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Journal de Neurochirurgie

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Bouada Kheira  1956-2005

Le docteur BOUADA Kheira est née un début d'été, exactement le 3 juin 1956, dans une belle ville côtière : Tenès. Issue d'une famille nombreuse, elle entame sa scolarité à l'école Laribi Naâmar de Ténès.

Déjà à cette époque, elle faisait preuve d'un grand sens de responsabilité et de dévouement familial au point où ses frères et ses soeurs racontent qu'elle apprenait ses leçons à l'aide une torche par souci d'économie ; son professeur de français gardait d'ailleurs jalousement ses cahiers pour les montrer comme exemple aux autres.

Elle poursuit ses études secondaires au lycée El Khaouarismi à Chlef et obtient son bac avec succès en 1976. Par la suite, elle rejoint la faculté de médecine d'Alger où elle obtient le diplôme de doctorat en Médecine en 1984 et choisit la Neurochirurgie comme spécialité. Le caractère astreignant et dur de ce métier ne l'a pas empêché d'être une grande neurochirurgienne avec un très grand professionnalisme, un grand sérieux, une éternelle disponibilité et une compétence exceptionnelle.

En 1988, elle rejoint l'hôpital de Bab El-Oued comme assistante en Neurochirurgie, où elle exerce son métier avec une grande ardeur. En 1992, elle obtient sa maîtrise avec succès et revient à son berceau d'origine, l'hôpital Ali Aït-Idir où elle consacrera le plus grand de son temps au bloc opératoire et aux travaux scientifiques, oubliant sa vie personnelle. L'apparition des premiers signes de la maladie ne l'empêchera pas d'entamer une thèse de DEMS ; elle s'est investie totalement dans la réalisation de cet objectif et travaillait très souvent la nuit pour le faire aboutir.

C'était l'une des rares femmes à affronter la Neurochirurgie algérienne avec succès. Sa passion pour son métier était admirable. Elle continue de lutter contre sa maladie, et arrive à soutenir sa thèse avec succès. Avec sa volonté et l'amour pour son métier, elle continua à enseigner et à opérer jusqu'à ce que la maladie l'empêche de se lever ; malgré cela, elle continue encore de participer aux discussions, donnant son avis, souvent éclairé à propos de conduites thérapeutiques.

Triste fut la journée du 24 juin où notre dame de fer nous a quitté à jamais. Louanges à Dieux, le très haut qui nous a permis à tous collègues, amis, familles d'être présents au chevet de notre chère docteur BOUADA qui a incarné la femme "vaillante", la femme "humaine" durant toute sa vie professionnelle. Soit certaine que ton empreinte s'est gravée dans les esprits et les coeurs de tous ceux que tu as côtoyés, et de tous ceux que tu as sauvés. Que Dieu le Tout-Puissant t'accueille en Son vaste paradis.

Pr. Ioualalen


Date de création : 05/04/2006 : 01:04
Catégorie : - Pensées
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Réactions à cet article

Réaction n°4 

par allel le 29/09/2009 : 20:33

oui....c'est triste de perdre un monument...kheira j'ai partage le banc de classe avec elle en en 1971 classe 5emeB c'était la tete de locomtive de notre classe ,j'ai beaucoup de souvenirs avec elle...Allah yarhamha...

Réaction n°3 

par fatema le 19/11/2008 : 09:53

je suis la soeur de la défunte, et je voudrais remercier le Professeur Loualalen pour son article et tous ceux qui ont aussi apporté un gentil message au sujet de ma soeur
qui nous manque terriblement, d'autant que notre mère l'a suivie un an plus tard.
Merci

Réaction n°2 

par yaici le 09/09/2008 : 14:29

Bonjour,

J'ai été très affecté par le décès de notre chère consoeur, Dr Bouada, que j'ai connu lorsque j'étais résident en neurologie à l'Hôpital Ait-Idir. Je me reconnais tout à fait dans les propos du Pr Ioualalen, car j'ai pu palper, lors de mes brèves rencontres avec la  défunte (que le Tout Puissant puisse l'accueillir en son vaste Paradis et lui accorder sa miséricorde), le degré de pugnacité, le caractère volontariste qui l'animait. Pour anectode, un jour, elle s'est acharnée à me remettre un document sur les syndromes paranéoplasiques, qui normalement était de ma compétence, pour discuter des mécéanismes  pathophysiologiques et notamment dysimmunitaire, témoigant de son expansion pour la connaissance scientifique. Chapeau bas, l'artiste.

Dr Yaici.


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