’aidant ainsi à acquérir lui-même une enveloppe psychique (le « handling »). La fonction de pare-excitation protège le psychisme des excitations excessives, tout comme l’épiderme préserve les terminaisons sensitives. La peau psychique assure aussi une fonction d’intersensorialité (donnant un sens commun aux différentes perceptions sensorielles), une fonction d’inscription des traces sensorielles tactiles (le « brouillon » du « moi-peau »)  et une fonction d’individuation de soi en déterminant les frontières du sujet. Au final, l’enjeu est de permettre l’émergence de la pensée en assurant à l’individu la permanence du moi et des objets internes dans la continuité des enveloppes.

La suite du cours sera publiée prochainement.

Didier MORISOT Infirmier, auteur [email protected]

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(20/02/2018 : 10:55)

L'humain dans la santé et des moutons dans des lieux de soin...  Voir?

L'humain dans la santé et des moutons dans des lieux de soin...

Cet article est une publication proposée par la MNH, première mutuelle du monde de la santé et du social

Retrouvez MNH HOP ! le site d'infos vie pratique des hospitaliers. Un rendez-vous qui fait du bien !

Place de l'humain dans la santé

La place de l'humain dans la santé"L'humain dans la santé" est la 10ème vague du baromètre santé 360, réalisé par Odoxa pour MNH GROUP, Orange Healthcare, la FHF, la Chaire Santé de Sciences Po, le Figaro Santé et France Inter. Plusieurs populations concernées par le sujet ont été interrogées : l'ensemble des Français, les personnes ayant fréquenté un établissement de santé ces trois dernières années, les médecins. Parmi les points à retenir : l'hôpital est « humain » : plus de 8 patients sur 10 estiment qu'ils ont été bien traités, écoutés, compris et , dans une moindre mesure, 7 sur 10 jugent qu'on leur a accordé du temps.Quant aux nouvelles technologies au service de la santé, les robots font encore peur, 8 français sur 10 ne pensant pas qu'ils permetttront d'apporter plus d'humanité dans la relation entre les soignants et les patients. En conséquence 6 Français sur 10 ne seraient pas prêts à interagir avec eux...

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Quand les moutons investissent les lieux de soin

Quand les moutons investissent les lieux de soinDe plus en plus d’entreprises expérimentent l’éco-pâturage, une action environnementale efficace et simple pour entretenir les terrains. L’hôpital n’est pas resté insensible à cette nouvelle approche écologique et économique. Reportage au sein de deux établissements qui ont tenté l’expérience : l’établissement public de santé mentale Georges Daumézon (EPSM) de Fleury-les-Aubrais (45) et le centre hospitalier intercommunal de Créteil (94) . La qualité de vie des patients s’en trouve fortement améliorée mais pas que…

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(19/02/2018 : 13:00)

Des médiateurs régionaux contre le harcèlement à l'hôpital opérationnels dès fin 2018  Voir?

Les cas de harcèlement ou de conflit professionnel dans les hôpitaux pourront être soumis à des médiateurs régionaux, qui seront formés et « opérationnels » à partir de la fin de l’année, a indiqué ce vendredi le médiateur national, Edouard Couty. Nous pourrons mettre en place pendant l’automne les structures régionales et être opérationnels fin 2018, début 2019, a-t-il déclaré lors d’un colloque sur la maltraitance et le harcèlement à l’hôpital.

Nommé en janvier 2017 par l’ancienne ministre de la Santé Marisol Touraine - et confirmé à son poste par Agnès Buzyn - Edouard Couty a pour mission « la mise en place de conciliations locales et de médiations au niveau régional et national ».

Un décret attendu cet été doit fixer le cadre de la médiation à l’hôpital, notamment les règles de saisine , a-t-il précisé, ajoutant que les futurs médiateurs régionaux devront recevoir une formation certifiante.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site du 20minutes.fr

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(19/02/2018 : 12:00)

Déprescription, vous avez dit déprescription ?  Voir?

Les ordonnances à rallonge, vous connaissez, d'autant chez les personnes vieillissantes qui cumulent moult traitements pour mille et un maux qui ne le méritent parfois pas… Alors une question se pose, d'autant à l'heure où les économies de santé sont au programme de nos décideurs, chacun des médicaments prescrits est-il utile ? Evalué en termes d'effets secondaires ? Quant aux interactions qui nécessitent parfois des hospitalisations ne sont-elles pas évitables ? … Le médecin traitant doit y veiller, la parole des patients doit être écoutée en la matière et l'infirmier(e) a toute sa place dans ce registre… La déprescription s'impose parfois. Explications.

infirmière libérale médicaments

« En tant qu’éducatrice de santé l’infirmière doit éclairer l’ensemble des patients sur l’importance de prendre en main leur traitement. » souligne Thierry Amouroux, infirmier.

Il est bon de le rappeler, la prise de médicaments ne doit pas se faire à la légère. La pharmacovigilance s'impose donc chez les professionnels de santé et plus précisément encore chez les prescripteurs. En effet, presque tous les médicaments entraînent des effets secondaires indésirables parmi lesquels figure une augmentation du risque de chute, notamment chez les plus de 60 ans. Alors si prescrire est dans la grande majorité des cas salutaire pour le patient, les praticiens doivent également penser à « déprescrire ». La déprescription signifie réduire ou arrêter les médicaments qui n’ont plus d’effets bénéfiques ou qui peuvent être nuisibles. Encadré par un médecin, le but de la déprescription est de maintenir ou d'améliorer la qualité de vie du patient.

La déprescription est un élément essentiel d’un bon processus de prescription – en effet, il faut savoir faire marche arrière quand on s’aperçoit que les doses sont trop fortes, ou même arrêter la prise de médicaments qui ne sont plus nécessaires.

Le médecin encore « tout puissant »  face aux âgés

La vigilance des patients - information oblige notamment via les forums et autres réseaux sociaux - est aujourd'hui de plus en plus importante sur le volet des prescriptions médicamenteuses. La plupart d'entre eux sont « éclairés », pro-actifs et peuvent interroger le médecin sur l'intérêt de telle ou telle médication. Cependant, les personnes âgées ont encore tendance à considérer le médecin comme « tout puissant ». De fait, remettre en cause ou discuter une prescription, ne correspond pas à leur état d'esprit. Autre problématique, quand les patients sont vieillissants, isolés et souffrant parfois de troubles cognitifs, il est alors difficile de recueillir leur parole afin d'évaluer le bénéfice/risque de leurs traitements.. Somnifères, anxiolytiques, antidépresseurs, anti-inflammatoires, vaso-dilatateurs, inhibiteurs de la pompe à pro-tons… la liste des médicaments prescrits peut s'avérer interminable…

Les infirmiers ont un rôle essentiel à jouer dans la démarche

Thierry Amouroux, porte-parole du Syndicat National des Professionnels Infirmiers (SNPI CFE-CGC), le rappelle : dans le cadre de son Code de Déontologie, l’infirmière à un rôle de médiateur entre le médecin et le patient âgé polymédiqué, avec son rôle autonome, en tant que praticienne, elle a une responsabilité dans le cadre d’une prescription médicale. En effet, l’article R 4312-42 du Code de la Santé Publique stipule que Si l’infirmier a un doute sur la prescription, il la vérifie auprès de son auteur ou, en cas d’impossibilité, auprès d’un autre membre de la profession concernée. En cas d’impossibilité de vérification et de risques manifestes et imminents pour la santé du patient, il adopte, en vertu de ses compétences propres, l’attitude qui permet de préserver au mieux la santé du patient, et ne fait prendre à ce dernier aucun risque injustifié.

Dans une publication d’octobre 2015 intitulée Mesurer la polymédication chez les personnes âgées : impact de la méthode sur la prévalence et les classes thérapeutiques, l’Institut de recherche et documentation en économie de la santé (IRDES) soulignait que l’intérêt de prendre en compte tous les médicaments administrés est surtout lié à l’évitement d’interactions médicamenteuses ou d’accumulations d’effets indésirables potentiellement délétères pour le patient. Les chercheurs explicitaient le fait que les patients âgés polymédiqués (prenant 10 médicaments et plus par jour) résidaient davantage dans le nord de la France et dans quelques départements du Centre plutôt qu’à Paris. Cette disparité territoriale montre que le niveau d’implication du patient joue un rôle en la matière, or en tant qu’éducatrice de santé l’infirmière doit éclairer l’ensemble des patients sur l’importance de prendre en main leur traitement souligne Thierry Amouroux.

La mesure de la polymédication chez les personnes âgées est un enjeu majeur pour l’évaluation des politiques de santé publique visant à la réduire.

Prévenir et intercepter les erreurs médicamenteuses s'avère donc être une démarche de santé publique très importante. Véritable « conciliation médicamenteuse », elle repose néanmoins sur la transmission et le partage d’informations complètes et exactes entre les membres de l’équipe de soins et le patient tout au long de son parcours. La Haute autorité de santé (HAS)  a publié un guide pour faciliter le déploiement de cette démarche en établissement de santé, en lien avec les professionnels de ville. Les premiers bénéfices sont liés à la continuité et à la qualité des traitements. Ainsi, les traitements ne seront pas interrompus ou modifiés de manière inappropriée au cours de la prise en charge du patient. Et de rappeler qu'en France, les problèmes liés à la thérapeutique médicamenteuse sont à l’origine de 21,7 % des hospitalisations des personnes âgées, constituant aussi le premier motif des réhospitalisations.

Principales erreurs médicamenteuses répertoriées (selon la nature de l’erreur)

Sept natures d’erreur sont répertoriées :

  • l’erreur de patient ;
  • l’erreur par omission ;
  • l’erreur de médicament ;
  • l’erreur de dose avec surdose ou sous dose ;
  • l’erreur de modalité d’administration ;
  • l’erreur de moment d’administration ;
  • l’erreur de durée d’administration.

L'erreur principalement évitée grâce à la conciliation est l’omission d’un médicament, suivie des erreurs de dose.Les médicaments cardiovasculaires et les agents antithrombotiques sont les médicaments les plus souvent impliqués dans les erreurs interceptées.

Source – HAS

qu'est-ce que la déprescription ?

Une démarche relativement « neuve »

Le terme desprescription - et la démarche qui l'accompagne - est encore peu usité ici en France, même si le voit apparaître dans l'objet de certaines thèses en médecine comme dans celle d'Amandine Parney en 2015 et dont la conclusion dit ceci : Les différentes étapes du processus de déprescription nécessiteraient le développement des compétences essentielles en médecine générale. Ainsi, les voies d'amélioration de la déprescription consisteraient à : éduquer le patient à mieux connaître ses médicaments, parler de réévaluation d'ordonnance, éviter l'expression "médicament à vie", favoriser la non prescription, et les thérapeutiques non médicamenteuses, adopter une approche centrée sur le patient avec le recueil de ses attentes et la recherche d'une concordance, déprescrire progressivement avec un suivi et une notification dans le dossier et aux autres professionnels de santé, se responsabiliser et développer une réflexivité sur ses pratiques avec une prise de conscience de ses croyances erronées "défensives", gages de professionnalisme

Du côté nord-américain, des chercheurs du Réseau canadien pour la déprescription sont particulièrement actifs. C'est un groupe de leaders dans les soins de santé, de cliniciens, de décideurs, de chercheurs académiques et de défenseurs des droits des patients qui travaillent ensemble pour mobiliser les connaissances et promouvoir la déprescription des médicaments qui ne sont plus bénéfiques ou qui peuvent être nuisibles. Le Réseau édite des brochures d’information ciblées sur les risques de certaines classes de médicaments (antipsychotiques, antidiabétiques, somnifères…) afin d'informer les usagers et les rendre pro-actifs sur leur médication. L’Institut pour la sécurité des médicaments aux patients du Canada suggère également aux patients cinq questions à poser à propos de ses médicaments lors d’une consultation avec un médecin, une infirmière ou un pharmacien, particulièrement s'ils en prennent plusieurs quotidiennement :

  • Est-ce que des médicaments ont été ajoutés, supprimés ou changés et pourquoi ?
  • Quels médicaments ois-je continuer à prendre et pourquoi ?
  • Comment dois-je prendre mes médicaments et pour combien de temps ?
  • Comment vais-je savoir si mes médicaments agissent et quels effets secondaires faut-il surveiller ?
  • Aurais-je besoin de tests et quand dois-je prendre mon prochain rendez-vous ?

Autant de questions qui nécessite de la part du professionnel de santé de « passer en revue » l'ordonnance dans son entier afin de voir s’il faut arrêter ou réduire l’un ou plusieurs de ces médicaments. Une très belle démarche de santé publique, responsabilisante pour tous et qui devrait, espérons-le, faire école ici et ailleurs.

Bernadette FABREGASRédactrice en chef Infirmiers.com[email protected] @FabregasBern

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(19/02/2018 : 10:55)

"La déontologie infirmière s’applique à tous les professionnels : libéraux, ...  Voir?

Le 15 février dernier, le Conseil d'État a rejeté un recours d’une fédération syndicale contre le décret instituant le code de déontologie des infirmiers. Cette fédération avait saisi la haute juridiction administrative le 25 janvier 2017 et demandé l’annulation du décret pour excès de pouvoir de l'Ordre national des infirmiers (ONI). Elle contestait les dispositions relatives à l'indépendance professionnelle de l'infirmier, à l’obligation de moralité et à la soumission des professionnels aux instances disciplinaires ordinales. L'ONI rappelle donc que la déontologie infirmière s’applique à tous les professionnels : libéraux, salariés du privé, fonctionnaires. Pour rappel, sur les 434 302 infimiers du secteur public hospitalier, seuls 68 308 sont actuellement inscrits au registre de l’Ordre. Selon l'Ordre national des infirmiers, avec cette décision, le Conseil d’Etat met fin à des années d’incertitude, entretenues par certaines organisations, sur les questions de notre légalité et de notre légitimité. Et de rappeler qu'afin de conforter sa légitimité et pour faciliter la réalisation de ses missions, nous attendons toujours la publication d’un décret organisant « l'inscription automatique » des infirmiers. Dans une décision du 26 octobre 2017, le Conseil d'État a enjoint au ministère des Solidarités et de la Santé de publier ce décret dans un délai de six mois (sous astreinte de 500 euros par jour).

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(19/02/2018 : 09:31)

Dernière mise à jour : 21/02/2018 : 14:14


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